Bourses : comme un parfum de corona-krach
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... re de 2008-2009.
L'économie mondiale se grippe, conséquence de l'inquiétude suscitée par l'épidémie de coronavirus. Résultat, les principaux indices boursiers ont continué de s'enfoncer, ce vendredi 28 février, plombées par la perspective des conséquences dévastatrices du coronavirus sur l'économie mondiale. Le CAC 40 finit en très fort repli (-3,38%) à 5.309,90 points dans le sillage de l'effondrement de Wall Street hier. La Bourse de Londres a terminé à -3,39% et signe sa pire semaine depuis 2008 tandis que la Bourse de Francfort a poursuivi sa chute en clôturant à 3,86%. La Bourse de Milan, a fini pour sa part en recul de 3,58%, à 21.984 points. Les pertes enregistrées par les actions européennes depuis vendredi dernier, autour de 12-13%, sont les plus importantes depuis la crise financière de 2008-2009.
Signe des temps, la Bourse de Paris continuait d'accuser le coup (-3,14%) vendredi à l'ouverture, se rapprochant du plancher des 5.300 points, un niveau plus vu depuis fin août 2019, dans un marché affolé par les conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus, paraissant difficiles à maîtriser.
A 09H45 (08H45 GMT), l'indice CAC 40 s'enfonçait de 172,32 points à 5.323,28 points après être tombé à 5.302,59 points, un plus bas depuis le 26 août 2019. La veille, il avait déjà accusé de lourdes pertes de 3,32%.
Depuis vendredi dernier, l'indice a chuté de plus de 11%.
"Pour éviter la propagation, il n'y a pas d'autre solution que de confiner, réduire les déplacements, et donc mettre à l'arrêt l'activité économique", a-t-il ajouté.
Ainsi "le coronavirus n'est peut-être pas très mortel en absolu, mais c'est une menace considérable pour l'économie mondiale", selon lui.
Si la Chine était jusqu'à peu l'unique foyer mondial de coronavirus, le risque s'est démultiplié avec l'émergence de nouveaux pays-sources comme la Corée du Sud, l'Iran et l'Italie. Un premier cas a en outre été signalé aux Pays-Bas, au Nigeria et en Nouvelle-Zélande.
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"Nous sommes à un moment décisif", a assuré le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant que, au cours des deux derniers jours, le nombre quotidien de nouvelles personnes contaminées dans le monde avait été supérieur à celui enregistré en Chine, où le virus est apparu en décembre.
Du côté des indicateurs, la croissance française a été légèrement revue à la hausse à 1,3% pour 2019 mais la consommation des ménages a chuté de 1,1% en janvier, principalement du fait de la forte baisse des ventes d'automobiles neuves liée au renforcement du malus écologique au 1er janvier. Fait remarquable, les dépenses d'alimentation ont, elles, bondi.
Dans l'Hexagone toujours, les prix à la consommation ont eux augmenté de 1,4% en février, légèrement moins qu'en janvier (1,5%).
En Allemagne, les chiffres d'inflation pour février sont également au programme, comme le rapport annuel 2019 de la Banque fédérale.
Aux États-Unis, sont attendus les dépenses et revenus des ménages ainsi que l'inflation du mois de janvier, avant la confiance des consommateurs de l'Université du Michigan pour février.
Côté valeurs, l'intégralité du CAC 40 et du SBF 120 voyaient rouge.
Lagardère, embarrassé par une bataille d'actionnaires, plongeait de 7,20% à 16,10 euros, plombé par une perte nette de 15 millions d'euros lors de son exercice 2019, la chute s'accentuant vers 10h30 : -9,11% à 15, 77 euros.
Le secteur aérien accusait également le coup, à l'instar d'ADP (-5,94% à 134,70 euros) et d'Air France-KLM (-4,55% à 7,04 euros à l'ouverture, puis s'accentuant vers 10h30 à -5,58%.
Les matières premières faisaient également partie des grandes perdantes, à l'image de Vallourec (-6,35% à 1,67 euro), ArcelorMittal (-5,28% à 12,52 euros) ou encore CGG (-4,09% à 2,37 euros).
À l'inverse, Saint-Gobain s'en tirait relativement mieux (-1,62% à 32,51 euros), le groupe ayant publié des résultats 2019 en hausse, avec une croissance des ventes et des bénéfices, soutenus par une amélioration de la rentabilité, dans un contexte économique moins porteur.
Les valeurs défensives ou semi-défensives telles que celles liées aux biens de consommation ou au luxe résistaient également mieux:
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