Monétiser une semaine de congé : le patronat « favorable » à cette possibilité
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La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.
LTD/Eliot Blondet/ABACAPRESS
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La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.
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La proposition est bien accueillie par le patronat, contrairement aux syndicats. Mardi, François Bayrou a annoncé qu'il allait proposer aux partenaires sociaux d'ouvrir des négociations sur l'assurance chômage et sur le droit du travail, afin notamment de « faciliter les recrutements » et « augmenter les offres d'emploi ».
Et la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a précisé dans la foulée, lors de la même conférence de presse, que « la possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés » ferait partie des pistes qui allaient être mises sur la table. En clair, les salariés pourront renoncer à une semaine de congé pour gagner plus. Face à la levée de boucliers, elle a toutefois assuré ce vendredi que cette idée était une « proposition » que les partenaires sociaux pouvaient « négocier » ou « écarter » s'ils le souhaitent.
Ce mécanisme est « inspiré d'un dispositif qui existe déjà, qui est la monétisation des RTT », mais ce n'est « absolument pas une suppression de la cinquième semaine de congés payés », a-t-elle ajouté. La ministre a indiqué avoir reçu jeudi « des organisations patronales », et qu'elle attendait « lundi la CFDT et d'autres organisations syndicales ».
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Interrogé par La Tribune ce vendredi, le Medef se dit « favorable à la mise en place d'une telle disposition, pour les salariés qui le souhaitent, qui permettrait d'inciter à l'allongement de la durée du travail tout en leur donnant plus de pouvoir d'achat ». Cela est « cohérent avec notre souhait d'augmenter le taux d'emploi ainsi que le niveau de production du pays », réagit la première organisation patronale de France.