Marché du travail : le Medef, adepte du "toujours plus"

Le Medef a transmis un document de travail aux organisations syndicales dans lequel il présente ses suggestions pour davantage flexibiliser le marché du travail: instauration d'un contrat de projet, possibilité de conclure des accords dérogeant aux règles légales de la durée du travail, réforme de la procédure prud'homale, etc.
Jean-Christophe Chanut

5 mn

L'organisation de Pierre Gattaz veut aller beaucoup plus loin dans la flexibilisation du marché du travail
L'organisation de Pierre Gattaz veut aller beaucoup plus loin dans la flexibilisation du marché du travail (Crédits : reuters.com)

Durée du travail, contrat de travail, organisation du travail.... Autant de sujets, où, selon le Medef « il faut aller beaucoup plus loin », selon les propres termes de son document de travail envoyé aux organisations syndicales dans le but de préparer la rencontre du 3 avril avec le gouvernement afin de tirer le bilan de la loi sur la sécurisation de l'emploi de 2013, elle-même issue de l'accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 sur le marché du travail.

Dans son rapport, le Medef n'y va pas par quatre chemins et égrène, une fois encore, toutes les réformes qu'il conviendrait de mener en France pour restaurer la « confiance » des chefs d'entreprise et les inciter à embaucher : instauration d'un contrat de projet, possibilité de déroger simplement aux règles régissant le temps de travail, plafonnement des dommages et intérêts accordés par les Prud'hommes, etc. De très vieilles antiennes sans cesse remises au goût du jour.

Mais, tactiquement, l'organisation de Pierre Gattaz est totalement dans son rôle. Face à un gouvernement en plein désarroi devants les chiffres catastrophiques du chômage, le Medef n'a aucune gêne à avoir. Il pousse méthodiquement ses pions. Et ce d'autant plus qu'il sait avoir une oreille favorable, avec la présence au ministère de l'Economie d'Emmanuel Macron, plutôt bienveillant à l'égard des demandes patronale.

Intelligemment, de surcroît, le Medef met de l'eau dans son vin en ôtant la critique systématique et en évitant l'éternel procès en « immobilisme » fait au gouvernement. Au contraire, il reconnaît « que la France a engagé une mutation en profondeur de son modèle social », notamment à travers l'ANI de 2008 sur la modernisation du marché du travail et celui de 2013 sur la sécurisation de l'emploi.

Le Medef reconnaît des avancées dans la flexibilité du marché du travail

Le Medef se félicite que la transformation du marché du travail vers la « flexisécurité » soit engagée. Il salue l'instauration de la rupture conventionnelle du contrat de travail qui permet une séparation à l'amiable. Tout comme il applaudit la refonte totale des règles du licenciement collectif intervenue dans la loi de 2014 qui a permis « de diviser par quatre le taux de recours contentieux devant les tribunaux »... Pour une fois que le Medef le reconnaît ! La simplification des règles sur le chômage partiel trouve également grâce aux yeux du Medef. Pour autant, le Medef n'est pas satisfait. Pour lui, " il faut aller beaucoup plus loin, et sans attendre". Ses propositions ont le mérite de la clarté.

Pouvoir contourner les Prud'ommes et instaurer un contrat de projet


Pour réduire "l'excessive rigidité française du contrat de travail qui entraîne une peur de l'embauche", le Medef propose d'insérer dans le contrat de travail en CDI des "motifs incontestables" de rupture. Ainsi, le salarié acceptant ces motifs en signant son contrat n'aurait plus la possibilité de contester aux prud'hommes son licenciement pour les raisons préfixées, comme "une baisse du chiffre d'affaires" ou "la perte d'un marché".

Le Medef remet aussi sur la table sa proposition de "contrat de projet", un CDI à durée déterminée qui prend fin quand un projet est achevé, à l'image de ce qui est déjà possible dans le BTP. Une vielle idée patronale qui trouve son origine dans le fameux rapport « de Virville », du nom de Michel de Virville, secrétaire général du groupe Renault, qui avait émis en 2004 des propositions pour assouplir le marché du travail. Ce contrat de projet permettrait de se séparer « automatiquement » et sans contentieux possible d'un salarié une fois la mission achevée. Autre avantage pour les entreprises : à la différence du CDD, il n'y aurait aucun versement d'une prime de précarité à l'issue du contrat de projet.

