Marché du travail : le Medef, adepte du "toujours plus"

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L'organisation de Pierre Gattaz veut aller beaucoup plus loin dans la flexibilisation du marché du travail
L'organisation de Pierre Gattaz veut aller beaucoup plus loin dans la flexibilisation du marché du travail (Crédits : reuters.com)
Le Medef a transmis un document de travail aux organisations syndicales dans lequel il présente ses suggestions pour davantage flexibiliser le marché du travail: instauration d'un contrat de projet, possibilité de conclure des accords dérogeant aux règles légales de la durée du travail, réforme de la procédure prud'homale, etc.

Durée du travail, contrat de travail, organisation du travail.... Autant de sujets, où, selon le Medef « il faut aller beaucoup plus loin », selon les propres termes de son document de travail envoyé aux organisations syndicales dans le but de préparer la rencontre du 3 avril avec le gouvernement afin de tirer le bilan de la loi sur la sécurisation de l'emploi de 2013, elle-même issue de l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 sur le marché du travail.

Dans son rapport, le Medef n'y va pas par quatre chemins et égrène, une fois encore, toutes les réformes qu'il conviendrait de mener en France pour restaurer la « confiance » des chefs d'entreprise et les inciter à embaucher : instauration d'un contrat de projet, possibilité de déroger simplement aux règles régissant le temps de travail, plafonnement des dommages et intérêts accordés par les Prud'hommes, etc. De très vieilles antiennes sans cesse remises au goût du jour.

Mais, tactiquement, l'organisation de Pierre Gattaz est totalement dans son rôle. Face à un gouvernement en plein désarroi devants les chiffres catastrophiques du chômage, le Medef n'a aucune gêne à avoir. Il pousse méthodiquement ses pions. Et ce d'autant plus qu'il sait avoir une oreille favorable, avec la présence au ministère de l'Economie d'Emmanuel Macron, plutôt bienveillant à l'égard des demandes patronale.

Intelligemment, de surcroît, le Medef met de l'eau dans son vin en ôtant la critique systématique et en évitant l'éternel procès en « immobilisme » fait au gouvernement. Au contraire, il reconnaît « que la France a engagé une mutation en profondeur de son modèle social », notamment à travers l'ANI de 2008 sur la modernisation du marché du travail et celui de 2013 sur la sécurisation de l'emploi.

Le Medef reconnaît des avancées dans la flexibilité du marché du travail

Le Medef se félicite que la transformation du marché du travail vers la « flexisécurité » soit engagée. Il salue l'instauration de la rupture conventionnelle du contrat de travail qui permet une séparation à l'amiable. Tout comme il applaudit la refonte totale des règles du licenciement collectif intervenue dans la loi de 2014 qui a permis « de diviser par quatre le taux de recours contentieux devant les tribunaux »... Pour une fois que le Medef le reconnaît ! La simplification des règles sur le chômage partiel trouve également grâce aux yeux du Medef. Pour autant, le Medef n'est pas satisfait. Pour lui, " il faut aller beaucoup plus loin, et sans attendre". Ses propositions ont le mérite de la clarté.

Pouvoir contourner les Prud'ommes et instaurer un contrat de projet


Pour réduire "l'excessive rigidité française du contrat de travail qui entraîne une peur de l'embauche", le Medef propose d'insérer dans le contrat de travail en CDI des "motifs incontestables" de rupture. Ainsi, le salarié acceptant ces motifs en signant son contrat n'aurait plus la possibilité de contester aux prud'hommes son licenciement pour les raisons préfixées, comme "une baisse du chiffre d'affaires" ou "la perte d'un marché".

Le Medef remet aussi sur la table sa proposition de "contrat de projet", un CDI à durée déterminée qui prend fin quand un projet est achevé, à l'image de ce qui est déjà possible dans le BTP. Une vielle idée patronale qui trouve son origine dans le fameux rapport « de Virville », du nom de Michel de Virville, secrétaire général du groupe Renault, qui avait émis en 2004 des propositions pour assouplir le marché du travail. Ce contrat de projet permettrait de se séparer « automatiquement » et sans contentieux possible d'un salarié une fois la mission achevée. Autre avantage pour les entreprises : à la différence du CDD, il n'y aurait aucun versement d'une prime de précarité à l'issue du contrat de projet.

Des accords pour déroger aux règles sur la durée du travail est les rémunérations

Le Medef plaide également pour une plus grande sécurisation de la procédure prud'homale avec la fixation de plafonds pour les éventuels dommages et intérêt, ainsi qu'un recours plus facile à la « transaction » entre employeurs et salariés pour éviter les prud'hommes. Sur ce terrain-là, l'actuel projet de loi Macron sur la croissance lui donne en grande partie satisfaction en prévoyant des règles assez identiques.

L'organisation de Pierre Gattaz souhaite aussi (et surtout) revenir sur le dispositif des  "accords de maintien de l'emploi" prévu par l'ANI du 11 janvier 2013. Elle sait pouvoir trouver l'appui d'Emmanuel Macron sur ce point puisque le ministre voulait l'insérer initialement dans son projet de loi sur la croissance. Ces accords - qui doivent être signés par des syndicats représentant au moins 50% des salariés - permettent de diminuer ou augmenter la durée du travail et/ou baisser la rémunération dans les entreprises rencontrant de grandes difficultés. Ces accords sont conclus pour une durée maximale de 2 ans.

