Législatives : l'exclusion d'Eric Ciotti de la présidence de LR invalidée par la justice
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Jordan Bardella en déplacement dans le Loiret à Chuelles.
ERIC GAILLARD
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Jordan Bardella en déplacement dans le Loiret à Chuelles.
ERIC GAILLARD
« La justice a parlé, je suis président des Républicains », a réagi Eric Ciotti vendredi soir auprès de l'AFP, commentant la décision de la justice d'invalider son exclusion de la présidence de LR. « Pour moi cette décision était une évidence juridique, ce qui a été fait relevait d'une forme d'amateurisme et d'une tentative de prise de pouvoir qui ne reposait sur aucune base légale », a insisté le député des Alpes-Maritimes, précisant qu'il allait « conduire cette campagne des élections législatives pour faire triompher l'alliance des droites pour battre l'extrême gauche qui représente un péril majeur pour notre pays ».
Éric Ciotti, qui conteste son exclusion du parti par le bureau politique des Républicains après son alliance électorale avec le Rassemblement national, a vu ce vendredi soir le tribunal de Paris lui a donné raison. Celui-ci ordonne la suspension des deux décisions d'exclusion prononcées à l'encontre d'Éric Ciotti les 12 et 14 juin. Le tribunal ajoute une condition : la défense d'Éric Ciotti doit désormais saisir la juridiction dans les huit jours, sur le fond du dossier.
Avec cette décision, le tribunal ne tranche donc pas sur le fond de la question, soit qui est le président légitime du parti LR, mais il acte la possibilité pour Eric Ciotti de garder les commandes de celui-ci, d'accéder à ses locaux, aux fichiers d'adhérents ou encore et de prendre les décisions d'investiture dans ces prochains jours.
Quelques heures plus tôt dans la journée, un nouveau bureau politique du mouvement, porté des figures LR, s'était réuni en visioconférence pour « valider » au niveau du parti l'exclusion d'Eric Ciotti. Pour rappel, ce dernier a proposé une alliance de son parti avec le RN, ce qui a provoqué une forte crise interne.
Dans un communiqué publié ce vendredi, le Nouveau Parti Anticapitaliste indique que Philippe Poutou sera candidat aux législatives dans la première circonscription de l'Aude (Carcassonne, Lézignan) avec l'étiquette du Front Populaire. Il sera notamment opposé au député sortant RN, Christophe Barthès, élu avec 53% des voix au second tour en 2022.
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L'ex-ministre des Transports, candidat (Renaissance) dans la 7e circonscription de Paris, a fait savoir sur franceinfo qu'au second tour, il voterait « toujours pour le candidat qui est opposé au Rassemblement national », y compris si celui-ci fait partie de La France Insoumise.
La perspective d'une potentielle arrivée au pouvoir du Rassemblement national, fermement opposé aux énergies renouvelables, inquiète les acteurs de la filière. Sans attendre les résultats des élections législatives anticipées, plusieurs acteurs se préoccupent déjà de la trajectoire de l'éolien en mer et du devenir des usines tricolores. Les craintes grandissent également du côté des champs, où la filière tout juste naissante de l'agrivoltaïsme fait face à un véritable coût d'arrêt.
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Le président d'Horizons, Edouard Philippe, se rendra ce week-end en Seine-Maritime, dans le Calvados et dans la Manche ce week-end pour soutenir les candidatures de plusieurs députés issus des partis Renaissance, MoDem et Horizons. L'ex-Premier ministre sera notamment à Moult-Chicheboville samedi, en soutien à Elisabeth Borne. Cette dernière se représente dans la 6e circonscription du Calvados.
Le CAC 40 a reculé de près de 6 % depuis l'annonce de la dissolution, effaçant tous ses gains de l'année. Le marché est ainsi passé brutalement d'un optimisme généralisé à une forte aversion au risque. Le retournement est brutal, amplifié sans doute par la fuite des investisseurs étrangers et la gestion passive.
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Les réseaux sociaux et moteurs de recherche seront le nerf de la guerre de ces élections imprévues, dont la campagne se déroule majoritairement en ligne. Google, comme TikTok, ont décidé de continuer le dispositif mis en place durant les élections européennes.
