«Nos libertés sont, comme jamais, en péril» (Éric Dupond-Moretti)

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L'avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti.
L'avocat pénaliste Éric Dupond-Moretti. (Crédits : Patrick Fouque / AFP)
INTERVIEW. Le plus célèbre avocat pénaliste de France s'apprête à arpenter la scène du Théâtre de la Madeleine, à partir du 22 janvier, dans « Éric Dupond-Moretti à la barre ». Dans le livre événement « Le Droit d'être libre » (Editions de l'Aube) auquel "La Tribune" est associée, il dénonce la « radicalisation des esprits » et le puritanisme, dans un contexte technologique, communicationnel, médiatique, et marchand qui bouleverse les comportements. Extraits d'un dialogue qui questionne chaque citoyen.

LA TRIBUNE -  Le 2 novembre 2017, Abdelkader Merah, dont vous assuriez la défense, était condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteurs terroriste » et acquitté du chef de complicité des assassinats commis par son frère Mohammed, le procès d'appel se tiendra au printemps. Réseaux sociaux, chaînes d'information en continu, Internet ont largement contribué à l'hystérisation du procès Merah, à un embrasement collectif favorisé par la nature perverse desdits réseaux sociaux. Mais sont-ils bien plus aigus que ceux qui déchiraient la France des décennies précédentes, une France que les grandes affaires de meurtres, d'attentats des mouvements gauchistes ou de braquages divisaient ? Et plus loin encore, sous la IIIe République, que dire de « l'affaire » Alfred Dreyfus...

ÉRIC DUPOND-MORETTI - Il est exact qu'à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le sort réservé à l'officier accusé de trahison avait fracturé la société française en deux. Les « dreyfusards » et les « antidreyfusards » s'affrontèrent pendant plus de dix ans, dans une ambiance qui effectivement devait être très enflammée. Ce qui distingue les époques ? Celle-ci était sans doute davantage binaire, mettant face à face des argumentaires certes tranchés, mais structurés, visibles, « appropriables » par la population. Aujourd'hui, les opinions sont fragmentées en autant d'individus qui, via l'Internet, les réseaux sociaux et les plateaux de télévision s'estiment légitimes pour répandre un commentaire, voire plus souvent un jugement. D'autre part, et cela résulte des mécanismes naturels de la mondialisation qui démultiplient « tout » dans le temps et dans l'espace, chacun est sollicité pour se prononcer sur un éventail presque infini de sujets.

Cette double prolifération tous azimuts, extrêmement diffuse et donc incernable, est problématique, car l'opinion publique peine à s'inscrire dans une trame claire, à se rassembler et à s'incarner dans une vision, une perspective. Et ainsi, nombre d'enjeux de société fondamentaux ne sont pas traités ou s'évanouissent dans le non-dit. Les Français djihadistes interpellés en Irak, quel sort faut-il leur réserver ? Faut-il laisser à des barbares le soin de juger ces barbares et de les exécuter ? Doit-on transiger avec l'abrogation de la peine de mort votée en 1981 ? Faut-il tout entreprendre pour que la loi de la France leur soit appliquée ? Voilà un sujet, pioché parmi bien d'autres, que penseurs et intellectuels font le choix d'éluder, livrant l'opinion publique à elle-même.

Ce contexte du « tout communication » indique-t-il qu'aujourd'hui plus qu'hier une culpabilité peut être modelée, ou plus vraisemblablement consolidée, par la pression des médias, des politiques, de l'opinion ?

Quel est le principe de la publicité ? Insérer de manière subliminale dans l'esprit des consommateurs un désir, une nécessité. Et pour cela employer des méthodes, y compris de martelage, grâce auxquelles, de manière consciente mais aussi inconsciente - c'est là toute la force de frappe du dispositif -, la « cible » se laisse pénétrer, et donc convaincre, des bienfaits desdits désirs ou nécessité. Cette règle vaut tout autant dans le domaine de la justice. Lorsque les rouages de ce « tout communication » se coalisent pour asséner des opinions, celles-ci prennent valeur de certitude dans les esprits. De plus, ces orientations, ces influences, ne sont bien sûr jamais en faveur des accusés. Les mécanismes sont bien connus : des personnes dites « victimes » ou de l'entourage des « victimes » font l'objet d'interviews, que le journaliste n'hésite pas à présenter, directement ou plus habilement, comme « accablantes » ; et comme les médias à la fois constituent l'une des principales sources d'information... des médias et sont engagés dans une compétition propice à la surenchère, ces assertions s'auto-stimulent et se répandent comme une traînée de poudre. Et tout cela avec force sémantique. Exemple : tel prévenu nie les faits qui lui valent d'être mis en examen ou incarcéré ? « Il persiste à nier », entendra-t-on communément, ce que l'opinion publique interprétera, en substance, comme suit :