Des accords pour déroger aux règles sur la durée du travail est les rémunérations

Le Medef plaide également pour une plus grande sécurisation de la procédure prud'homale avec la fixation de plafonds pour les éventuels dommages et intérêt, ainsi qu'un recours plus facile à la « transaction » entre employeurs et salariés pour éviter les prud'hommes. Sur ce terrain-là, l'actuel projet de loi Macron sur la croissance lui donne en grande partie satisfaction en prévoyant des règles assez identiques.

L'organisation de Pierre Gattaz souhaite aussi (et surtout) revenir sur le dispositif des  "accords de maintien de l'emploi" prévu par l'ANI du 11 janvier 2013. Elle sait pouvoir trouver l'appui d'Emmanuel Macron sur ce point puisque le ministre voulait l'insérer initialement dans son projet de loi sur la croissance. Ces accords - qui doivent être signés par des syndicats représentant au moins 50% des salariés - permettent de diminuer ou augmenter la durée du travail et/ou baisser la rémunération dans les entreprises rencontrant de grandes difficultés. Ces accords sont conclus pour une durée maximale de 2 ans.

Le Medef estime que ces accords n'ont pas pu se développer - seule une petite dizaine ont été conclus - du fait de l'existence de trop de contraintes. Il demande donc de supprimer la condition de « graves difficultés conjoncturelles ». Pour le Medef cela « permettrait de développer les accords de compétitivité dits offensifs pour permettre à des entreprises de dynamiser la compétitivité afin de conquérir de nouveaux marchés ». Autrement dit, de tels accords permettraient subtilement de totalement contourner la législation sur les 35 heures légales qui ne constitueraient plus le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Un salarié pourrait donc être contraint de travailler plus sans gagner plus, voire même de subir une baisse de salaire. De surcroît, le Medef souhaite que le simple fait de refuser cette règle puisse justifier le licenciement individuel économique du salarié. L'entreprise n'aurait aucune autre justification à apporter pour expliquer le licenciement, ce qui n'est pas le cas actuellement.Reste à savoir s'il y aura des syndicats pour signer ce type d'accord dans une entreprise qui n'est pas en difficulté.

Mais le Medef, qui n'est jamais à court d'imagination, émet aussi beaucoup d'autres propositions qui touchent à tous les aspects du droit du travail : la mobilité « volontaire » des salariés entre entreprises, le contrat de travail intermittent, le temps partiel, etc. A défaut de proposer du neuf, il faut reconnaître que l'organisation patronale a de la constance dans ses idées...

Jean-Christophe Chanut

5 mn

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Commentaires 74
à écrit le 30/03/2015 à 15:38
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http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8?IR=T

à écrit le 30/03/2015 à 9:57
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la solution c'est d'augmenter les taxes pour les patrons ça fera marcher l'automobile FRANCAISE, ils éviteront d'acheter les grosses berlines allemandes. Ils passeront aussi moins de temps au golf et on vendra peut être moins de yachts mais on arrête...

à écrit le 30/03/2015 à 0:31
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Hhmm... Je reconnais ce visage. Il faisait la manche à moitié dissimulé sous un galurin miteux rue Marceau la semaine dernière... C'est ce genre de personne qui est dirigée par un réseau ou une religion pour aller mendier partout. Méfions-nous et dém...

à écrit le 29/03/2015 à 17:41
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Bonjour, Ce que je constate c'est que le MEDEF souhaite uniquement accentuer la précarité des salariés à son avantage. De plus il cherche à limiter totalement la responsabilité financière et juridique des entreprises lors de fautes ou de fraudes imp...

le 29/03/2015 à 21:15
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Le contrat CDI fonctionne TELLEMENT bien... que plus personne n'en propose : 85% des contrats de travail signés ces derniers mois sont des CDD : décidemment à gauche, jamais vous ne vous remettez en question !!!

le 30/03/2015 à 9:17
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EXELLENT CONSTAT M r MAROUSAN ? PLUS DE POUVOIR D ACHAT ET PLUS D INVESTISMENT EQUIVEAUX; A LA MORT LENTE DES ENTREPRISES DEPUIS 20ANS? EN FRANCE LES FRANCAIS NE PENSENT PLUS QU A LA RENTABILITE DE LEURS ACTION C EST L A M EN T A B L E ? CERTAIN ...

le 30/03/2015 à 9:22
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Bonjour, Je ne suis pas de gauche, vous faites des raccourcis malheureux ... . Plus personne ne propose de CDI dans les métiers qui n(ont aucune plus-value pour l'entreprise. Il y a un mouvement de fond depuis 2005 ou les entreprises se concentrent...