Le Medef estime que ces accords n'ont pas pu se développer - seule une petite dizaine ont été conclus - du fait de l'existence de trop de contraintes. Il demande donc de supprimer la condition de « graves difficultés conjoncturelles ». Pour le Medef cela « permettrait de développer les accords de compétitivité dits offensifs pour permettre à des entreprises de dynamiser la compétitivité afin de conquérir de nouveaux marchés ». Autrement dit, de tels accords permettraient subtilement de totalement contourner la législation sur les 35 heures légales qui ne constitueraient plus le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Un salarié pourrait donc être contraint de travailler plus sans gagner plus, voire même de subir une baisse de salaire. De surcroît, le Medef souhaite que le simple fait de refuser cette règle puisse justifier le licenciement individuel économique du salarié. L'entreprise n'aurait aucune autre justification à apporter pour expliquer le licenciement, ce qui n'est pas le cas actuellement.Reste à savoir s'il y aura des syndicats pour signer ce type d'accord dans une entreprise qui n'est pas en difficulté.

Mais le Medef, qui n'est jamais à court d'imagination, émet aussi beaucoup d'autres propositions qui touchent à tous les aspects du droit du travail : la mobilité « volontaire » des salariés entre entreprises, le contrat de travail intermittent, le temps partiel, etc. A défaut de proposer du neuf, il faut reconnaître que l'organisation patronale a de la constance dans ses idées...

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Commentaires
a écrit le 30/03/2015 à 15:38 :
http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8?IR=T
a écrit le 30/03/2015 à 9:57 :
la solution c'est d'augmenter les taxes pour les patrons ça fera marcher l'automobile FRANCAISE, ils éviteront d'acheter les grosses berlines allemandes. Ils passeront aussi moins de temps au golf et on vendra peut être moins de yachts mais on arrêtera de taper sur le peuple d'en bas qui n' encaissera plus très longtemps la politique menée par cet incompétent de valls.
a écrit le 30/03/2015 à 0:31 :
Hhmm... Je reconnais ce visage. Il faisait la manche à moitié dissimulé sous un galurin miteux rue Marceau la semaine dernière... C'est ce genre de personne qui est dirigée par un réseau ou une religion pour aller mendier partout. Méfions-nous et démantelons les gangs.
a écrit le 29/03/2015 à 17:41 :
Bonjour,
Ce que je constate c'est que le MEDEF souhaite uniquement accentuer la précarité des salariés à son avantage. De plus il cherche à limiter totalement la responsabilité financière et juridique des entreprises lors de fautes ou de fraudes imputables à l'entreprise.
1 - Les contrats de chantiers existent déjà et pourraient tout à fait être étendus à tous les secteurs de manière encadrée plutôt que de modifier le CDI qui fonctionne très bien. Il y a également la possibilité d'employer des indépendants ou bien des intérimaires pour des missions ponctuelles.
2 - Les indemnité des Prud-Homme ne peuvent être plafonnés car elles doivent être proportionnelles au préjudice subit qui est par nature variable selon les fautes juridiques ou fraudes commises par l'entreprise.
3 - Il existe déjà des dispositifs très efficaces qui permettent de se séparer des salariés an cas de baisse de CA ou de perte de marché mettant en péril l'entreprise. Ces dispositifs sont le chômage partiel et les procédures de licenciement économique. Licencier des salariés uniquement pour maintenir les marges des actionnaires est totalement inique, inégalitaire et dénote un cynisme qui ne sera jamais accepté ni par les pouvoirs publics, ni par les partenaire sociaux. Par nature le revenu du travail doit être équitablement partagé entre les actionnaires, les salariés et les besoins d'auto-financement de l'entreprise. Ce contrat est brisé en France depuis 2008 par les patrons français qui accumulent le capital au profit des actionnaires et n'investissent plus ni dans la R&D, ni dans l'amélioration des conditions de travail et encore moins dans la masse salariale qi est pourtant la garante de la réussite de l'entreprise.
4 - Il existe déjà une procédure très efficace pour se séparer d'un salarié qui est très bien encadré financièrement et ne coute vraiment pas chère aux entreprises à savoir la rupture conventionnelle.
En fait le MEDEF propose des solutions qui relèvent de la mise en danger et de la précarisation des salariés alors que de très bon dispositifs équilibrés existent déjà de manière encadrée et fiable . Cela dénote une volonté de précarisation du salarié alors qu'en Allemagne personne n'oserait faire de telles propositions sans risquer une grève générale.
Tout cela n'est que de la démagogie ultra libérale qui ne sert à rien d'autre qu'à provoquer de la colère dans les milieux populaires et chez les salariés et syndicats. Il faut penser coopération et partage de la richesse et non plus conflit col-bleu/col-blanc ou encore lutte de classes. Sans cela le spectre de Mai 68 ressurgira rapidement et sera bien plus extrême qu'en 68 ... .
Réponse de le 29/03/2015 à 21:15 :
Le contrat CDI fonctionne TELLEMENT bien... que plus personne n'en propose : 85% des contrats de travail signés ces derniers mois sont des CDD : décidemment à gauche, jamais vous ne vous remettez en question !!!
Réponse de le 30/03/2015 à 9:17 :
EXELLENT CONSTAT M r MAROUSAN ? PLUS DE POUVOIR D ACHAT ET PLUS D INVESTISMENT EQUIVEAUX; A LA MORT LENTE DES ENTREPRISES DEPUIS 20ANS? EN FRANCE LES FRANCAIS NE PENSENT PLUS QU A LA RENTABILITE DE LEURS ACTION C EST L A M EN T A B L E ? CERTAIN DORMENT DANS DES MATELATS D ARGENTS D AUTRES ON L ANGOISE DES FIN DE MOIS? ILS Y AURAS EN FRANCE BIENTOT// NEUF MILLIONS DE PAUVRES// AVEC LES 5OO OOO CHOMEURS SUPLEMENTAIRES DES SOCIALISTES EN 3 ANS SEULEMENT???
Réponse de le 30/03/2015 à 9:22 :
Bonjour,
Je ne suis pas de gauche, vous faites des raccourcis malheureux ... .
Plus personne ne propose de CDI dans les métiers qui n(ont aucune plus-value pour l'entreprise. Il y a un mouvement de fond depuis 2005 ou les entreprises se concentrent sur leur cœur de métier et externalisent tout ce qui n'est pas activité business. C'est une lame de fond mondiale. Donc si vous faite de la compta dorénavant vous travaillerez pour une fiduciaire et non plus pour une entreprise particulière, idem si vous êtes juriste (cabinet juridique) ou informaticien (SSII) etc ... .
Alors oui cela veux dire que les entreprises seront dorénavant composées de commerciaux, d'ingénieurs, de techniciens et de chercheurs dans la R&D. Tout le reste est externalisé. (secrétariat, comptabilité, juridique etc ...).
Cela rejoint le rouleau compresseur de l'automatisation, de la robotisation et de la numérisation de l'économie.
Enfin nous sommes dans une nouvelle révolution industrielle qui induit une destruction créatrice de l'emploi un peu comme ce qui s'est passé avec l'arrivée du chemin de fer au 19ème Siècle et la mise au rebut de tous les métiers liés au cheval à l'époque (plusieurs millions d'emploi détruits irrémédiablement). Aujourd'hui une usine de voiture moderne emploi 350 personnes et des robots là ou il y a 30 ans elle employait 3000 personnes. Et c'est ainsi pour tout les secteurs. Donc à court terme on perd tous les emplois les moins qualifiés et c'est là que l'état providence devrait entre en action pour former les personnes en déficit de compétences, et ce n'est malheureusement pas fait ... . Relisez Schumpeter. De l'autre coté on a trop peu d'investissement car il y a une concentration de capital dans de moins en moins de mains menant à une rupture de l'investissement d’où le mouvement de fond de don de fortune partout dans le monde et les procès antitrust en gestation pour tous les grands groupes mondiaux comme Apple, Google etc ... .
Donc soit on s'inscrit dans cette évolution du monde économique et technologique soit on passe sous le rouleau compresseur. C'est triste mais c'est le constat qui est tiré par la plupart des économistes et gouvernements sérieux aujourd'hui. C'est fait dans la douleur pour nous aujourd'hui certes mais à terme (dans 10 ans) ce sera probablement positif pour nos enfants ... .
a écrit le 29/03/2015 à 9:29 :
Je ne comprends pas pourquoi les employeurs ne militent pas pour sortir d'un paritarisme qui leur coute cher, qui crée une insécurité juridique, administrative et fiscale permanente.