« Malgré le caractère accablant du témoignage, il n'a pas encore consenti à dire la vérité » dont le journaliste semble être détenteur... Cette machine infernale s'est incontestablement emballée. Il n'existe plus suffisamment de distance et donc de discernement entre certains journalistes et le sujet qu'ils traitent, des plateaux de télévision sont envahis de pseudo-commentateurs, de pseudo-experts, de pseudoscientifiques propageant leurs certitudes même lorsqu'elles sont fallacieuses, et ainsi les téléspectateurs ou les auditeurs se pensent habilités à devenir qui avocat, qui - plus sûrement - procureur. La responsabilité d'un média est d'être un médiateur responsable, un passeur pédagogue, factuel, distancié, prudent, d'informations intègres et démontrées contribuant à un éveil responsable des consciences ; cette discipline, tous les supports de presse et tous les journalistes n'y souscrivent pas, malheureusement.

« Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde », affirmait Albert Camus. Cette formule semble s'appliquer particulièrement aux dérives sémiologiques de certains « commentateurs » de la justice...

En effet. Commentateurs auxquels, d'ailleurs, on peut même associer les auteurs de fiction. L'un de mes clients, Jean-Louis Muller, avait été condamné à deux reprises à vingt ans de prison pour « meurtre », sur son épouse Brigitte. Le 31 octobre 2013, devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle, les jurés finalement l'acquittèrent. Quelque temps plus tard, une célèbre et sérieuse maison de production eut pour projet la réalisation d'un téléfilm à l'issue duquel les téléspectateurs étaient invités à se prononcer par un vote : le docteur était-il coupable ou innocent ? Quelle folie...

Dans la quasi-totalité des affaires qui vous engagent, la question du doute, qui profite au suspect, est centrale. Ce que l'ethnologue Christiane Besnier décortique dans son essai La Vérité côté cour (La Découverte) où elle circonscrit l'objet d'une cour d'assises non à une « certitude morale », mais à une « discussion rationnelle sur les preuves » mettant en lumière « l'irritation du doute ». De votre travail, depuis trente ans, sur le doute, quels enseignements sur ses trésors et ses pièges extrayez-vous ?

La considération, inaliénable, qui doit être réservée au doute n'est plus sanctuarisée. La pression de la société, via notamment, là encore, la puissance tentaculaire et la force de frappe émotionnelle des réseaux sociaux et des relais communicationnels, étrangle pas à pas, mais considérablement et irrémédiablement, le périmètre du doute. Dans les affaires de pédophilie et, plus largement, de moeurs - où la compassion victimaire atteint son paroxysme -, il suffit d'accuser pour que la vérité de l'accusateur triomphe. Songez que les jurés font serment de ne trahir ni l'intérêt de l'accusé ni celui de la « victime »... et non celui du (de la) « plaignant (e) ».

Les chemins qui séparent l'accusé de la victime, l'accusé du condamné, le plaignant de la victime, sont identiques. Et, bien sûr, l'hégémonie victimaire accélère cette relégation du doute. D'ailleurs, des magistrats s'en émeuvent, et même s'en offusquent. Dans son discours d'audience solennelle le 9 janvier 2013, le premier président de la cour d'appel de Paris, Jacques Degrandi, s'était ainsi exprimé. Il rappelait que la place des victimes avait été pendant très longtemps insuffisamment considérée et qu'il s'était révélé essentiel de mettre fin à cette coupable négligence ; en revanche, et simultanément, il invitait à prendre garde de ne pas verser dans l'excès inverse, c'est-à-dire de ne pas conférer à la victime une place disproportionnée, le rôle actif lors de la procédure pénale devant demeurer exclusivement celui de l'accusé. Au risque, sinon, que ce dernier, et donc l'ensemble des règles de la justice, soient relégués au rang d'accessoires.

