Quand la Premier ministre Elisabeth Borne a annoncé sa décision de « porter l'aide de l'Etat aux départements à 100 millions d'euros » pour financer l'aide aux mineurs non accompagnés, l'assistance a frémi, sans applaudir. Et pour cause : les conseils départementaux, réunis au Parlement européen à Strasbourg ces 8 et 9 novembre pour leurs assises annuelles, attendaient un geste plus fort de la part du gouvernement.
La promesse de la mise en place d'un autre fonds de soutien de 100 millions d'euros, cette fois au bénéfice d'une quinzaine de départements dont la situation financière est particulièrement délicate, n'a pas davantage fait réagir le public présent.
Cela n'a pas découragé la locataire de Matignon qui a promis une troisième enveloppe d'environ 150 millions d'euros pour le financement de l'autonomie des personnes âgées. Un versement composé d'une douzaine de flux financiers via la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) et devra être simplifié, a poursuivi Elisabeth Borne.
Trois enveloppes d'un total de 350 millions d'euros mais qui ne satisfont pas les départements, confrontés à des situations financières très tendues, qui espéraient davantage d'espèces sonnantes et trébuchantes de la part du gouvernement.