1- une seule demarche lors d'une embauche et d'un licenciement : un contrat et l'information de l'administration du mouvement.
2 - chaque mois, versement du salaire complet aux salariés.
3- flat tax sur le CA ou le bénéfice

POINT FINAL

et le salarié se débrouille pour s'assurer socialement.
Réponse de le 29/03/2015 à 10:34 :
Non le salarié ne se débrouille pas pour s'assurer socialement : quelle assurance voudra s'engager dans ce risque ? OK pour votre système si la société (c'est à dire nous tous) prend en charge par l'impôt les personnes dont le secteur marchand ne voudra pas comme travailleurs (d'ailleurs l'impôt doit servir essentiellement à cela car pour les services publics il y a la redevance plus adaptée)...Le plus digne étant qu'on leur propose un emploi subventionné (emploi d'avenir du secteur non marchand) plutôt que du cash sans contrepartie.
Réponse de le 29/03/2015 à 12:53 :
@cap2006:

La Flat tax est profondément inégalitaire, c un truc d'ultra libéraux.
Entre l'entreprise qui fait 1 million de CA et celle 1 milliards, je vous laisse debiner qui sort gagnant avec une flat tax.... L'impôts, les taxes doivent être proportionnelle au montant du CA, des salaires etcetc Si ces personnes trouvent qu'elles payent trop d'impôts elles n'ont qu'à vivre comme des pauvres.
Assez de ces pleurnichards, si les gens payent plus d'impôts c qu'ils vivent aussi largement mieux que les autres et gagnent plus que les autres
Réponse de le 29/03/2015 à 14:37 :
Une taxe basée sur le CA condamné les entreprises à supprimer toute activité qui fait un gros CA et peu de marge... ce sont les activités qui en général créent le plus d'emploi ! On se contentera d'acheter aux Chinois ce qui permet de rajouter une grosse marge sur un petit CA... et Basta !!!
Un exemple tout bête : Total ferme ses raffineries en France, diminuant de fait son CA... et avec le même bénéfice, ils paieront moins d'impôt !!
Réponse de le 29/03/2015 à 14:39 :
avec la flat tax si vous gagniez 10 fois plus vous payez 10 fois plus d’impôts . juste et efficace! et vous avez droit aux mêmes services publics!
je suis pour!
a écrit le 29/03/2015 à 8:37 :
Je crains que le contrat de projet ne devienne un transfert de responsabilité juridique de l'entreprise vers l'employé. On parles toujours de réduction, mais le partage des risques juridique ne sont jamais mentionnés. Le code du travail a déjà prévu pour les projets le contrat de portage. Ce contrat est utilisé depuis assez de temps pour avoir prouvé sont efficacité. Pourquoi vouloir compliquer encore un peut plus les choses avec de nouveaux contrats, alors qu'il suffirait de modifier le portage pour l'adapter aux besoins des entreprises ?
Réponse de le 29/03/2015 à 21:12 :
Le contrat de portage a TELLEMENT prouvé son efficacité... que ce contrat est inconnu de tous, salariés comme employeurs !!!
Réponse de le 29/03/2015 à 22:34 :
On me le propose depuis longtemps, et j'ai travaillé avec des collègues qui étaient sous portage, mais c'est surtout utilisé pour recruter ponctuellement des experts. Normal que cela reste confidentiel.
a écrit le 28/03/2015 à 23:26 :
La compétitivité avec des pays à 1$/h (Chine) voir 1$/jour (Ethiopie) dans lesquels nos multinationales produisent pour réimporter en occident a détruit notre industrie...Notre soit disant avantage technologique n'est que blabla et mauvaise foi d’Énarques ( 95% de l’électronique mondiale est fabriquée en Asie...). Toute reforme sera une illusion retardant simplement la misère dans laquelle nos politiques et les seigneurs du CAC40 vont nous propulser dans le mur afin d'accepter la dégradation des travailleurs pour préserver les bénéfices et les privilèges des patrons et leurs actionnaires. Point Final de la réforme chère au Medef qui est aussi l'ennemi des Artisans et des PME qui ont le couteau sous la gorge sous la pression des grands groupes mondiaux ! La révolte sera sanglante.
a écrit le 28/03/2015 à 22:06 :
La CGT a le MEDEF qu'elle mérite et vice-versa (aussi peu représentatif et jusqu'au boutiste), et ce papelard est là pour le prouver. Je n'ai rien contre cependant sur le plus de flexibilité réclamée (sans rentrer dans le détail). Il faudra aussi que les banques suivent car sinon plus aucun jeune ne pourra acheter son logement, car sans CDI pas d'emprunt.
Réponse de le 28/03/2015 à 22:13 :
Pour cela, il faudra qu'un employeur puisse mettre fin au CDI dans des conditions raisonnables !!
Réponse de le 28/03/2015 à 23:39 :