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Selon l'équipe de campagne de Renaissance, le programme du Nouveau Front populaire entraînerait 287 milliards d'euros par an de dépenses supplémentaires pour l'Etat et la destruction de 1,2 million d'emplois. Mais ce chiffre est à prendre avec des pincettes car il émane d'un parti opposé à la nouvelle coalition de gauche pour ces législatives.
Squeezie, le deuxième YouTubeur le plus suivi en France (19 millions d'abonnés), a publié un post sur Instagram mettant en garde contre « une montée drastique de l'extrême droite ». Il a ainsi appelé « les jeunes qui (l)e suivent à voter aux législatives ».
« Allez voter les 30 juin et 7 juillet prochains, et gardez en tête que voter pour un parti qui prône la haine, la discrimination, et la peur de l'autre n'a jamais été une solution », a-t-il écrit à ses quelque 8,7 millions d'abonnés sur le réseau social.
Quelques minutes après, le président du RN lui a vertement répondu, au micro de BFM TV : « Squeezie ne veut pas augmenter le pouvoir d'achat ? Il ne veut pas rétablir la sécurité ? Il ne veut pas protéger nos frontières ? » Avant d'insister : « Parce que c'est, je crois, ce que souhaitent une majorité de Français ».
La Bourse de Paris chute de plus de 3% vendredi, les investisseurs s'inquiétant du coût des programmes économiques du Rassemblement national et du Nouveau front populaire en vue des élections législatives prochaines, dans un marché déjà inquiet de la trajectoire du déficit de la France.
Vers 16H40 (14H40 GMT), l'indice vedette de la Bourse de Paris, le CAC 40, lâchait 3,13% à 7.466,80 points, au plus bas depuis janvier, et se dirigeait vers sa pire baisse hebdomadaire depuis mars 2022, juste après l'invasion russe de l'Ukraine.
Quelque 21.000 policiers et gendarmes mobiles vont être déployés pour encadrer les manifestations contre l'extrême droite ce week-end dans toute la France, a appris vendredi l'AFP de source policière.
La mobilisation, lancée à l'appel de cinq confédérations syndicales et de nombreuses associations, comprendra 150 actions à travers le pays, avec 300.000 à 350.000 personnes attendues, dont 50.000 à 100.000 à Paris, selon une autre source policière.
« Le Nouveau Front Populaire est mon principal adversaire dans cette campagne car en réalité il y aura deux forces politiques qui seront à même de gagner ces élections. Donc le choix est clair, il faut protéger la République contre ces ingénieurs du chaos », s'est exprimé Jordan Bardella, en déplacement dans le Loiret à Chuelles.
Concernant les manifestations qui auront lieu ce week-end contre le Rassemblement national, Bardella demande à « toutes les formations politiques d'appeler à l'apaisement » faisant valoir « que la démocratie ne se conteste pas au point de refuser le résultat des urnes ». « Ces appels à la rébellion m'apparaissent dangereux, il peut y avoir des mobilisations mais elle doivent être sans violence », a-t-il déclaré.
Raphaël Glucksmann a soutenu l'accord du Nouveau Front Populaire malgré ses profonds désaccords avec La France insoumise, acceptant de faire quelques concessions sur sa ligne politique, celle qui avait le mieux convaincu à gauche lors des Européennes.
Il n'était cependant pas présent lors de la conférence de presse ce matin de la gauche à la Maison de la Chimie.
La maire PS de Paris Anne Hidalgo, hostile jusqu'ici à tout accord avec les Insoumis, a annoncé vendredi soutenir l'accord du « nouveau Front populaire », prévenant toutefois qu'elle serait « intraitable » quant au respect des « valeurs » de « la gauche démocratique ».
« Face au péril que représente plus que jamais l'extrême droite pour la survie démocratique du pays, les forces de gauche, en responsabilité, se sont rassemblées pour parvenir à un accord que je soutiens », souligne dans une déclaration transmise à l'AFP l'ex-candidate du PS à la présidentielle de 2022.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, candidate du PS en 2022 - PASCAL ROSSIGNOL
Jordan Bardella, pressenti pour entrer à Matignon en cas de victoire du RN aux législatives, a affirmé vendredi qu'il ne « modifierait pas » le « dispositif » des JO de Paris s'il devait diriger un futur gouvernement, dans un message publié sur X.
