Négociations sur l'assurance chômage : Pénicaud s'impatiente et menace de reprendre la main

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La dernière séance de négociations entre les partenaires sociaux devait se tenir dans l'après-midi au siège du Medef à Paris.
La dernière séance de négociations entre les partenaires sociaux devait se tenir dans l'après-midi au siège du Medef à Paris. (Crédits : Reuters)
Alors que les négociations entre les partenaires sociaux piétinent, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud s'impatiente. Elle a prévenu : si, le patronat et les syndicats ne tombent pas d'accord et ne s'engagent pas sur la lutte contre les emplois précaires, un système de bonus-malus, promis par le gouvernement serait mis en place.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a prévenu jeudi les partenaires sociaux, qui doivent se retrouver dans l'après-midi pour une ultime séance de négociation sur l'assurance chômage, qu'elle était prête à "aller plus loin" sur la question épineuse des contrats courts.

"Il y a un sujet sur lequel j'insiste, c'est que dans la demande qu'on leur a faite, dans le document d'orientation, j'avais dit clairement que nous souhaitions qu'ils travaillent sur la lutte contre la précarité, donc j'espère que ça sera à la hauteur sur le sujet", a averti Mme Pénicaud sur le plateau de Cnews.

"Il y a trop de contrats CDD, intérim, par rapport à des CDI dans un certain nombre d'entreprises", a-t-elle dit en rappelant la position du gouvernement.

| Lire aussi : Assurance chômage : les négociations jouent les prolongations

"C'est le moment de faire confiance aux salariés"

Si les partenaires sociaux "ne font pas une proposition qui est à la hauteur sur ce sujet de la précarité, nous irons plus loin", avec "soit un système bonus-malus, soit un autre", a-t-elle prévenu.

"Maintenant que le croissance est repartie, que c'est robuste,(...) c'est le moment de faire confiance aux salariés", a-t-elle ajouté, en appelant à limiter les contrats courts.

Mercredi, le patronat a fait un nouveau pas en direction des syndicats, en acceptant d'imposer à toutes les branches de négocier sur la précarité, et non plus seulement aux quatre secteurs les plus gourmands en contrats de moins d'un mois (intérim, spectacle, hébergement-restauration, hébergement médico-social).

Lire aussi : Lutte contre les emplois précaires : le patronat veut tendre la main aux syndicats

La dernière séance de négociations entre les partenaires sociaux devait se tenir dans l'après-midi au siège du Medef à Paris.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 22/02/2018 à 19:29 :
Notre milliardaire gouvernementale s'énerve...la pietaille traîne des pieds pour monter à l'échafaud...😎
a écrit le 22/02/2018 à 18:52 :
Personne n'est satisfait de la manière dont fonctionne les choses en France...
Mais surtout ne changeons rien, on risque, au minimum de perturber ceux, peu nombreux, mais qui s'étaient habitués à cet état de fait,... qui finalement se révèlent beaucoup plus nombreux au moment du changement,... ne parlons pas des autres...
a écrit le 22/02/2018 à 16:15 :
Pitié! Pas de nationalisation: déjà que ce gouvernement fait adopter un budget de dépenses contraintes et assure sa trésorerie grâce aux fraudeurs et délinquants; sa gestion de la sécu et des retraites (et des pensions et traitements) n'est pas plus brillante. Heureusement, il a ses députés et ses sénateurs qui ne sont plus les nôtres depuis longtemps.
a écrit le 22/02/2018 à 15:26 :
Pénicaud qui avec sa loi travail par ordonnance ( 117 mesures toutes applicables dès le premier jour de l'année 2018) a précariser encore un peu plus les salariés veut maintenant les défendre ,ah,ah
a écrit le 22/02/2018 à 13:37 :
La puissance publique demande aux entreprises plus de CDI à la place de CDD, mais dans la fonction publique on est en droit d’attendre la même exigence,
a écrit le 22/02/2018 à 11:30 :
La question est plutôt de savoir si l'on peut faire confiance au patronat pour ne pas abuser des contrats temporaires et la réponse est dans les chiffres, et elle est sans sans ambiguîté.
Oui, le patronat use et surabuse des contrats temporaires et précaires et si ce n'était pas le cas, il n'y aurait aucune difficulté à faire adopter un dispositif de malus généralisé.

Et comme ca fait 30 ans que ca dure on se demande vraiment où elle vit Mme Pénicaud, d'autant plus que la loi travail qu'elle a porté ne peut que faciliter l'emploi jetable.
On en est arrivé au point où des entreprises qui ont un carnet de commande plein pour 10 ans, licencient des employés en CDI pour embaucher des CDD, et le tout en bénéficiant de subventions de l'Etat !

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