La fin d'un CDI est possible si l'entreprise a une perte de chiffre d'affaire avérée et non un ajustement pour plaire aux actionnaires !...rien n’empêche un employeur de licencié s'il respectent le droit du travail ! Un salarié qui a produit 20 ans dans la même entreprise et qui est remercié mérite un peu plus que le salarié qui a fait 2 ans .Le problème c'est que le patronat respecte la loi que quand cela l'arrange et se croient tout permis sous prétexte qu'il emploient des salariés qui sont toujours trop payés et cela fait 200 ans que ca dure ! S
Réponse de le 29/03/2015 à 14:42 :
Vous parlez des actionnaires : sortez de votre microcosme du CAC40 95% des employeurs ont moins de 10 salariés... vous croyez vraiment que toutes ces procédures sont gérables pour un petit commerçant, un artisan ?? Résultat, tous renoncent à créer un emploi et préfèrent encore renoncer à se développer !!
Réponse de le 30/03/2015 à 9:52 :
vous au moins vous savez pleurer en lisant votre commentaire j'ai sorti mon mouchoir. Un vrai entrepreneur s'il a des commande embauche vous êtes certainement un de ces politiques qui ne regarde que son compte en banque.
a écrit le 28/03/2015 à 21:17 :
Avec un "contrat de projet", comment obtenir un prêt pour acheter un logement, ou louer un appartement? Aujourd'hui il faut montrer un document certifiant un CDI hors période d'essai ou de préavis, et subir quelques appels téléphoniques censés vérifier que vous n'avez pas falsifié de document...J'en suis à ma 5e entreprise, je veux bien être flexible, mais j'ai besoin de changer de logement de façon tout aussi flexible. Et je ne parle même pas des frais et pratiques des agences immobilières, à chaque entrée et sortie, que j'ai dû subir. Avec mon 1er salaire d'ingénieur, je n'avais même pas 3x le loyer pour un studio, et personne dans ma famille n'avait un salaire suffisant pour se porter caution.
Réponse de le 29/03/2015 à 14:05 :
A mon avis, la solution est la mise en place d'un CDI interruptible par le salarié comme par l'employeur, avec indemnité forfaitaire proportionnelle à l'ancienneté (2 ou 3 fois le montant actuel pour la rupture conventionnelle ! Plus de contrat CDD !!! Plus de motivation à donner ! Plus de procédures infinies aux prud'hommes !!
a écrit le 28/03/2015 à 20:59 :
Laissons tomber les débats stériles ,le noeud du problème, un état obèse avec des fonctionnaires inefficaces et très loin des horaires du privé , et qui ponctionne à la fois l'entreprise et le salarié ..., merci de gaulle pour avoir créé l'ENA.
a écrit le 28/03/2015 à 18:56 :
Il y a des similitudes entre la CGT du service Public des années 70 80 et le MEDEF, l'absence de meration et la surenchere comme conduite..BON.la periode actuelle est favorable aux liberaux et les financiers, patrons auraient tord de se gener. Le plus cocasse ce sont les commentaires qui approuvent ce comportement sucidaire.
Tout ceci se terminera comme dans les années 30....la majorite de la population dans la precarite, une infime partie captant l'ensemble des richesses...Il suffit qu'il y ait une offre politique et les peuples braderont leur democratie....
Réponse de le 29/03/2015 à 8:53 :
Ce qui est suicidaire, c'est l'immobilisme actuel, arque-bouté sur une vision maintenant dépassée d'une société fermée sur ses acquis. Il suffit de regarder autour de la France pour voir qu'un libéralisme bien compris, avec ses règles et ses gardes fous, réussit bien mieux à assurer l'emploi du plus grand nombre et un meilleur niveau de vie.
Réponse de le 29/03/2015 à 12:28 :
HA OUI ?...OU çA ?
a écrit le 28/03/2015 à 16:28 :
Accuser le 'patronat' de vouloir brader les droits des salaries (supposes acquis eternellement, dans un marché ouvert et concurrencé) c'est faire preuve d'une arrieration etd'un nombrilisme qui nepeuvent que nous mener au gouffre du choamge de longue duree et a la regression mondiale.
En ce qui me concerne, pas de debats : apres 8 comme employer, j'ai monté ma boite, jusqu'a 16 personnes puis redescendu a 6 dont 4 licenciements secs : 45 000 € laissés pour ce licenciements, et 10 sans se payer pour garder un peu de tresorerie dans les caisses. He bien plus jamais je ne rembaucherai, plutot perdre des contrats car j'ai aussi droit a une vie et pas seulement travailler pour payer les salsires de mes employers, leurs primes de depart et les taxes qui nous asphyxient.
Notez qu'en Suisse, le licenciement peut se faire du jour au lendemain, et que 170 000 Francais s'y pressent, ils n'ont pas l'air malheureux.