Cette société qui refuse les vulnérabilités, qui déteste les ambivalences, fragilités et zones grises que chacun porte intrinsèquement en lui et que quelques-uns expriment criminellement, est la même qui traque le doute et le silence. Doute et silence, ce double trésor caractéristique de votre métier, et que raréfient les tyrannies de la certitude et du bruit - y compris de ceux qui servent à colmater l'indicible face-à-face de soi avec soi. En économie et dans l'entreprise, le doute est banni. Sa valeur est-elle davantage protégée au sein de l'institution judiciaire et dans l'exercice des métiers de justice ?

Rien ne devrait être plus extatique que de prononcer l'acquittement au nom du doute. Or la réalité est tout autre. Tel avocat général est moqué par ses confrères parce qu'il requiert en appel l'acquittement d'un homme condamné en première instance, telle présidente d'assises fond en larmes (de peine) devant les avocats venus la saluer parce que cette affaire, la première qu'elle a conduite, se conclut par un acquittement... Le doute de l'institution judiciaire, c'est la mise en cause du travail précédent des collègues.

« Ce n'est pas le doute qui rend fou, mais la certitude », énonçait justement Nietzsche. Le doute est un « état » à la fois plus confortable et plus difficile d'accès. Il peut être aussi une indicible souffrance. Et la circonspection a priori et de fait à laquelle il invite distingue les avocats de leurs contemporains. Car les premiers savent trop bien qu'un accusé peut avouer des faits qu'il n'a pas commis.

C'est dans la détestation de la peine de mort, et notamment lorsqu'elle fut prononcée contre Christian Ranucci, qu'a germé votre vocation d'avocat. La « radicalisation des esprits » contamine bien au-delà de l'électorat français : de la Pologne à la Hongrie, de la Belgique à l'Autriche, jusqu'en Italie... et même dans « le » pays qu'on croyait pour toujours épargné par le spectre : l'Allemagne, qui a propulsé à l'automne 2017 le parti d'extrême droite Alternative für Deutschland (Afd) au troisième rang des formations du Bundestag. Et que dire de l'Amérique de Trump, du Brésil de Bolsonaro, de la Turquie d'Erdogan... Dans un contexte politique à ce point intoxiqué par le populisme, dans un cadre de démocratie représentative si discrédité et infecté par la pulsion et la pression populaires, peut-on encore affirmer que la peine de mort est irréversiblement abolie ?

La peine de mort n'était plus un sujet. Elle redevient un sujet, en France notamment au sein du Rassemblement national. L'idée que le progrès judiciaire consisterait en une aggravation des peines allant jusqu'au rétablissement de la peine de mort n'est pas éteinte. Bien au contraire, elle semble trouver une certaine résonance - le contexte terroriste n'y est bien sûr pas étranger -, comme si un tel durcissement pouvait garantir la rémission du crime. Penser ainsi est hérétique, et est signe d'une régression qui sédimente dans toute la société, quels qu'en soient les strates sociales, les origines religieuses, les secteurs professionnels.

Souvenons-nous, en avril 2018, de cette implacable enquête, « L'inquiétante radicalité d'une minorité de jeunes », publiée dans Le Monde et réalisée par les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland auprès de 7000 lycéens âgés de 14 à 16 ans. Que révélait-elle ? Un quart des lycéens interrogés ne condamnent pas totalement les attentats contre Charlie Hebdo et au Bataclan, 80 % considèrent qu'on ne peut pas se moquer des religions, 68 % pensent que les médias n'ont pas dit toute la vérité sur les attentats de 2015, un tiers pense qu'il est « acceptable dans certains cas de participer à une action violente pour défendre ses idées »... La « tentation radicale » chez les jeunes est-elle contestable ? « L'adhésion à l'absolutisme religieux, à la violence religieuse, à la radicalité politique en opinion ou en acte, et à une nouvelle forme de radicalité informationnelle » est-elle une vue de l'esprit chez ceux qui sont sensibles aux théories du complot ? Je ne suis pas lecteur de Charlie Hebdo, je ne suis pas sensible à l'humour qui y est développé, et même je le trouve parfois irrespectueux. Choquer délibérément n'est pas utile. Mais le droit au blasphème existe. I

