Pics de décès vertigineux, naissances au plus bas depuis 1946 : le sombre bilan démographique 2022 de l'Insee
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En 2022, les hôpitaux ont été submergés par les vagues de décès liés à la pandémie.
Reuters
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En 2022, les hôpitaux ont été submergés par les vagues de décès liés à la pandémie.
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Vagues d'infections à répétition, canicules plus précoces et plus longues....la France a enregistré une succession de chocs vertigineux en 2022. Depuis trois années, l'Hexagone est frappée par des crises sanitaire et climatique particulièrement aiguës. Et le pays est loin d'être isolé. En Europe, de nombreux pays ont subi les ravages de la pandémie et des épisodes de chaleur extrêmes.
Dans ce contexte morose, le bilan démographique dévoilé par l'Insee ce mardi 17 janvier est particulièrement sombre. « En 2022, l'espérance de vie aussi bien pour les hommes que pour les femmes n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2019. Les femmes ont perdu 0,4 an (5 mois) et les hommes 0,5 an (6 mois) en 2021 », a déclaré Sylvie Le Minez, responsable de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee, lors d'un point presse.
S'agissant de 2022, l'espérance de vie a stagné pour les femmes (0%) et très légèrement augmenté pour les hommes (0,1%). Finalement, l'espérance de vie pour les femmes est de 85,2 ans et 79,3 ans pour les hommes.
Lire aussiLa pandémie a provoqué une hausse vertigineuse des décès, l'espérance de vie en fort recul
Pour rappel, au premier janvier 2023, l'Hexagone comptait 68 millions d'habitants contre 67,8 millions un an plus tôt et 66,9 en 2018, soit 15% de population de l'Union européenne à 27 contre 19% pour l'Allemagne.
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Après les deux premières années de pandémie, la hausse vertigineuse des décès s'est poursuivie en 2022. Les statisticiens ont enregistré un bond (+6.000 décès) avec 667.000 décès l'année dernière contre 661.000 en 2021 et 668.000 en 2020, année du pic de la pandémie de Covid. « En 2022, le nombre de décès se situe à un niveau toujours élevé. Il provient en partie du vieillissement de la population, a expliqué la statisticienne. Une grande partie s'explique aussi par la pandémie et les épisodes de canicule de l'été dernier ».