Comment redresser les finances publiques ? C'est à cette question brûlante que le nouveau duo de Bercy, Antoine Armand et Laurent Saint-Martin, va devoir répondre rapidement. Alors que le déficit public pourrait finalement atteindre 6% en 2024, un chiffre pire qu'annoncé dans les documents budgétaires consultés par la Commission des finances de l'Assemblée nationale début septembre, la mission confiée aux deux ministres par le locataire de Matignon, Michel Barnier, tient de la gageure. Déjà, la menace d'une hausse d'impôt guette les Français. Révélé par La Tribune Dimanche, Bercy envisagerait de geler le barème de l'impôt sur le revenu, a minima pour les tranches supérieures. Ce qui reviendrait à une hausse d'impôt sans le dire.
Dans ce contexte budgétaire dégradé, les ménages pourraient-ils faire les frais d'autres arbitrages de Bercy ? Le secteur des services à la personne, particulièrement sous pression en ce début d'automne, le redoute.
Régulièrement remis en cause pour son coût financier - 6,2 milliards d'euros, selon un document annexé au PLF 2024 - le crédit d'impôt services à la personne (CISAP) constitue la niche fiscale la plus coûteuse en faveur des ménages. De facto, elle ne devrait pas échapper dans les prochaines semaines à des amendements parlementaires, notamment issus de l'ancienne majorité macroniste.