Il existe, et il est un vrai droit. L'un des enseignements de cette vaste étude sociologique, c'est qu'une partie élevée des jeunes abdiquent cette liberté du blasphème, selon une interprétation que l'on peut résumer ainsi : « Les victimes de Charlie Hebdo ne méritaient sans doute pas d'être ainsi massacrées, mais elles l'ont quand même un peu cherché »... En d'autres termes, autour du fait religieux s'impose l'idée d'une échelle, d'une hiérarchie des victimes, selon qu'elles seraient totalement innocentes ou qu'elles auraient participé à provoquer leur drame. Cela crée une confusion et provoque des réactions en chaîne qui, au bout, réveillent la question, ultime, de la peine de mort. Car après tout, si l'on distingue les victimes, si l'on classe les causes des massacres, pourquoi ne pas pousser le raisonnement à l'extrême, et alors considérer que certains de ces massacres légitiment la peine de mort ?

Surtout que cette étude a été publiée concomitamment à une autre, « Les Français et la prison », en apparence totalement distincte, mais qui renforce l'inquiétude qu'il faut porter sur les dispositions de l'opinion publique à l'égard des délinquants. Réalisée par la Fondation Jean-Jaurès en partenariat avec l'Ifop, elle révèle que les Français réclament à la fois des peines plus sévères et des moyens plus faibles pour les prisons. La moitié d'entre eux estiment que les détenus bénéficient de « trop bonnes conditions de détention » ; en 2000, une étude comparable conduite par l'Institut CSA pour Libération limitait cette proportion à 18. Pour 49 % des Français, la prison doit avant tout « priver de liberté », 45 % d'entre eux jugent qu'elle doit prioritairement préparer la réinsertion des détenus dans la société, 37 % soutiennent l'idée d'offrir un droit de visite plus large aux détenus ; à ces trois items, en 2000, ils étaient respectivement 21 %, 72 % et 77 %... Et l'interprétation est d'autant plus vertigineuse qu'une majorité desdits Français sont parfaitement informés de la dégradation des conditions de détention et notamment de la surpopulation carcérale. D'après l'Observatoire international des prisons, au 1er janvier 2018, 68974 prisonniers se partageaient 59 765 places.

Dans l'indifférence générale, Antonio Ferrara, « le roi de la belle », fut enfermé pendant sept ans à l'isolement, sans même l'autorisation une seule fois de toucher la main de sa mère ; dans l'indifférence générale, les détenus sont entassés dans des cellules de cinq mètres carrés, dans une proximité insupportable. Oui, dans l'indifférence générale. S'il s'était agi de bonobos, que n'aurait-on pas entendu dans la rue, les médias, les réseaux sociaux ! Bref, tout concourt à être fortement préoccupé sur le sort qu'une partie de la population veut réserver aux détenus.

Certes, à ce jour, la mise en oeuvre des pires hypothèses est bloquée par des textes de loi, français et européens, drastiques, et a priori inviolables. Nous sommes liés par des traités internationaux qui ont une valeur supérieure à notre Constitution. Mais que se passerait-il si, dans un phénomène domino d'une grande ampleur, certaines digues politiques, puis législatives, voire constitutionnelles, venaient à céder sous une pression populaire contaminant la classe politique et l'ensemble des pays européens ? Rien ne doit être irréversiblement écarté.