à écrit le 29/03/2015 à 9:29
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Je ne comprends pas pourquoi les employeurs ne militent pas pour sortir d'un paritarisme qui leur coute cher, qui crée une insécurité juridique, administrative et fiscale permanente. 1- une seule demarche lors d'une embauche et d'un licenciement ...

le 29/03/2015 à 10:34
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Non le salarié ne se débrouille pas pour s'assurer socialement : quelle assurance voudra s'engager dans ce risque ? OK pour votre système si la société (c'est à dire nous tous) prend en charge par l'impôt les personnes dont le secteur marchand ne vou...

le 29/03/2015 à 12:53
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@cap2006: La Flat tax est profondément inégalitaire, c un truc d'ultra libéraux. Entre l'entreprise qui fait 1 million de CA et celle 1 milliards, je vous laisse debiner qui sort gagnant avec une flat tax.... L'impôts, les taxes doivent être prop...

le 29/03/2015 à 14:37
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Une taxe basée sur le CA condamné les entreprises à supprimer toute activité qui fait un gros CA et peu de marge... ce sont les activités qui en général créent le plus d'emploi ! On se contentera d'acheter aux Chinois ce qui permet de rajouter une gr...

le 29/03/2015 à 14:39
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avec la flat tax si vous gagniez 10 fois plus vous payez 10 fois plus d’impôts . juste et efficace! et vous avez droit aux mêmes services publics! je suis pour!

à écrit le 29/03/2015 à 8:37
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Je crains que le contrat de projet ne devienne un transfert de responsabilité juridique de l'entreprise vers l'employé. On parles toujours de réduction, mais le partage des risques juridique ne sont jamais mentionnés. Le code du travail a déjà prévu ...

le 29/03/2015 à 21:12
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Le contrat de portage a TELLEMENT prouvé son efficacité... que ce contrat est inconnu de tous, salariés comme employeurs !!!

le 29/03/2015 à 22:34
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On me le propose depuis longtemps, et j'ai travaillé avec des collègues qui étaient sous portage, mais c'est surtout utilisé pour recruter ponctuellement des experts. Normal que cela reste confidentiel.

à écrit le 28/03/2015 à 23:26
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La compétitivité avec des pays à 1$/h (Chine) voir 1$/jour (Ethiopie) dans lesquels nos multinationales produisent pour réimporter en occident a détruit notre industrie...Notre soit disant avantage technologique n'est que blabla et mauvaise foi d’Éna...

à écrit le 28/03/2015 à 22:06
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La CGT a le MEDEF qu'elle mérite et vice-versa (aussi peu représentatif et jusqu'au boutiste), et ce papelard est là pour le prouver. Je n'ai rien contre cependant sur le plus de flexibilité réclamée (sans rentrer dans le détail). Il faudra aussi qu...

le 28/03/2015 à 22:13
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Pour cela, il faudra qu'un employeur puisse mettre fin au CDI dans des conditions raisonnables !!

le 28/03/2015 à 23:39
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La fin d'un CDI est possible si l'entreprise a une perte de chiffre d'affaire avérée et non un ajustement pour plaire aux actionnaires !...rien n’empêche un employeur de licencié s'il respectent le droit du travail ! Un salarié qui a produit 20 ans d...

le 29/03/2015 à 14:42
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Vous parlez des actionnaires : sortez de votre microcosme du CAC40 95% des employeurs ont moins de 10 salariés... vous croyez vraiment que toutes ces procédures sont gérables pour un petit commerçant, un artisan ?? Résultat, tous renoncent à créer un...

le 30/03/2015 à 9:52
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vous au moins vous savez pleurer en lisant votre commentaire j'ai sorti mon mouchoir. Un vrai entrepreneur s'il a des commande embauche vous êtes certainement un de ces politiques qui ne regarde que son compte en banque.