« J'accorde une totale confiance aux services de l'État pour l'organisation des JO 2024. En cas de victoire aux législatives, je ne modifierai pas le dispositif mis en œuvre depuis plusieurs mois. Cet événement se doit d'être un grand succès pour la Nation », a-t-il développé.
Indexation des salaires sur l'inflation, hausse du Smic, abrogation des réformes de l'assurance chômage et des retraites... Le programme du « Nouveau Front Populaire » de gauche a été présenté lors d'une conférence de presse ce vendredi midi.
👉 Retrouvez le programme du Front Populaire en 3 minutes chrono.
A l'appel de cinq confédérations syndicales et de nombreuses associations, l'ensemble de la gauche défilera ce week-end à travers la France dans l'espoir de créer une mobilisation des électeurs pour empêcher l'avènement d'une majorité d'extrême droite à l'Assemblée nationale.
Chez les syndicats, la mobilisation contre l'extrême droite ne fait néanmoins pas l'unanimité. L'appel regroupe la CFDT, la CGT, l'Unsa, Solidaires et la FSU, mais les confédérations FO, CFTC et CFE-CGC se tiennent à l'écart.
A Paris, le cortège s'élancera à partir de 14 heures de la place de la République en direction de Nation, via Bastille. 50 à 100.000 participants sont attendus samedi à Paris, selon les estimations de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP).
Tête de liste du Parti communiste aux élections européennes, le jeune Léon Déffontaines, 28 ans, a été investi par le Nouveau Front Populaire dans la Somme pour les élections législatives, d'après une information du Parisien.
Sur X (ex-Twitter), le sénateur de Paris et porte-parole du PC lui a apporter son « soutien » pour « porter les combats du nouveau Front Populaire ».
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Plusieurs candidats macronistes dont Gabriel Attal ont conclu, en vue des élections législatives dans les Hauts-de-Seine, un pacte de non-agression avec des candidats LR pour ne pas se présenter les uns contre les autres, selon des sources concordantes au sein des partis concernés.
« Nous avons décidé, pour faire barrage aux extrêmes de droite comme de gauche, de créé un arc républicain dans notre département des Hauts-de-Seine qui lie +Ensemble pour la République+ (bannière de la majorité, ndlr), les Républicains 92 et le président du département », écrivent les signataires d'un communiqué.
Parmi eux figurent le Premier ministre, le président de la fédération LR du département Philippe Juvin, le président de l'UDI Hervé Marseille, les responsables départementales du Modem Isabelle Florennes et d'Horizons Isabelle de Crécy, ainsi que le président du département Georges Siffredi, qui a démissionné de LR après l'appel d'Eric Ciotti à s'allier avec le Rassemblement national.

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Les différents chefs de partis de gauche étaient réunis, ce vendredi midi, à la Maison de la Chimie à Paris, pour dévoiler le programme du Nouveau Front Populaire. A l'issue de la conférence de presse, ils en ont profité pour poser pour la photo officielle.
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Le président des Républicains, Eric Ciotti, a contesté en justice son exclusion de son parti. Ce vendredi, l'audience s'est ouverte dans une ambiance confuse au tribunal judiciaire de Paris. Après avoir écouté les parties, le tribunal a indiqué qu'il rendra sa décision ce vendredi soir vers 19h.
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« La lutte contre le racisme et de l'antisémitisme seront au cœur de nos priorités », a déclaré Fabien Roussel (PCF).
Le Secrétaire national du Parti communiste français a notamment annoncé des mesures sur le pouvoir d'achat des Français avec le « blocage des prix de premières nécessité », « le smic à 1.600 euros nets », ainsi que l'indexation des salaires sur l'inflation « qui est demandé par l'ensemble des salariés ».
