Le gouvernement veut mettre le paquet sur les (re)localisations, un effort suffisant ?
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Charles Platiau
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La pandémie a mis au grand jour les failles du système productif français. Les pénuries de masques et de gel hydroalcoolique au printemps ont affolé la population quand les professionnels de santé ont tiré la sonnette d'alarme sur l'effondrement des réserves de médicaments et de traitements. En outre, l'extrême dépendance de l'économie française aux pays étrangers et la fragmentation à outrance des chaînes de production ont révélé les limites d'une hypermondialisation dans le contexte d'une crise sanitaire planétaire.
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Face à cette avalanche de déconvenues et de risques, le pouvoir exécutif avait dû passer en urgence des commandes de masques de protection par millions. Quelques mois après ces déboires, le gouvernement de Jean Castex a décidé de muscler ses dispositifs pour favoriser la (re)localisation d'activités industrielles. Lors d'un déplacement en Essonne ce jeudi après-midi pour inaugurer le nouveau site de production de l'entreprise Senior Aerospace Calorstat, le ministre de l'Economie et de la Relance, Bruno Le Maire et la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher ont annoncé un bilan des dispositifs mis en oeuvre pour soutenir et moderniser l'appareil industriel et un prolongement de certaines aides.
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Depuis le mois de septembre, 31 projets ont été retenus par l'exécutif pour bénéficier du soutien public. Ils représentent d'après un communiqué de Bercy environ 680 millions d'euros d'investissements productifs, dont environ 140 millions d'euros de l'Etat. Le ministère de l'Economie estime qu'environ 4.000 emplois industriels sont préservés et environ 1.800 emplois devraient être crées avec ces investissements. Ces dispositifs visent en particulier les secteurs jugés critiques comme celui du médicament, en première ligne dans cette crise sanitaire mondiale. En parallèle, Bruno Le Maire veut mettre l'accent sur quelques secteurs stratégiques importants pour l'avenir. Il s'agit de "la santé, l'agroalimentaire, l'électronique, les intrants essentiels de l'industrie (chimie, matériaux, matières premières, etc.) et les applications industrielles de la 5G".