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Commentaires
a écrit le 23/01/2019 à 14:02 :
J'ai bien évidemment arrêté de lire quand j'ai lu :
"Faut-il laisser à des barbares le soin de juger ces barbares et de les exécuter ?"
Qui sont les barbares à qui on laisserait "le soin de juger"?
Ceux qui se battent contre l'EI tandis que maître Dupont-Moretti donne son opinion, son fragment dans la presse? Qui a laissé le soin à ce monsieur exclusivement de juger qui est un barbare?
a écrit le 21/01/2019 à 13:16 :
La radicalisation extrême, des esprits, focalisés aux seuls réseaux sociaux initiateurs ou activateurs de dénonciations, toutes dénonciation est bonne à relayer, et participe à la propagation des "fausses nouvelles" des politiciens à la manœuvre...Les violences de toutes natures sont présentées comme la solution à toutes nos injustices, mais cette violence s'est manifestée par la mort de dix personnes en lien avec les actes des GJ, du coté des forces de l'ordre zéro décès, il faudrait peut être raison garder, tolérance zéro pour qui? L’insurrection permanente doit elle être inscrite dans la Constitution? C'est inadmissible, insupportable, la sécurité des citoyens n'est plus assurée chaque fin de semaine.
a écrit le 19/01/2019 à 21:17 :
En ce qui concernent les libertés, on ne peut que souscrire aux propos de Me Dupont Moretti. Nous sommes bordés de toute part, poussés dans un entonnoir qui ne peut plus absorber et qui finit par refouler, déborder. Ceux qui sont dans les débords seront de plus en plus nombreux, ils voudront passer, et à un moment il ne reste que la force pour y parvenir. Nous sommes au début d'un processus violent. Tout ce que DM voudrait ne pas voir remis en question le sera inévitablement parce que précisément les libertés qu'on voulait protéger l'ont été par une législation rampante et insidieuse liberticide.
a écrit le 19/01/2019 à 10:37 :
Venant de lui, mieux vaut en rire. Le pro, défenseur des plus magouilleurs et des plus violents.Le pro qui n'arrive en cours qu'à la fin pour faire son spectacle et caresser son égo. Il contribue à cette violence, à cet irrespect, à ce déséquilibre de notre société. Out !
a écrit le 19/01/2019 à 10:27 :
Eric Dupont Moretti nous rappelle fort à propos que le Droit n'est pas affaire d'opinions ou de circonstances. La qualification juridique des faits, relève du présupposé logique de la règle de Droit conduisant à son application, et non d'impressions fondées sur des interprétation subjectives telles que colportées dans les media. Le Droit pénal est dépendant des circonstances historiques de son élaboration et de son application, car la règle juridique peut être modifiée, mais il souligne à juste titre que certains principes restent protégés par la forme exceptionnelle de leur élaboration, à savoir les traités. Toutefois rien n'est intangible comme il le suggère également, aucune citadelle ne saurait résister indéfiniment, si rien ne la défend des errements éventuels de son environnement. En somme, le Droit nous protège, mais nous devons veiller à sa pérennité.
a écrit le 19/01/2019 à 8:18 :
Moretti , de prime abord assez rebutant , s'avere assez convaincant par son discours !
a écrit le 18/01/2019 à 21:50 :
La radicalisation est la cristallisation des «  injustices » que le sujet croit «  Vrai » car le sujet n’arrive pas à sortir des «  cadres » de l’histoire des hommes , des dogmes et des idéologies.

Ça «  résume » à ça :