à écrit le 28/03/2015 à 21:17
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Avec un "contrat de projet", comment obtenir un prêt pour acheter un logement, ou louer un appartement? Aujourd'hui il faut montrer un document certifiant un CDI hors période d'essai ou de préavis, et subir quelques appels téléphoniques censés vérifi...

le 29/03/2015 à 14:05
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A mon avis, la solution est la mise en place d'un CDI interruptible par le salarié comme par l'employeur, avec indemnité forfaitaire proportionnelle à l'ancienneté (2 ou 3 fois le montant actuel pour la rupture conventionnelle ! Plus de contrat CDD !...

à écrit le 28/03/2015 à 20:59
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Laissons tomber les débats stériles ,le noeud du problème, un état obèse avec des fonctionnaires inefficaces et très loin des horaires du privé , et qui ponctionne à la fois l'entreprise et le salarié ..., merci de gaulle pour avoir créé l'ENA.

à écrit le 28/03/2015 à 18:56
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Il y a des similitudes entre la CGT du service Public des années 70 80 et le MEDEF, l'absence de meration et la surenchere comme conduite..BON.la periode actuelle est favorable aux liberaux et les financiers, patrons auraient tord de se gener. Le pl...

le 29/03/2015 à 8:53
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Ce qui est suicidaire, c'est l'immobilisme actuel, arque-bouté sur une vision maintenant dépassée d'une société fermée sur ses acquis. Il suffit de regarder autour de la France pour voir qu'un libéralisme bien compris, avec ses règles et ses gardes f...

le 29/03/2015 à 12:28
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HA OUI ?...OU çA ?

à écrit le 28/03/2015 à 16:28
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Accuser le 'patronat' de vouloir brader les droits des salaries (supposes acquis eternellement, dans un marché ouvert et concurrencé) c'est faire preuve d'une arrieration etd'un nombrilisme qui nepeuvent que nous mener au gouffre du choamge de longue...

à écrit le 28/03/2015 à 15:57
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Quand on téléphone a une sté souvent , en préalable ; une voix nous dit , que nous sommes enregistré pour se valoir du droit . Pourquoi ne pas obliger d en faire de même dans le dialogue social des entreprises , car ceux qui refusent les proposition...

à écrit le 28/03/2015 à 12:57
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Le "toujours plus" de Gattaz est bien nécessaire pour réduire les séquelles du "toujours moins" que les socialistes ont pratiqué pendant 30 ans: moins d'heures de travail dans la semaine, moins de semaines de travail dans l'année, moins d'années de t...

le 28/03/2015 à 16:22
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+1

le 29/03/2015 à 10:26
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Le nombre d'heures de travail rapporté à la population est faible en France parce que le coût du travail y est élevé sous deux aspects : la flexibilité coûte cher et les tâches à faible qualification également. Les français eux, ne demandent qu'à tra...

à écrit le 28/03/2015 à 12:56
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En même temps, cela fait 40 ans qu'en France, le toujours plus est plutôt celui des syndicats et de la gauche avec le résultat actuel d'un pays qui perd son industrie par overdose généralisée de taxes, d'impôts, de règlements, de code du travail, de ...

à écrit le 28/03/2015 à 12:00
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Et il faudrait renoncer à combattre de telles idées fascisantes au nom ... du "redressement" de la France ?.

à écrit le 28/03/2015 à 10:31
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EN VINGT ANS la procductivite francaise a ete multiplie par TROIS en echange les ouvriers on eu la CINQUIEME semaine de vacance et les TRENTE CINQ HEURES sous des gouvernement de gauches ;;;MAIS LES SALAIRES NON PAS SUIVIE? C EST CE QUI BLOQUE LA SO...

à écrit le 28/03/2015 à 10:05
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Le MEDEF n'attends qu'une chose, que Monsieur Gattaz finisse son mandat, qu'il ne pourra plus renouveler par la règle du mandat unique qu'il a lui même imposé, il est considéré au sein de l'organisation comme un trublion qui terni gravement l'image d...

à écrit le 28/03/2015 à 9:54
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Gattaz et le Medef sont de moins en moins audibles et représentatifs. Surtout que la majorité des entreprises sont des TPE/PME (1ers employeurs) avec une démarche et des besoins plus pragmatiques et constructifs. Les charges réduites, l'allégement ad...

le 28/03/2015 à 16:30
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Le medef ne pas autre choses, et ses demandes s'appliquent aussi aux TPE. Un TPiste.