A bon entendeur.
a écrit le 28/03/2015 à 15:57 :
Quand on téléphone a une sté souvent , en préalable ; une voix nous dit , que nous sommes enregistré pour se valoir du droit . Pourquoi ne pas obliger d en faire de même dans le dialogue social des entreprises , car ceux qui refusent les propositions n ont pas à en pâtir un peu plus tard . Vous voyez ce que je veux dire n est ce pas !!!!!
a écrit le 28/03/2015 à 12:57 :
Le "toujours plus" de Gattaz est bien nécessaire pour réduire les séquelles du "toujours moins" que les socialistes ont pratiqué pendant 30 ans: moins d'heures de travail dans la semaine, moins de semaines de travail dans l'année, moins d'années de travail dans la vie et du "toujours plus" de charges sociales et de fiscalité qui ont fait de la France un pays en voie de sous-développement.
Réponse de le 28/03/2015 à 16:22 :
+1
Réponse de le 29/03/2015 à 10:26 :
Le nombre d'heures de travail rapporté à la population est faible en France parce que le coût du travail y est élevé sous deux aspects : la flexibilité coûte cher et les tâches à faible qualification également. Les français eux, ne demandent qu'à travailler plus pour gagner plus...ce sont les patrons qui ne veulent pas car ça coûte...D'ailleurs lorsque les politiciens de l'UMP ont consulté leur base patronale, celle-ci n'a pas remonté un enthousiasme fou à l'idée de contractualiser à 39h...Pour l'heure, en France, l'automatisation a un ROI plus court qu'ailleurs.
a écrit le 28/03/2015 à 12:56 :
En même temps, cela fait 40 ans qu'en France, le toujours plus est plutôt celui des syndicats et de la gauche avec le résultat actuel d'un pays qui perd son industrie par overdose généralisée de taxes, d'impôts, de règlements, de code du travail, de temps de travail etc.
a écrit le 28/03/2015 à 12:00 :
Et il faudrait renoncer à combattre de telles idées fascisantes au nom ... du "redressement" de la France ?.
a écrit le 28/03/2015 à 10:31 :
EN VINGT ANS la procductivite francaise a ete multiplie par TROIS en echange les ouvriers on eu la CINQUIEME semaine de vacance et les TRENTE CINQ HEURES sous des gouvernement de gauches ;;;MAIS LES SALAIRES NON PAS SUIVIE? C EST CE QUI BLOQUE LA SOCIETE? SANS POUVOIR D ACHAT PAS DE VENTE? SANS VENTE PAS DE PRODUCTION? SANS PRODUCTION? PAS D EMBAUCHE? DONC C EST LE CERCLE VICIEUX? LA CROISANCE ZEROS? LE REDEMARAGE DE L ECONOMIE FRANCAISE EST ENTRE LES MAINS DU PATRONNAT FRANCAIS ? M r GATTAZ???
a écrit le 28/03/2015 à 10:05 :
Le MEDEF n'attends qu'une chose, que Monsieur Gattaz finisse son mandat, qu'il ne pourra plus renouveler par la règle du mandat unique qu'il a lui même imposé, il est considéré au sein de l'organisation comme un trublion qui terni gravement l'image du MEDEF et qui est atteint, en terme feutré, d'une "pathologie grave"...
a écrit le 28/03/2015 à 9:54 :
Gattaz et le Medef sont de moins en moins audibles et représentatifs. Surtout que la majorité des entreprises sont des TPE/PME (1ers employeurs) avec une démarche et des besoins plus pragmatiques et constructifs. Les charges réduites, l'allégement administratif, l'investissement, devraient être axés en priorité vers les TPE/PME et artisans. Surtout que ce sont ces structures qui prennent plus de risques et sont les moins "entendues".
Réponse de le 28/03/2015 à 16:30 :
Le medef ne pas autre choses, et ses demandes s'appliquent aussi aux TPE.
Un TPiste.
a écrit le 28/03/2015 à 8:21 :
Il est tout à fait possible de flexibiliser davantage le marché du travail -ce que la CGT et FO ne veulent pas- en sécurisant davantage le salarié -ce que le MEDEF ne veut pas- : par exemple beaucoup disent que si on baisse de façon très importante le coût du travail (notamment faiblement qualifié) et si on autorise davantage les licenciements de CDI alors on retrouvera le plein emploi...Alors moi je dis chiche, faisons-le et ajoutons une clause qui ne coûtera rien (puisque nous aurons le plein emploi) : une personne qui ne trouvera pas d'emploi dans le secteur marchand (cas rarissime avec la mesure prise) sera immédiatement embauchée sur un contrat d'avenir du secteur non marchand lui garantissant un salaire au moins équivalent au SMIC. Ceci permettrait de fait de supprimer les allocations de chômage ce qui suffirait à financer cela.
Réponse de le 28/03/2015 à 14:10 :
Attention :