Nous «  sommes tous libres » en réalité,

le doute et la tentation sont de la même famille
La réalité c’est comme une source qui coule , dans la clarté et l’apaisement sans ambiguïté.
Le doute perturbe , mais la réalité rassure.
a écrit le 18/01/2019 à 20:33 :
C'est dificile de répondre globalement à Dupont Moretti, tant le sujet est vaste. Pour revenir aux djidahistes français. Le criminel doit être jugé dans le pays où il a commis le délit. Ils savait à quoi il s'exposait. La position des jeunes selon l'étude est très marquée par le contexte dans lequel ils vivent actuellement. La violence est partout, qu'elle soit physique ou morale. Que ces jeunes veuillent qu'on respecte la morale et les religions est très respectable. On ne peut pas se moquer de tout, sauf pour les immoraux. Mais ce que ces jeunes pensent, des vieux comme moi, 76 ans le pensent aussi. Car on voit bien, que ces débutants, et ces fins de vie comme moi ont compris que ce n'est que par la lutte qu'on obtient qq chose. Ils sont plus intelligents que ceux de 40 à 60 ans qui n'ont pas eu l'Internet et les media sociaux et ont été intoxiqués par la presse officielle. Pour vendre de l'espace, il faut des lecteurs et pour cela ils "dramatisent" l'information, qui est une base de la publicité. "SI VOUS DEMANDEZ QUELQUE CHOSE AVEC UNE ARME, ÇA A PLUS DE CHANCE D'ABOUTIR QUE SI VOUS LA DEMANDEZ JUSTE AVEC UNE BONNE PAROLE" F. B. A.
Trainer des innocents en justice, celà prouve que les enquêtes policières sont mal faites.
La notion de jugement public, devrait être remise en cause et s'aligner sur le secret de l'instruction, pour en fait arriver à des jugements que les media ne pourraient pas connaitre et ainsi ne pas déformer la vérité.
Ces jeunes constatent aussi, que vous donnez à coup de poibt à un mercenaire, prison, vous tuez une petite vieille chez elle. rien. Croire en la justice en France rélève de la mauvaise foi.
Réponse de le 19/01/2019 à 10:28 :
exat, HUMOURquant on est bon on est trop bonbon donc les gens vous mangent???
Réponse de le 21/01/2019 à 13:23 :
Si je vs ai bien compris autant se passer d'un jugement, condamnation directe, au trou et sans procès! qq peu arbitraire se me semble.
a écrit le 18/01/2019 à 18:00 :
Encore un dogmatique nostalgique de la pensée circulaire … évidemment ca plait à gauche ...et cela laisse septique à droite…! mais où est la vérité hors du virtuel du Net..?
a écrit le 18/01/2019 à 15:39 :
quelque verites fondamentale tu ne jugeras point ton prochain est tu le respecteras comme toi meme ; en justice c est déjà tous ficele d avance suivant que vous soyez riche ou miserable,: et les conditions des prisionniers dans certaine prison son lamentable? je n ai pas vue votre film ?j irais le voir car je suis curieux de tous: mais je vous est vue porte un jugement de classe a la television sur les gilets jaunes? qui ma confirme encore une fois que sans violence les pauvres et j en fais partie n e font que mourir pauvres,? s il naissent pauvres car dans notre civilisation meme democratique se sont toujours les bourjoies comme vous et les parvenues qui profitais des richesses que tous le monde produit???
a écrit le 18/01/2019 à 15:37 :
quelque verites fondamentale tu ne jugeras point ton prochain est tu le respecteras comme toi meme ; en justice c est déjà tous ficele d avance suivant que vous soyez riche ou miserable,: et les conditions des prisionnier dans certaine prison son lamentable je n ai pas vue votre film ?j irais le voir car je suis curieux de tous: mais je vous est vue porte un jugement de classe a la television sur les gilets jaunes? qui ma confirme encore une fois que sans violence les pauvres et j en fais partie n e font que mourir pauvres,? il naissent pauvres car dans notre civilisation meme democratique se sont toujours les bourjois comme vous et les parvenues qui profite des richesses que tous le monde produit???
a écrit le 18/01/2019 à 13:45 :
Tout ce qui est excessif est insignifiant .
a écrit le 18/01/2019 à 13:07 :
Dupond est Dupont ! Dupons les, je dupe, tu dupes, nous dupons, trompe le monde !
a écrit le 18/01/2019 à 12:05 :
Bon, un moraliste qui n'hésite pas à défendre les causes les plus abjectes !!!
Quelle époque ou l'argent et la renommée rend des hommes insensible à un minimum de morale et qui sont les premiers à se draper des principes éthiques qu'ils bafouent eux mêmes.
a écrit le 18/01/2019 à 10:20 :
"Penser ainsi est hérétique, et est signe d'une régression " , voilà une position bien intransigeante et réactionnaire . On est toujours le con de quelqu'un ( moi aussi d'ailleurs ! ).
a écrit le 18/01/2019 à 10:11 :
Le sens critique est justement l'art de cultiver le doute. Mais pour le cultiver, il faut déjà acquérir le terrain fertile de la connaissance. Quand l'acquisition de la connaissance et de la raison disparaît des objectifs de l'éducation, la société s'achemine lentement mais sûrement vers la barbarie.
a écrit le 18/01/2019 à 10:08 :
C'est un article intéressant.

Il y a, à mon avis, un lien assez étroit, mais non biunivoque, entre cette dérive et la nature même du progrès technologique. Prenons quelques exemples:
- le contrôle du respect de vitesse: on pourrait facilement imaginer qu'une alternative au contrôle radar (fixe, mobile, sous-traité ou pas) et qui profiterait des évolutions technologiques dont nous profitons tous aujourd'hui, serait "l'autodénonciation". Mon véhicule, équipé d'un gps et d'une ligne directe au trésor public, envoie le montant à me facturer dès que je dépasse la vitesse autorisée. Un tel scénario, techniquement possible, restreindrait sérieusement notre sentiment de liberté et nous conduirait tout droit à la dicature. Fort heureusement cela a peu de chances d'arriver, la conduite autonome se l'interdira.

