Les 50 milliards d'économies dans le brouillard du budget Bayrou
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Le Premier ministre François Bayrou à l'Assemblée nationale.
Reuters
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L'interminable marathon budgétaire 2025 va-t-il enfin trouver une issue ? En présentant ses vœux aux acteurs de l'économie peu avant l'adoption du texte au Sénat, le ministre Eric Lombard a tenu à rassurer les milieux patronaux venus en nombre pour assister au baptême du feu de l'ancien banquier ce jeudi 23 janvier. « Notre ambition, c'est la croissance ; notre levier, les entreprises ; notre méthode, la confiance », a tonné l'ancien patron de la Caisse des dépôts pour sa première allocution officielle à Bercy depuis sa prise de poste fin décembre. Inquiets de l'absence de budget, les dirigeants attendent du gouvernement Bayrou une clarification rapide sur les orientations budgétaires à venir.
Mais les intentions de l'exécutif restent très floues à ce stade. Bercy a confirmé l'objectif de 51 milliards d'économies répartis en 33 milliards de coupes et 18 milliards d'euros de fiscalité. Devant un parterre de patrons et fonctionnaires, le ministre a également affirmé que le déficit en 2024 « serait plus proche de 6% que de 6,1% en 2024 ». Confirmant l'objectif de déficit à 5,4% en 2025, le ministre a fixé sa priorité au redressement des comptes publics.
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Côté dépenses, le ministère des Finances a confirmé les 33 milliards d'euros de coupes prévues dans le texte financier. Sur l'État et ses opérateurs, le tour de vis s'élève à 23 milliards d'euros, selon des tableaux communiqués par Bercy. Dans cette enveloppe 18 milliards proviennent des mesures inscrites dans les débats précédents. Le reste (5 milliards d'euros) correspond principalement aux amendements de dernière minute déposés par l'exécutif au Sénat depuis le 16 janvier pour un total de 5 milliards d'euros.