Dans le secteurs non marchand il y a des associations (culturelle, sante : épahd , etc)principalement qui vivent de subvention publics donc de l'impôts donc des prélèvements. (Volontairement je ne parle pas des agences, fédérations, cci, cma etc qui sont sous tutelles de état). Il y a les cui cae exonération de cotisation sociale.

Subvention de état = impôt

Réponse de le 28/03/2015 à 20:55 :
Evidemment mais sinon vous avez des prélèvements pour financer chômage ou RSA de toute façon car il faut bien que les gens vivent. Mais comme je l'ai écrit le coût est minime puisque tout le monde prétend qu'il n'y aura plus de chômage en flexibilisant et en baissant le coût du travail...
a écrit le 27/03/2015 à 23:26 :
Qu'est-ce que ce machin, le MEDEF, qui veut monopoliser l'entreprise et l'emploi. Il faut casser cette dynamique du monopole et laisser les gens profiter des occasions qui pourraient se presenter pour ameliorer leur situation generale. Pourquoi ne pas exonerer d'impots les TPE qui ont un chiffre d'affaires inferieurs a disons 30 000 euros ? Pourquoi ne pas simplifier au maximum l'administration avec disons des droits d'enregistrement d'une TPE pour 60 euros, paiement mensuel de la secu sans avance. En contrepartie, les dirigeants desdites TEP ne pourront recevoir de prestations chomage, RSA, etc. sans prendre une assurance personnelle (qui pourrait etre une somme forfaitaire versee aux Assedic). Il faut rendre aux gens leur liberte et mettre fin a l'assistanat permanent que provoquent le Medef et les autres organismes gouvernementaux.
a écrit le 27/03/2015 à 22:17 :
Quand je lis cet article au titre qui ne déparerait pas a la une de l'Huma, dans un journal économique généraliste, ainsi que les commentaires hargneux qui l’accompagnent , je me dis décidément , que la France est un pays a part et irrécupérable, et que, décidément, il vaut mieux que j'aille de tout urgence exercer mes talents (qui sont grands! sous d'autres cieux!
Ciao a tous!
Zlatan
Réponse de le 28/03/2015 à 11:26 :
C'est curieux. Tout le monde imagine avoir des talents supérieurs a ceux des autres et veut donner des leçons. Avoir du talent c'est aussi reconnaitre qu'on ne détient pas toute la vérité et que la réussite n'est possible qu'avec le concours des autres. C'est peut etre pour cela que la France est irrécupérable.
Bon voyage! Et si vous revenez comme beaucoup, je propose que vous n'ayez plus droit à la sécu et au chomage
Réponse de le 28/03/2015 à 12:01 :
merci pour votre réaction c'est exactement celle que j'attendais. aucun sens de l'humour et du second degré et mesquine par dessus le marche (franchouillarde quoi!)
faut décidément que je me barre!
Bonne journée

PS : pas besoin de droit au chômage commme vous dite j'aurai du boulot merci
Réponse de le 28/03/2015 à 19:31 :
Eh oui Zlatan, vous avez bien raison, c'est triste mais c'est comme ça... Mais ne partez pas, vous nous manquerez. Il y a dans ce heureusement blog quelques réactions politiquement incorrectes.
a écrit le 27/03/2015 à 22:06 :
N'oublions pas les seuils sociaux qui empêchent de recruter, notamment ceux des 10 , 20 et 50 salariés !!! Il faut en finir avec ces obligations multipliées!!!
Réponse de le 28/03/2015 à 12:03 :
Votre revendication est tout à fait pertinente, mais voyez-vous Monsieur GATTAZ ne s'intéresse pas aux entreprises de moins de 5000 salariés.
a écrit le 27/03/2015 à 21:57 :
Pour moi, Gattaz est une carricature et il est toujours dans l'exces . Il représente le syndicat des entreprises du CAC 40. Il n'est pas un entrepreneur car avec ses propositions toujours plus excessives, il exaspere bon nombre de salariés et les radicalise, ce qui est contre productif. Combien d'emplois cree avec les diverses aides touchées depuis 2 ans ? Zero. Quel engagement prend il ? aucun.
Réponse de le 28/03/2015 à 7:18 :
Et Martinez n'est pas une caricature de syndicalisme français ?
a écrit le 27/03/2015 à 21:43 :
Le terrorisme n'est pas qu'islamique. La Medef est une entreprise terroriste qui fait largement plus de victimes que les islamistes. Certains vont finir par avoir la nostalgie des brigades rouges. Il n'y a malheureusement que la peur et la violence pour freiner les ardeurs de ceux qui n'hésitent pas à l'employer sous couvert d'une légalité dénuée de moralité.
a écrit le 27/03/2015 à 20:02 :
Le Medef exagère notamment avec les "motifs incontestables de rupture" qui ouvrent la porte à tous les excès... il est vrai qu'il faut toujours demander énormément pour obtenir un peu, dans ce pays.
En tant qu'employeur, moi je milite pour une réforme simple et équitable : un nouveau contrat à durée non déterminée dont la rupture, comme pour la rupture conventionnelle, n'aurait pas à être motivée. A l'initiative du salarié comme de l'employeur, dans tus les cas, le salarié toucherait une prime proportionnelle à l'ancienneté! (pour la rupture conventionnelle actuelle, c'est 1/5e de mois de salaire par an d'ancienneté) pour ce nouveau contrat, ce pourrait être trois fois plus !
Avec ce contrat, plus de soit disant rupture sous pression de l'employeur, plus de période d'essai, et à terme plus de CDD devenu inutile !!
Réponse de le 29/03/2015 à 9:23 :
Il me semble que Gattaz n'osait pas demander ce que vous proposez et que la France ne peut pas inscrire dans la loi, faute d'une adhésion à un traitée international que notre pays a signé.