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« Nous souhaitons annuler la nouvelle réforme de l'assurance chômage, qui va jeter à la misère des milliers de jeunes, les premières victimes du système », a pour sa part déclaré Olivier Faure (PS).
Par ailleurs, le Nouveau Front Populaire compte financer ce « projet ambitieux », en le « prenant de la poche de ceux qui ont les moyens de donner » en faisant référence à leur souhait de rétablir l'impôt sur la fortune.
Lors de cette conférence de presse, Marine Tondelier (EELV) a annoncé la volonté de la gauche d'abroger la réforme des retraites « sous quinze jours ». Mais également de remettre une « vraie gratuité » à l'école au niveau de la cantine, des fournitures scolaires ou encore du périscolaire...
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Le Nouveau Front populaire propose une « rupture totale avec la politique d'E. Macron » qui comprend près de « 150 mesures », a annoncé Manuel Bompard (LFI). Parmi elles, des mesures de blocage des prix sur l'alimentation pour « redonner du pouvoir d'achat aux Français ».
Le Nouveau Front Populaire promet de « rétablir » l'impôt sur la fortune, « renforcé avec un volet climatique ».
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A Paris, la Bourse s'enfonce dans le rouge vendredi et perd 2,4% à la mi-journée, plombée par les inquiétudes des investisseurs concernant le contexte politique en France. La Bourse de Paris a annulé tous ses gains depuis le début de l'année (-0,11% depuis le 1er janvier).
Le Nouveau Front Populaire, alliance de la gauche pour les législatives anticipées, a dévoilé vendredi son programme de « rupture » qui sera appliqué en cas de victoire, avec notamment trois abrogations de réformes symboliques et l'augmentation du Smic à 1.600 euros net.
Les mouvements de gauche, de Place publique aux Insoumis en passant par les Ecologistes, le PCF et le Parti socialiste, promettent d'abroger les réformes des retraites, de l'assurance chômage et la loi immigration. Sur le dossier ultra-sensible du conflit au Proche-Orient, ils dénoncent également dans leur programme « les massacres terroristes du Hamas ».
La présentation du programme du « Nouveau Front populaire » devrait bientôt démarrer à la Maison de la Chimie, à Paris. Les quatre chefs de parti, Olivier Faure (PS), Marine Tondelier (EELV), Manuel Bompard (LFI) et Fabien Roussel (PCF) vont ainsi prendre la parole, ainsi que des membres de la société civile. Cette conférence de presse devrait également permettre de connaître les investitures par circonscription.
Le ministre des Affaires étrangères et secrétaire général de Renaissance Stéphane Séjourné a été investi par le parti macroniste aux législatives anticipées, a annoncé la coalition présidentielle Ensemble.
Le chef de la diplomatie, qui n'était pas député, part en campagne dans la 9e circonscription, détenue depuis 2022 par le député Renaissance Emmanuel Pellerin, selon une deuxième vague d'investitures annoncées par le camp présidentiel avant le premier tour du 30 juin.
Délogé de son siège, Emmanuel Pellerin a affirmé sur X qu'il ne présenterait « pas de candidature dissidente », assurant que « l'intérêt général doit prévaloir ».
La majorité présidentielle a également donné son investiture à l'ancien député Les Républicains Sébastien Huyghe dans le Nord, une autre circonscription gagnée par le RN en 2022. Autre choix de rassemblement dans le Tarn : le soutien par les macronistes du sénateur de centre-droit Philippe Bonnecarrère.
Le député écologiste sortant Julien Bayou, non investi par le « Nouveau Front populaire », a annoncé vendredi retirer sa candidature aux élections législatives à Paris.
« Je prends acte que le Front populaire a choisi de ne pas m'investir comme candidat », a annoncé, dans un communiqué publié sur le réseau social X, l'élu sortant, visé par deux enquêtes après des plaintes d'une ex-compagne pour harcèlement moral et abus de faiblesse.
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Eric Ciotti continue de contester son exclusion du parti par le bureau politique des Républicains après son alliance électorale avec le Rassemblement national. « Tout ça tourne à la farce, s'il a fallu le faire une deuxième fois c'est que la première était illégale, la seconde est tout autant », tance le président des LR, interrogé dans Les Grandes Gueules sur RMC. En effet, un nouveau bureau politique des Républicains, réuni vendredi matin en visio, a une nouvelle fois validé l'exclusion du président du parti.
