Le gouvernement tranche et acte le doublement de la franchise médicale pour « fin mars »
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C'est acté, le doublement des franchises médicales sera pour « fin mars ». C'est du moins ce que souhaite le gouvernement. Ce lundi, Bercy et le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités ont indiqué avoir lancé le processus.
actes paramédicaux, les transports sanitaires, les consultations et les examens de biologie.
Un choix justifié par le chef de l'Etat mardi dernier lors de sa conférence de presse. Rappelant qu'il n'« y avait pas d'argent magique, et que, si ce n'est pas le consommateur qui paye, c'est le contribuable », Emmanuel Macron avait estimé ne pas avoir « le sentiment qu'on fait un crime terrible ».
Cette hausse des franchises médicales et des participations forfaitaires n'est pas une surprise. En effet, la mesure avait déjà été envisagée par l'exécutif sans avoir, pour l'heure, été formellement annoncée. En août dernier, le ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, de l'époque avait justifié une solution permettant de « garantir le financement de la Sécurité sociale ».
Mais cela n'avait pas manqué de susciter de vives critiques, notamment de la part du président de France Assos Santé, Gérard Raymond. « Je suis choqué de telles pistes en pleines vacances, sans aucune concertation, qui ciblent directement les malades », avait-il fustigé en août, suite aux propos du ministre. Il avait par ailleurs jugé « très dommageable » qu'Elisabeth Borne, alors Première ministre, ait définitivement rejeté la piste d'une hausse des taxes sur l'alcool, des produits « extrêmement dangereux pour la santé ».
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S'attaquer aux franchises « est totalement inégalitaire » et revient à « faire payer les plus modestes, les plus malades » avait estimé de son côté, la présidente du syndicat de médecins MG France, Agnès Giannotti. Cette dernière avait dit craindre que certains « renoncent aux soins ». Un sentiment partagé par la CGT : « De telles augmentations contreviennent au principe même de la Sécurité sociale », soit « chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». Le patron du PS Olivier Faure et celui du PCF Fabien Roussel avaient, quant à eux, dénoncé à l'unisson « un nouvel impôt qui ne dit pas son nom ».
(Avec AFP)
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