PS : votre formule est ultra libérale... à 50 ans, mon patron me virerait sur le champs... et bien je dis quand même banco, à 2 conditions : la transparence totale sur le turn over des employeurs mise en ligne par l'administration, et le même regime pour les fonctionnaires sauf regaliens.
Réponse de le 29/03/2015 à 14:46 :
@cap2006: ce qu'une loi a fait, une autre peut le défaire...
Ce traité international, on peut le dénoncer : on ne serait pas le premier pays à le faire !
De plus, ce traité, qui l'A signé ? Pas grand monde !!!
a écrit le 27/03/2015 à 19:26 :
Encore de l'idéologie, protéger les salariés c mal comme tout le monde sait. Ces affreux et ingrats salariés dont ces honorables et vertueux patrons leur font grâce de leur donner un travail sous rémunéré dirait certains de ces ingrats, dans des conditions moyen âgeuse. Ah les golden hello c pas pour eux, les parachutes dorés, que nenni.
Mr Gattaz ne rend pas service à l'image des entreprises, ni à la France. la fessé qu'il va se prendre lui et ses congénères va faire très mal
a écrit le 27/03/2015 à 19:12 :
Gattaz devrait donner l'exemple et se rénumérer au smic. Mais bon les sacrifices s'est pour les autres et les résultats ne sont jamais là.
Réponse de le 28/03/2015 à 17:50 :
+1

Gattaz au smic pendant un mois
il mettra le smic à 4000€ après.
Bon je rêve.
a écrit le 27/03/2015 à 18:52 :
« il faut arrêter de faire que nos salariés partent aux prud'hommes dès qu'il y a un problème ». Il faudrait plutôt qu'il y arrête d'avoir des problèmes lors des licenciements, donc que les patrons respectent la loi !!! En gros, en constatant que les patrons ne respectent pas la loi, la solution de M. Gataz n'est pas de mieux former les patrons ou de leur rappeler la loi, mais au contraire de supprimer la loi, pour "faire confiance" aux patrons ! Jamais vu un raisonnement aussi absurde (ou d'aussi mauvaise foi).

De toute façon, tous les arguments de M. Gattaz ne vont que dans un seul sens : plus de pouvoir (et moins de responsabilité pénale) pour le patron. Il n'y a AUCUNE proposition donnant plus de pouvoir ou plus d'argent pour le salarié.

Donc un bel exemple de mauvaise foi absolue. Et donc une crédibilité ZERO.
a écrit le 27/03/2015 à 17:42 :
La sur-protection des salariés est une cause de non embauche et de non croissance. C'est une évidence pour tout responsable confronté au marché. Allez faire comprendre ça à un ministre-fonctionnaire, protégé sa vie entière quel que soient ses performances, son honnêteté, sa compétence etc...
a écrit le 27/03/2015 à 17:40 :
Mr Gattaz n'a rien d'un pragmatique c'est un idéologue. Sa vision est d'ailleurs assez simple, les salariés ne devraient avoir que le droit d'accepter ou refuser ce que leur propose. L'état, la collectivité, la société n'ont pas a se mêler de ses transactions de gré a gré.

Un exemple, Son ami Alexandre de Jugniac aux Entreriens de Royaumont avec un Pierre Gattaz au premier rang qui remet tranquillement en cause l'age légal de travail pour les enfants : https://vimeo.com/116748738 ...

En vérité, Mr Gattaz participe largement du blocage de la société Française, il n'est pas l'unique responsable, loin s'en faut, mais il porte une lourde responsabilité. Il est la manifestation d'un archaïsme typiquement français malheureusement.