- Le contrôle de ce qui se propage sans discernement sur les réseaux sociaux: le patron de Facebook est persuadé qu'il faut lourdement investir dans les technologies de l'IA pour pratiquer un contrôle sérieux du fake. Effectivement, 7 milliards d'individus susceptibles de s'exprimer sur n'importe quel sujet, c'est autant de chances de fédérer du populisme facile. Zuckerberg ne projette pas assez son idée dans le temps car la phase 2 de ce plan, c'est là aussi l'autodélation grâce à la technologie. Je transmets un fake et aussitôt le robot numérique de Facebook le détecte et je prends un pv.

Je crois qu'il faudrait commencer par revenir à quelques principes de base à commencer par l'éducation. Au sens de la responsabilisation de chacun devant ses actes. Et avant ça encore, il faudrait reprendre ses cahiers d'école et se souvenir de la définition de la liberté. La liberté est le respect des règles qu'on se fixe. Donc c'est d'abord et avant tout une contrainte, individuelle et collective.

Donc remettre l'Homme au coeur du débat.
a écrit le 18/01/2019 à 8:50 :
Oui et merci beaucoup pour le bilan mais en ce qui concerne les solutions, à part massacrer les dirigeants politiques et économiques quels choix avons nous ?

Parce que ceux qui nous dirigent possèdent tout nous rendant totalement dépendants d'eux.
Réponse de le 18/01/2019 à 9:56 :
Il reste le fondement de la démocratie, récupérer le pouvoir que nous avons négligemment laisser tomber en s'organisant. Organisant la gestion du budget municipal, participer à la vis de quartier, s'organiser pour faire des enquêtes sur la mafia, l'évasion fiscale et soutenir les associations qui le font, puis enfin identifier et promouvoir les citoyens les plus aptes à nous représenter et les propulser à la députation. Ne pas s'arrêter là, faire des retour sur expérience et s'améliorer, refaire participer les citoyens pour faire émerger des nouvelles tête, puis faire tourner la députation, recréer des instance de contrôle, améliorer la participation à la société dès le plus jeune age... Enfin, jouer son rôle de citoyen, en somme...
Réponse de le 18/01/2019 à 10:12 :
Entièrement d'accord avec vous mais le mal étant installé, dépossédés de tout on fait comment pour influencer les possédants ? Pendant qu'on défile ils nous coupent les vivre et on défilera de moins en moins longtemps.

Vous éludez ma proposition de tous les massacrer là... C'est fait exprès ?

Donc sans violence on ne pourra pas faire plier les propriétaires de capitaux et d'outils de production et leurs politiciens vous le pensez vraiment vous aussi ?

ET comme nous avons de moins en moins d'instincts de violence, contrairement à nos dirigeants qui le sont de plus en plus, au final il semblerait que l'humanité soit condamnée.

Espérons que l'on aura le temps de générer une véritable intelligence artificielle, ce qui là aussi va être très difficile nos dirigeants ayant peur de toutes les sortes d'intelligences, qui pourra succéder aux humains forcément condamnés.
Réponse de le 19/01/2019 à 12:13 :
Tous les grands secteurs de decisions sont noyautes par des enarques.
Tous.
Le peuple dans sa globalite est aux mains de ces gens.
La liberte n'est plus en France.
L'oligarchie comme vous la nommez.
Bon courage a tous.
Réponse de le 20/01/2019 à 10:37 :
"L'oligarchie comme vous la nommez."

Des gens qui s'entretiennent à la tête du pouvoir politique et économique tu l'appelles comment ça ?

Vas y sort nous ta profonde peur qui te fait tellement délirer alors que tu pourrais penser tellement plus efficacement si tu étais dénué de peur.

Le gâchis d'extrême droite, des bonnes idées mais une peur qui les parasite, les empêche de s'exprimer correctement.

ALors que tu as tort, l'idéologie d'extrême droite est puissante en europe du fait de son oligarchie allemande toujours en place malgré les massacres.

Ben t'es parti où ?

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