à écrit le 28/03/2015 à 8:21
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Il est tout à fait possible de flexibiliser davantage le marché du travail -ce que la CGT et FO ne veulent pas- en sécurisant davantage le salarié -ce que le MEDEF ne veut pas- : par exemple beaucoup disent que si on baisse de façon très importante ...

le 28/03/2015 à 14:10
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Attention : Dans le secteurs non marchand il y a des associations (culturelle, sante : épahd , etc)principalement qui vivent de subvention publics donc de l'impôts donc des prélèvements. (Volontairement je ne parle pas des agences, fédérations, cci...

le 28/03/2015 à 20:55
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Evidemment mais sinon vous avez des prélèvements pour financer chômage ou RSA de toute façon car il faut bien que les gens vivent. Mais comme je l'ai écrit le coût est minime puisque tout le monde prétend qu'il n'y aura plus de chômage en flexibilisa...

à écrit le 27/03/2015 à 23:26
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Qu'est-ce que ce machin, le MEDEF, qui veut monopoliser l'entreprise et l'emploi. Il faut casser cette dynamique du monopole et laisser les gens profiter des occasions qui pourraient se presenter pour ameliorer leur situation generale. Pourquoi ne pa...

à écrit le 27/03/2015 à 22:17
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Quand je lis cet article au titre qui ne déparerait pas a la une de l'Huma, dans un journal économique généraliste, ainsi que les commentaires hargneux qui l’accompagnent , je me dis décidément , que la France est un pays a part et irrécupérable, e...

le 28/03/2015 à 11:26
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C'est curieux. Tout le monde imagine avoir des talents supérieurs a ceux des autres et veut donner des leçons. Avoir du talent c'est aussi reconnaitre qu'on ne détient pas toute la vérité et que la réussite n'est possible qu'avec le concours des autr...

le 28/03/2015 à 12:01
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merci pour votre réaction c'est exactement celle que j'attendais. aucun sens de l'humour et du second degré et mesquine par dessus le marche (franchouillarde quoi!) faut décidément que je me barre! Bonne journée PS : pas besoin de droit au chôm...

le 28/03/2015 à 19:31
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Eh oui Zlatan, vous avez bien raison, c'est triste mais c'est comme ça... Mais ne partez pas, vous nous manquerez. Il y a dans ce heureusement blog quelques réactions politiquement incorrectes.

à écrit le 27/03/2015 à 22:06
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N'oublions pas les seuils sociaux qui empêchent de recruter, notamment ceux des 10 , 20 et 50 salariés !!! Il faut en finir avec ces obligations multipliées!!!

le 28/03/2015 à 12:03
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Votre revendication est tout à fait pertinente, mais voyez-vous Monsieur GATTAZ ne s'intéresse pas aux entreprises de moins de 5000 salariés.

à écrit le 27/03/2015 à 21:57
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Pour moi, Gattaz est une carricature et il est toujours dans l'exces . Il représente le syndicat des entreprises du CAC 40. Il n'est pas un entrepreneur car avec ses propositions toujours plus excessives, il exaspere bon nombre de salariés et les ra...

le 28/03/2015 à 7:18
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Et Martinez n'est pas une caricature de syndicalisme français ?

à écrit le 27/03/2015 à 21:43
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Le terrorisme n'est pas qu'islamique. La Medef est une entreprise terroriste qui fait largement plus de victimes que les islamistes. Certains vont finir par avoir la nostalgie des brigades rouges. Il n'y a malheureusement que la peur et la violence p...

à écrit le 27/03/2015 à 20:02
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Le Medef exagère notamment avec les "motifs incontestables de rupture" qui ouvrent la porte à tous les excès... il est vrai qu'il faut toujours demander énormément pour obtenir un peu, dans ce pays. En tant qu'employeur, moi je milite pour une réfor...

le 29/03/2015 à 9:23
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Il me semble que Gattaz n'osait pas demander ce que vous proposez et que la France ne peut pas inscrire dans la loi, faute d'une adhésion à un traitée international que notre pays a signé. PS : votre formule est ultra libérale... à 50 ans, mon pa...

le 29/03/2015 à 14:46
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@cap2006: ce qu'une loi a fait, une autre peut le défaire... Ce traité international, on peut le dénoncer : on ne serait pas le premier pays à le faire ! De plus, ce traité, qui l'A signé ? Pas grand monde !!!

à écrit le 27/03/2015 à 19:26
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Encore de l'idéologie, protéger les salariés c mal comme tout le monde sait. Ces affreux et ingrats salariés dont ces honorables et vertueux patrons leur font grâce de leur donner un travail sous rémunéré dirait certains de ces ingrats, dans des cond...