« Ce qui me choque c'est qu'ils sont en train de négocier avec M.Macron dans les circonscriptions pour que les candidats LR se retirent face aux candidats macronistes », pointe-t-il par ailleurs.
« Les LR, qu'on appelle canal historique, c'est limite canal hystérique », lance Marine Le Pen en déplacement à Henin-Beaumont dans le Pas-de-Calais. Elle défend la position d'Eric Ciotti, qui fait, selon elle, « une alliance avec clarté » et invective les Républicains qui feraient « une alliance générale avec les macronistes de manière cachée ». « Vous allez avoir un certain nombre de surprises dimanche », argue-t-elle.
Le Rassemblement national « a la possibilité de gagner les élections » législatives des 30 juin et 7 juillet et « de faire un gouvernement d'union nationale » pour « sortir la France de l'ornière », a affirmé Marine Le Pen.
« Nous rassemblerons tous les Français, les hommes et les femmes de bonne volonté, qui sont conscients de la situation catastrophique de notre pays », a déclaré la leader d'extrême droite lors d'un déplacement à Henin-Beaumont (Pas-de-Calais), ajoutant que ce sera à Jordan Bardella, candidat désigné pour Matignon, de « choisir son équipe » mais qu'aujourd'hui « la question n'est pas de se distribuer les places ».
La première mesure sera « une grande commission d'audit des comptes de la Nation » qui selon elle « révélera des dépenses cachées », qui seront « sources d'économies ». Autre mesure d'« urgence »: « faire baisser la TVA sur l'énergie » et « arrêter le tonneau des Danaïdes que représente aujourd'hui l'immigration ».
Clémentine Autin (LFI) accepterait-t-elle de devenir Première ministre si la coalition de la gauche remportait les élections et le lui demandait ? « Bien sûr, sans hésiter », a-t-elle répondu au micro de Sud Radio. « Si la coalition le décide, moi je suis au service de la coalition », a-t-elle ajouté.
La Bourse de Paris reculait de 1,33% vendredi matin, plombée par la défiance des investisseurs envers les actions françaises dans un contexte de crise politique. L'indice principal CAC 40 chutait de 99,39 points à 7.605,44 points vers 10H00. Jeudi, l'indice a connu sa pire chute depuis près d'un an (-1,99%) et est tombé à 7.708,02 points, un plus bas depuis le 14 février.
Le CAC 40 affiche à ce stade un repli de 4,88% depuis le début de la semaine et l'annonce surprise de la dissolution de l'Assemblée nationale après la victoire du parti d'extrême droite Rassemblement national aux élections européennes. Il s'achemine vers sa pire semaine depuis juin 2022.
Un nouveau bureau politique des Républicains, réuni vendredi matin en visio, a validé l'exclusion du président du parti Eric Ciotti, quelques heures avant que le tribunal de Paris n'examine cette décision, ont indiqué à l'AFP des sources au sein de LR.
Cette nouvelle réunion des dirigeants du parti, également contestée par Eric Ciotti, avait pour objectif de « légitimer » l'exclusion du président après son alliance électorale avec le RN aux législatives de juin, sans se concerter avec la direction du parti.
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a annoncé qu'« il y aura un candidat commun » avec Les Républicains « dans 70 circonscriptions » aux législatives saluant un « accord historique ».
« J'ai procédé, avec LR et (leur) président Eric Ciotti, à l'investiture de 70 candidats », a-t-il notamment déclaré sur BFMTV et RMC, affirmant vouloir obtenir la « majorité la plus large possible » face au « péril de l'extrême gauche ».
En cas de majorité à gauche à l'issue des élections législatives, Jean-Luc Mélenchon ne sera pas Premier ministre, a tranché Raphaël Glucksmann. Autrement dit, le chef de file de cette union, le Front Populaire formé par la gauche, « ne sera pas Jean-Luc Mélenchon », car « il faut une personne qui fasse consensus ». Disant comprendre que ceux qui ont voté pour lui aux européennes « puissent se sentir trahis », Raphaël Glucksmann a également assuré sur France Inter avoir « obtenu » des « engagements extrêmement clairs » sur l'Ukraine, l'Europe et le conflit israélo-palestinien.
