Le gouvernement repart à la charge contre la pratique des rachats d'actions
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Les ministres de Bercy doivent présenter leur budget pour 2024 le 27 septembre prochain.
Reuters
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... xe inspirée de l'administration Biden.
Les rachats d'actions sont à nouveau dans la ligne de mire de l'exécutif. Cette semaine, le ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave est revenu à la charge sur ce dossier brûlant. « Tous les groupes politiques m'ont interpellé sur la question des rachats d'actions, c'est-à-dire quand une entreprise utilise ses bénéfices pour racheter ses actions: ça peut être une pratique courante, mais aussi parfois une manière d'enlever du bénéfice qui aurait pu être redistribué aux salariés », a estimé le ministre sur Sud Radio au lendemain des Dialogues de Bercy.
Déjà au printemps, Emmanuel Macron avait déjà fustigé cette pratique répandue dans les grandes firmes américaines, par ailleurs championnes des versements de dividendes vertigineux. « Il y a quand même un peu un cynisme à l'œuvre, quand on a des grandes entreprises qui font des revenus tellement exceptionnels qu'ils en arrivent à utiliser cet argent pour racheter leurs propres actions » , avait déclaré le chef de l'Etat au moment des vives contestations sur la réforme des retraites.
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Le locataire de l'Elysée n'avait pas cité d'entreprises précisément. En revanche, il avait demandé au gouvernement de plancher sur une contribution exceptionnelle pour que les salariés puissent « profiter de cet argent ». « Les grandes entreprises doivent distribuer davantage aux salariés », avait-il expliqué. Pour rappel, les entreprises tricolores de l'indice phare du CAC 40 ont distribué une montagne de dividendes en 2022 de l'ordre de 80 milliards d'euros selon la lettre spécialisée Vernimmen. Dans le même temps, les rachats d'actions ont atteint des sommets de 23 milliards d'euros contre 11 milliards d'euros en 2019. « 2022 était une année record sur les rachats d'actions, rappelle le député socialiste Philippe Brun, membre de la Nupes. Ce n'est pas un levier visant à accroître la production. C'est avant tout une manœuvre boursière », ajoute-t-il.
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