En m’agaçant je conclurais en écrivant que pour lui aussi la lutte des classes n'est pas terminée. Pathétique en somme.
Réponse de le 27/03/2015 à 19:50 :
Dommage que "cet individu" ne veuille pas aller plus loin en instaurant un salaire max à 5 fois le SMIC primes comprises. Notre pays se porterait bien mieux si il réduisait son propre salaire. Certe ça réduirait sont salaire d'environ 99%...
Réponse de le 28/03/2015 à 7:04 :
C'est une blague ? Car le problème ce n'est pas la richesse, c'est la pauvreté ! Il ne faut en rien limiter les espoirs et les possibilités de performances. La jalousie ne résout rien...
a écrit le 27/03/2015 à 17:34 :
L'optimum comptable qui pourrait enrayer la crise de confiance des patrons, c'est de généraliser les périodes de travail non rémunéré prenant fin au décès du travailleur.
a écrit le 27/03/2015 à 17:11 :
Où va-t-on? Que veut-on? Alors que l'on découvre que les français sont plus productifs que les britanniques, on entend le MEDEF parler de "toujours plus". Il est pourtant difficile de faire mieux (ou pire) en matière de flexibilité que les britanniques (salaires bas, contrats "zéro heure"...). Quel est le projet de société que nous propose M. Gattaz? Je suis sur que les français suivraient si on leur proposait un projet clair, honnête, et gagnant/gagnant. Au lieu de cela, on arrête pas de leur répéter qu'ils sont fainéants, qu'ils ne travaillent pas assez, qu'ils ont trop de congés. Et voila que l'on découvre que, malgré ces défauts supposés ils produisent plus. Reste au MEDEF a leur expliquer que "plus" créerait des emplois et du bien être. Au lieu de cela, on leur martèle qu'ils sont nuls et c'est tout. Non, mesdames et messieurs, nous ne sommes pas nuls. Nous sommes juste des êtres humains, pas des machines.
Réponse de le 27/03/2015 à 17:44 :
Le problème n'est pas du tout le "salarié", c'est le droit du travail. Savez-vous que tous les dirigeants de start-ups en France sont des délinquants ? Le droit du travail interdit le fonctionnement d'une start up, tout simplement: 48h maxi par semaine, pas plus de 12 heures d'affilée, temps de récupération, pas de travail le dimanche, etc... Créer une start up aujourd'hui en France, c'est se mettre dans l'illégalité totale. Je ne trouve pas ça normal
Réponse de le 27/03/2015 à 18:06 :
Merci! Enfin un commentaire digne d’intérêt
Réponse de le 27/03/2015 à 18:49 :
le droit du travail oui mais au niveau européen voir la directive 2003/88/CE du 4/11/2003.
Le droit du travail français ne fait que se conformer cette directive.
Réponse de le 27/03/2015 à 19:33 :
@Pat34

Ce qu'il ne faut pas lire.... Vous expliquerez alors pourquoi la France est dans le peloton de tête dans la création de startups.
Arrêtez avec votre idéologie, les salariés sont des êtres humains avant tout. De nbs études démontrent de plus que le repos, la vie à côté du taf permettait aux d'être plus productif. Au final ce sont les premières heures de taf qui sont productives.
Au lieu de tourner autour du pot, proposer directement le retour au servage. Personne n'est dupe le problème de l'économie française(avec des dividendes records) n'est pas dans un marché du travail déjà ultra flexible.
Le darwinisme sociale ne débouche que sur des sociétés ultra violente, peu favorable aux entreprises.... Mais bon
Réponse de le 27/03/2015 à 20:20 :
Dans mon entreprise, la convention collective limite les heures supplémentaires à 130h .. au delà, les conditions (+50% et récupération à 100%, soit un coefficient multiplicateur de 250%) rendent les heures supplémentaires impossibles pour l'employeur :
1/ pourquoi n'est-ce pas négociable au niveau de l'entreprise ? Je ne parle pas de ne pas être payé ou d'être payé en heure de base... mes collègues et moi, on serait ok pour +25% jusqu'à 39h hebdo en moyenne, soit 180h sup annuelles
2/ pourquoi dans le cadre de l'annualisation, on est plafonné à 130h par an, mais pour ceux qui ne sont pas annualisés, ils ont droit à ... 39h hebdo ! Voire pour eux, les 39h dans certains cas ne sont pas comptabilisées en heures sup... pour eux, ça commence au dessus !!
En clair, mon employeur accepté de nous donner de la souplesse dans notre travail (j'ai fait plus d'heuress hebdo pour me prendre une 6e semaine de congés payés, mais les heures sup restantes, je voudrais pouvoir les faire !!!
Il faut nous laisser le droit, dans les petites boites, la possibilité de d'arranger !!!
Réponse de le 28/03/2015 à 15:46 :
@@rb:

Et pourquoi êtes vous obligé de faire des heures sup?! Moi je propose que les salariés soient correctement rémunéré, comme ça plus besoin de justifier de devoir taffer la nuit, tout les jours de la semaine juste pour pouvoir manger et payer son loyer.

Sur la souplesse je vous suis, mais cette souplesse doit se faire dans un système gagant gagnant, en laissant la possiblité à ceux et celles qui ne veulent pas être dans votre schéma de pouvoir être dans un autre. Ce qui n'est guère le cas dans les 2 points soulevés, la flexibilité est toujours au détriment des salariés et personne ne se pose la question de savoir si un salarié qui était correctement rémunéré si il deviendrait "volontaire" pour le taf du dimanche.....
Réponse de le 28/03/2015 à 17:42 :
Toujours plus pour le patronat le premier assisté de France.
Et pourtant depuis plus de 40 ans pas d'emploi en plus.
Et avec l'arrivé des robots ça va encore s'aggraver.
La solution supprimer tout les aides que le patronat obtiens
le peuple Français se portera beaucoup mieux.
Réponse de le 29/03/2015 à 14:49 :
La solution, est peut-etre que tu crée un emploi, au lieu de donner des conseils du fond de ton fauteuil !!!

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