Au sujet de cette union de la gauche, l'ex-tête de liste PS-Place publique aux européennes a néanmoins affirmé que c'était « la seule manière » d'empêcher la victoire du Rassemblement national aux législatives.
« Réduire la durée d'indemnisation tout en formant mieux ce qui sont au chômage, c'est l'assurance pour la France d'arriver au plein emploi », a martelé Bruno Le Maire qui estime que, « le 8 juillet, si vous appliquez le programme de la gauche, le chômage explose en quelques semaines ou quelques mois ». « Atteindre le plein emploi en France, ça passe par la réforme de l'Assurance chômage », tranche le ministre.
Bruno Le Maire réaffirme que les factures d'électricité baisseront de 10 à 15% en février prochain, dénonçant « les mensonges » du Rassemblement national.
Une promesse ambitieuse, mais est-elle réellement tenable ? 👉 Lire notre article
Bruno Le Maire appelle les chefs d'entreprise à « prendre la parole » alors que le patronat est resté plutôt silencieux depuis l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale dimanche dernier.
« Oui la crise politique que nous connaissons aujourd'hui peut provoquer une crise financière », a répondu le ministre de l'Economie, ce vendredi, sur Franceinfo, interrogé sur le fait que le taux de l'obligation à 10 ans de l'Etat français continue de grimper. Il a dénoncé « les mensonges du bloc d'extrême droite » et « les folies du bloc d'extrême gauche ».
Et d'assurer que le programme proposé par l'union de gauche « est un délire total », ajoutant que « c'est l'assurance du déclassement, du chômage de masse et de la sortie de l'Union européenne », car « cette alliance de gauche refusera la contrainte austéritaire du pacte de stabilité ». « C'est la première fois qu'une union de la gauche tourne le dos à l'Europe », a-t-il conclu.
Le sociologue François Dubet, spécialiste d'éducation et des inégalités sociales, prédit que le pire pourrait surgir du « coup de poker » tenté par Emmanuel Macron. Le pire étant, dès la proclamation des résultats, une éruption de violences, puis l'instauration d'un régime digne des « tyrans latino-américains ».
Interrogé jeudi soir sur TF1, l'ancien président s'est dit « favorable » à l'accord du « Nouveau Front populaire » en vue des législatives, estimant que « ce qui est essentiel, c'est que l'union ait pu se faire ». Face à l'extrême droite, « on va au-delà des divergences », a-t-il affirmé.
L'ancien chef d'Etat a également réclamé l'affirmation « d'une orientation européenne, une présence de la France » dans l'Otan, et la reconnaissance que le Hamas a commis un « acte terroriste » le 7 octobre.
Après quatre jours de négociations, c'est officiel : le « Nouveau Front populaire », qui réuni les forces de gauche (PS, le PCF, les Ecologistes et LFI), a « scellé » jeudi soir un « programme de gouvernement ».
Une entente qui passe également par des candidatures uniques dans les circonscriptions de France. « Nous avons réussi. Une page de l'Histoire de France s'écrit », s'est réjoui sur X le premier secrétaire du PS Olivier Faure alors que le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué « un événement politique considérable en France ».
Bienvenue dans ce direct après l'annonce d'Emmanuel Macron dimanche soir de la dissolution de l'Assemblée nationale.
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Une dissolution surprise
Emmanuel Macron a annoncé dimanche soir la dissolution de l'Assemblée nationale après la victoire écrasante de l'extrême droite aux élections européennes et convoqué des élections législatives le 30 juin et le 7 juillet.
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« Après avoir procédé aux consultations prévues à l'article 12 de notre Constitution, j'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale », a déclaré le chef de l'Etat dans une allocution télévisée après l'annonce des résultats. « Je signerai dans quelques instants le décret de convocation des élections législatives qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second », a-t-il ajouté.
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