Le nombre de départements en situation de quasi-faillite va doubler
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le siège du département de la Drôme à Valence (Photo d'illustration).
Reuters
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le siège du département de la Drôme à Valence (Photo d'illustration).
Reuters
La Cour des comptes avait tiré la sonnette d'alarme fin juillet. Du fait de la crise du logement, « une vingtaine de départements » risque d'être fragilisée en 2024 par la poursuite de la chute des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), plus connus sous le terme de « frais de notaire ».
En Mayenne, par exemple, ces recettes ne font que diminuer. Si elles s'élevaient à 44 millions d'euros en 2022, elles ont atteint 35 millions en 2023 et devraient atterrir, fin 2024, à 27-28 millions sur un budget de fonctionnement de 220 millions d'euros, confie à La Tribune son président (UDI), Olivier Richefou.
Depuis fin 2023, 14 départements sur 101 se trouvent déjà en difficulté et sont déjà suivis par les services de Bercy. Une situation qui n'est pas près de s'arranger. Selon Départements de France, 30 à 40 d'entre eux sont en situation de quasi-faillite et risquent la cessation de paiement.
À lire également
Créé par le projet de loi de finances 2021 qui a acté le transfert de la taxe foncière aux communes, elles-mêmes privées de taxe d'habitation depuis le budget 2018, ce fonds de sauvegarde est alimenté par l'Etat sous deux formes : une fraction de TVA ainsi que des dizaines, voire quelques centaines, de millions d'euros.
César Armand