à écrit le 27/03/2015 à 19:12
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Gattaz devrait donner l'exemple et se rénumérer au smic. Mais bon les sacrifices s'est pour les autres et les résultats ne sont jamais là.

le 28/03/2015 à 17:50
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+1 Gattaz au smic pendant un mois il mettra le smic à 4000€ après. Bon je rêve.

à écrit le 27/03/2015 à 18:52
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« il faut arrêter de faire que nos salariés partent aux prud'hommes dès qu'il y a un problème ». Il faudrait plutôt qu'il y arrête d'avoir des problèmes lors des licenciements, donc que les patrons respectent la loi !!! En gros, en constatant que les...

à écrit le 27/03/2015 à 17:42
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La sur-protection des salariés est une cause de non embauche et de non croissance. C'est une évidence pour tout responsable confronté au marché. Allez faire comprendre ça à un ministre-fonctionnaire, protégé sa vie entière quel que soient ses perform...

à écrit le 27/03/2015 à 17:40
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Mr Gattaz n'a rien d'un pragmatique c'est un idéologue. Sa vision est d'ailleurs assez simple, les salariés ne devraient avoir que le droit d'accepter ou refuser ce que leur propose. L'état, la collectivité, la société n'ont pas a se mêler de ses tra...

le 27/03/2015 à 19:50
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Dommage que "cet individu" ne veuille pas aller plus loin en instaurant un salaire max à 5 fois le SMIC primes comprises. Notre pays se porterait bien mieux si il réduisait son propre salaire. Certe ça réduirait sont salaire d'environ 99%...

le 28/03/2015 à 7:04
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C'est une blague ? Car le problème ce n'est pas la richesse, c'est la pauvreté ! Il ne faut en rien limiter les espoirs et les possibilités de performances. La jalousie ne résout rien...

à écrit le 27/03/2015 à 17:34
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L'optimum comptable qui pourrait enrayer la crise de confiance des patrons, c'est de généraliser les périodes de travail non rémunéré prenant fin au décès du travailleur.

à écrit le 27/03/2015 à 17:11
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Où va-t-on? Que veut-on? Alors que l'on découvre que les français sont plus productifs que les britanniques, on entend le MEDEF parler de "toujours plus". Il est pourtant difficile de faire mieux (ou pire) en matière de flexibilité que les britanniq...

le 27/03/2015 à 17:44
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Le problème n'est pas du tout le "salarié", c'est le droit du travail. Savez-vous que tous les dirigeants de start-ups en France sont des délinquants ? Le droit du travail interdit le fonctionnement d'une start up, tout simplement: 48h maxi par semai...

le 27/03/2015 à 18:06
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Merci! Enfin un commentaire digne d’intérêt

le 27/03/2015 à 18:49
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le droit du travail oui mais au niveau européen voir la directive 2003/88/CE du 4/11/2003. Le droit du travail français ne fait que se conformer cette directive.

le 27/03/2015 à 19:33
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@Pat34 Ce qu'il ne faut pas lire.... Vous expliquerez alors pourquoi la France est dans le peloton de tête dans la création de startups. Arrêtez avec votre idéologie, les salariés sont des êtres humains avant tout. De nbs études démontrent de plu...

le 27/03/2015 à 20:20
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Dans mon entreprise, la convention collective limite les heures supplémentaires à 130h .. au delà, les conditions (+50% et récupération à 100%, soit un coefficient multiplicateur de 250%) rendent les heures supplémentaires impossibles pour l'employeu...

le 28/03/2015 à 15:46
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@@rb: Et pourquoi êtes vous obligé de faire des heures sup?! Moi je propose que les salariés soient correctement rémunéré, comme ça plus besoin de justifier de devoir taffer la nuit, tout les jours de la semaine juste pour pouvoir manger et payer ...

le 28/03/2015 à 17:42
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Toujours plus pour le patronat le premier assisté de France. Et pourtant depuis plus de 40 ans pas d'emploi en plus. Et avec l'arrivé des robots ça va encore s'aggraver. La solution supprimer tout les aides que le patronat obtiens le peuple Fran...

le 29/03/2015 à 14:49
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La solution, est peut-etre que tu crée un emploi, au lieu de donner des conseils du fond de ton fauteuil !!!

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