Le dirigeant de la CPME propose de s'inspirer du DOGE d'Elon Musk
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Amir Reza-Tofighi, nouvellement élu à la tête de la CPME, érige Elon Musk en exemple. Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises a appelé dimanche à la création d'une « commission » composée d'entrepreneurs pour « réduire drastiquement les dépenses publiques ». « Je ne suis pas particulièrement fan des États-Unis mais ils ont compris une chose: mettre un entrepreneur à la tête d'un plan de réduction des dépenses n'est pas idiot », a-t-il déclaré, en référence au milliardaire américain, dans une interview au Journal du Dimanche (JDD). En France, « si l'on veut réduire drastiquement les dépenses publiques sans baisser la qualité du service, la seule solution serait de mettre des entrepreneurs à la tête d'une commission », qui « aurait pour mission d'élaborer un plan de réduction drastique des dépenses publiques », a assuré M. Reza-Tofighi.
Si le patron des petits entreprises françaises préfère imaginer une solution « une 'French solution' (méthode française, ndlr) », plutôt qu'une méthode Musk, son allusion au milliardaire américain peut sembler mal venu . Pour rappel Elon Musk, patron de Space X et de Tesla, a été nommé par Donald Trump à la tête d'une commission pour « l'efficacité gouvernementale », le "Department of government efficiency" (DOGE), dont l'objectif affiché est de couper tous azimuts dans les budgets fédéraux aux États-Unis. Après le démantèlement spectaculaire de la grande agence humanitaire américaine (USAID), qui a suscité une vague d'indignation dans le monde, le milliardaire a désormais des visées sur l'éducation et l'armée américaine. Selon Wired, il a également obtenu un accès aux systèmes informatiques du Trésor américain à l'aide d'un groupe de jeunes hackers baptisés « les Doge Kids », avant d'être stoppé par un juge samedi 8 février.
Il est accusé par certains observateurs de mener un coup d'État, en agissant en dehors de tout cadre légal et avec ses intérêts personnels comme principale boussole. Ses activités suscitent la colère des démocrates et une avalanche d'actions en justice.
Le gouvernement de François Bayrou, qui veut ramener le déficit public à 5,4% du PIB en 2025, contre environ 6% en 2024, a fait inscrire dans son budget adopté cette semaine par l'Assemblée Nationale de nombreux coups de rabot dans plusieurs ministères, se chiffrant à plusieurs centaines de millions d'euros à chaque fois.
Amir Reza-Tofigh a fustigé un « projet de taxation des acteurs économiques ». "De nombreuses mesures vont toucher les petites entreprises, comme la hausse des charges, le versement mobilité ou la baisse du crédit d'impôt innovation", a-t-il dit.
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Ce « n'est pas un bon budget"», a-t-il affirmé, disant avoir « peur (...) que de nombreuses entreprises, à terme, finissent par partir ou par fermer, à mesure que nous perdons des parts de marché ».
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