Le français Pasteur arrête son principal projet de vaccin

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(Crédits : B. Grossmann / Institut Pasteur de Lille)
L'institut Pasteur et l'américain Merck, qui collaboraient sur ce vaccin, ont conjointement constaté que leurs résultats n'étaient pas plus efficaces que ceux obtenus par d'autres sociétés. Si le Français poursuit ses travaux sur d'autres projets de vaccin, aucun n'est encore en phase d'essai sur des humains.

> VOIR le dossier : la course aux vaccins

L'Institut Pasteur a annoncé lundi qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid-19, car les premiers essais ont montré qu'il était moins efficace qu'espéré. Une décision qu'est venue confirmer le laboratoire pharmaceutique américain Merck, avec lequel le Français avait noué une collaboration pour développer ce vaccin.

Pasteur explique : "les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d'une infection naturelle ainsi qu'à celles observées avec les vaccins autorisés" contre le Covid-19, a expliqué l'Institut pour justifier sa décision de mettre fin à son projet.

Le vaccin de Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre le Covid-19.

Lire aussi : Vaccins : la souveraineté sanitaire de l'Europe de nouveau en question

Le coût du développement à la charge du laboratoire

Merck (MSD) cesse aussi la recherche sur son deuxième projet de vaccin. Le groupe américain va enregistrer une charge financière dans ses comptes du quatrième trimestre, en raison de l'arrêt de ses recherches sur les vaccins contre le Covid-19 mais n'a pas précisé son montant.

MSD avait en effet racheté l'an dernier la société de biotechnologie autrichienne Themis, avec laquelle Pasteur travaille depuis plusieurs années sur l'élaboration de différents vaccins, dont celui contre le Covid-19.

Les essais de phase 1 (le premier stade des essais sur l'humain) avaient commencé en août dernier.

Pasteur a précisé qu'il poursuivait ses travaux sur d'autres projets de vaccin contre le Covid, à un stade toutefois préliminaire.

"Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l'Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN", a indiqué Pasteur.

Ces deux projets "sont aujourd'hui en phase préclinique", c'est-à-dire qu'aucun essai n'a encore été mené sur des humains.

En outre, cet arrêt "ne remet pas non plus en cause la poursuite des autres projets de recherche vaccinale menés en partenariat avec Themis/Merck-MSD", basés sur le vaccin contre la rougeole, précise Pasteur.

Selon l'Institut, des recherches sont en cours pour utiliser cette technologie contre d'autres maladies infectieuses (fièvre de Lassa, chikungunya).

Un autre acteur français, le laboratoire Sanofi, avait annoncé en décembre que son vaccin avait pris du retard et ne serait prêt que fin 2021, en raison de résultats moins bons qu'attendu.

Lire aussi : « Sanofi est résolu à développer un vaccin sûr et efficace contre la Covid-19 », Olivier Bogillot (Président France)

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Commentaires
a écrit le 26/01/2021 à 11:39 :
la démission des dirigeants est exige
et la reprise des recherches alors que la france était en tète dans la recherche sur les arn messager.
pour quel raison cette approche fut rejeté la il faut trouver les responsables
surtout quand c'est un francais qui a trouve le premier la solution
les francais doivent connaitre celui ou ceux qui ont failli
ceci n'est n'est pas une faute mais une haute trahison
a écrit le 26/01/2021 à 2:27 :
Apres avoir ete leader mondial, Pasteur est out. Quand on parle de relegation, pensez... France. Tristesse et desolation.
Les politiques et affairistes au travail......
a écrit le 25/01/2021 à 22:30 :
La photo de la façade pour l'article donne une idée assez réaliste de l'état de la recherche en France ! Adios françia asta luego ! Allez peut être un vaccin contre bfm, littéralement un virus dangereux pour la société ! ce serait déjà un beau cadeau !
a écrit le 25/01/2021 à 17:38 :
Apres, contrairement à ce que nous font croire les médias et la bande à Delfraissy, il n'y a pas que le covid dans la vie. Il reste encore plein d'autres maladies pour plein d'autres vaccins. Pasteur pourrait se concentrer là où les concurrents ne sont pas encore allés.
Réponse de le 25/01/2021 à 18:55 :
En effet, il n'y a pas assez de vaccins obligatoires pour subventionner Sanofric...

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