La motion de censure contre le gouvernement est rejetée
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Le vote de la motion est prévu vers 17h30 et le résultat devrait être connu vers 18h00.
Reuters
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Le vote de la motion est prévu vers 17h30 et le résultat devrait être connu vers 18h00.
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Le gouvernement n'est pas tombé ce jeudi. La motion de censure de la France insoumise, votée vers 17h30, n'a pas atteint les 288 voix nécessaires à son adoption. En cause : les députés du Parti socialiste et du Rassemblement national n'ont pas donné leurs voix.
Un refus de la gauche modérée qui a provoqué la colère des insoumis. « Les socialistes se sont ridiculisés et ont entaché la crédibilité du Nouveau Front populaire (...) La vie politique est binaire: si on ne vote pas la censure on est dans le soutien au gouvernement », estime le coordinateur national de LFI Manuel Bompard, qui défendra la motion de censure.
Le renoncement du PS vient avant tout des discussions autour de la réforme des retraites. François Bayrou venait d'annoncer qu'il soumettrait un nouveau projet de loi sur les retraites au Parlement en cas de « progrès » entre les partenaires sociaux, et même « sans accord général ».
Mais pour la cheffe des écologistes, Marine Tondelier « les règles du jeu sont pipées » car « l'Assemblée nationale ne pourra se prononcer que ce sur quoi le Medef est d'accord ». La numéro un de la CFDT Marylise Léon estime cependant dans Libération qu'une « opportunité inédite s'ouvre » sur les retraites. Une intersyndicale se tiendra jeudi pour préparer la première réunion vendredi à Matignon.
Autre geste de François Bayrou pour satisfaire la gauche : l'abandon des 4.000 suppressions de postes dans l'Éducation nationale prévues par son prédécesseur Michel Barnier. Aux socialistes, « je leur dis agissez en responsabilité (...) Si le gouvernement est renversé, pas de loi d'urgence Mayotte, pas de loi pour nos agriculteurs », a lancé la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, sur TF1.
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Toujours pour satisfaire le PS, dans un courrier envoyé au Parti socialiste en début d'après-midi, le Premier ministre confirme l'abandon du passage de un à trois jours de carence en cas d'arrêt maladie ainsi que le maintient du projet de taxe sur les hauts revenus dans le budget 2025.
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Prochaine étape ensuite : le Budget 2025. Après le vote de la motion de censure, le gouvernement espère achever la procédure budgétaire d'ici fin février pour que le pays puisse retrouver son cours normal de fonctionnement au 1er mars. Il vise un effort de 32 milliards d'économies et 21 milliards de recettes pour ramener le déficit public à 5,4% du PIB en 2025, contre un niveau de 6,1% attendu pour 2024. En prévision de ces débats parlementaires, l'Insoumis Manuel Bompard prédit la chute de ce « gouvernement de malheur (et du) monarque » Macron
(Avec AFP)
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