Pôle emploi va généraliser les équipes de contrôle des chômeurs

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Le contrôle des chômeurs existe déjà aujourd'hui, mais il est assuré par les 22.000 conseillers en charge de l'accompagnement.
Le contrôle des chômeurs existe déjà aujourd'hui, mais il est assuré par les 22.000 conseillers en charge de l'accompagnement. (Crédits : reuters.com)
Le dispositif a été validé par le conseil d'administration de Pôle emploi. Il prévoit de déployer 200 personnes "sensibilisées" à la "prévention des "situations d'agression".

Le dispositif a été expérimenté dans trois régions. Il sera désormais étendu à toute la France. Le conseil d'administration de Pôle emploi a approuvé, mercredi 20 mai, la généralisation des équipes de contrôle de la recherche d'emploi des chômeurs, a-t-on appris auprès de l'opérateur.

Le projet de la direction, qui prévoit de déployer 200 postes équivalent temps plein à partir d'août, a été voté sans amendement, a précisé la même source. Tous les membres du conseil d'administration ont approuvé la généralisation, sauf Force ouvrière et la CGT qui se sont abstenues, selon Franck Mikula, représentant de la CFE-CGC.

Mesures de sécurité particulières

Le projet prévoit des mesures de sécurité particulières pour ces 200 agents de contrôle, qui seront "sensibilisés" à la "prévention des situations d'agression".

Pôle emploi "préconise" qu'ils "ne gèrent pas les demandeurs d'emploi de la commune où ils vivent, ni de la zone de compétence de l'agence d'où ils viennent s'ils étaient conseillers". Pour rappel, le contrôle des chômeurs existe déjà aujourd'hui, mais il est assuré par les 22.000 conseillers en charge de l'accompagnement.

Selon le projet de Pôle emploi, la procédure de contrôle débutera par "l'examen du dossier du demandeur d'emploi". Si l'équipe de contrôle soupçonne une "insuffisance de recherche d'emploi", elle interrogera le demandeur par "questionnaire", puis par "téléphone" et, enfin, en face-à-face, "si le doute persiste". "Le cas échéant, la procédure de radiation (...) est engagée", après un "processus de redynamisation" du demandeur d'emploi.

Le chômeur radié peut introduire un "recours" auprès du directeur d'agence, puis devant le tribunal administratif et (ou) le médiateur de Pôle emploi.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 21/05/2015 à 9:07 :
Par son impuissance le ministre du travail Rebsamen a trouvé la solution pour faire baisser le chômage. Pourquoi pas ! Mais commençons par celui-ci et les parlementaires et fonctionnaires entre corruption, absentéisme, clientélisme, dépense d'argent public pour sa vie privé, conjointe ou enfants, etc... il y a de quoi faire... et pas mal de radiation en perspective sauf que ceux-ci sont protégés par la République bananière ou la sécurité de l'emploi à vie même si l'état français est surendetté.
a écrit le 21/05/2015 à 9:02 :
Quel aveuglement de la part de ses dirigeants de ce gouvernement et peut même une forme de cynisme ? Car on peut s’interroger sur les objectifs poursuivis, à savoir la la création d'emplois, ou la baisse du nombre de demandeurs d'emplois inscrits ? L'avenir le dira et il suffit de suivre les statistiques de près.

On connait la situation économique du pays, l’endettement de l’état et le manque de reformes structurelles, qui amènent à taxer encore plus et à paralyser ainsi l'économie.
Tout le monde sait que ce sont les petites entreprisse qui utilisent le plus de main d’œuvre, or ce sont celles qui manquent le plus de visibilité et qui sont les moins privilégiées. On les voit rarement ouvrir une holding dans un paradis fiscal.
Quand aux employés de Pole Emploi, il font ce qu'ils peuvent, mais ce ne sont pas eux qui peuvent créer de la croissance.
Quoi que, sujet intéressant pour un journaliste économique, quel est le nombre exact de "vraies offres d'emplois" ? Correspondant à des postes salariés à pourvoir.
Le BMO les recense en général avec sérieux, mais qu'en est il des offres qui foisonnent quasi virtuellement sur de multiples sites d'annonces. Virtuelles, car redondantes , reprises et démultipliées quotidiennement, donnant l'impression qu'il y a multitude d'annonces, alors qu'il y souvent un seul poste à pourvoir.
Voila une forme de création de croissance, mais artificielle.
Bienvenue dans l’erre de l'emploi virtuel.
a écrit le 21/05/2015 à 0:22 :
Oui la gauche populiste est née, comme une boission qui en son temps avait la couleur mais n'en était pas, il en est de même pour cette gauche qui aide le peuple à....s'enfoncer et se prête à lui mettre la tête sous l'eau si besoin est.
Bravo Manu, avec toi le patronat n'a plus besoin de délocaliser, c'est une vraie crème de macron d'Amiens normal car comme tuiles, avec tes équipers nous sommes servis
a écrit le 20/05/2015 à 20:38 :
Les équipes de contrôle des chômeurs devront oeuvrer sans perdre de vue la difficile mission qui leur revient d'une bonne connaissance de chacun des dossiers qu'ils auront à traiter; rien ne serait pire que des erreurs d'appréciation. Ceci dit, s'agissant d'un droit offert par la République, il est tout à fait normal, et même souhaitable que ces contrôles s'instaurent de façon plus marquée, dès lors qu'un usage abusif interfère sur les nécessiteux. Il serait bon aussi que ces contrôles s'exercent sur ceux qui ayant bénéficié de stage onéreux, et à qui l'on propose un emploi, le refuse. Cette situation existe aussi. Elle est inadmissible.
Réponse de le 21/05/2015 à 13:59 :
« Il serait bon aussi que ces contrôles s'exercent sur ceux qui ayant bénéficié de stage onéreux, et à qui l'on propose un emploi, le refusent. Cette situation existe aussi. Elle est inadmissible ».

« Un stage onéreux » je demande à voir. En cas de contrôle, ce cas (pas si rare) pourrait être très aisément expliqué : refus de faire valider son entrée définitive dans l’entreprise en échange de prestations non professionnelles, refus de consommer des produits illicites dans l’enceinte de l’entreprise, manques de savoir-vivre des certaines personnes (discussion, gestes, absence d’hygiène, bruits émanant du corps), refus d’entrer dans des clans, encadrement direct procédurier, courtermiste et menteur.

Cette situation est alors totalement admissible. Si dès la fin d’un stage, voire d’une période inférieure, les stagiaires ou les salariés quittent l’entreprise, c’est plutôt à elle de s’interroger et de se déterminer. Elle le fera, peut-être, mais sa réputation sera là et pour longtemps.
a écrit le 20/05/2015 à 18:02 :
1. On n’a pas le temps, débordé de travail
2. Ce n’est pas mon travail, hors attribution
3. Vous avez plus de <> ans ou moins de <> vous ne pouvez pas bénéficier de ces mesures
4. Vous avez plus de <> mois d’inscription à Pôle Emploi ou moins de <> mois d’inscription vous ne pouvez pas bénéficier de ces mesures
5. Ces mesures ne sont pas un droit
6. Allez voir à l’AFPA
7. Vous n’avez besoin de rien
8. Allez voir le psychologue
9. Demandez de l’aide à vos parents, vos frères et sœurs, cousins ou cousines, oncles et tantes (à la façon de Le Pen)
10. Si vous bénéficiez du RSA, allez voir le Conseil Général
11. Si vous souhaitez suivre une formation, allez voir le conseil régional ou le CREFOP
12. Vous souhaitez un accompagnement vers l’emploi allez voir la DIRECCTE afin de bénéficier des fonds du FSE
13. Vous avez demandé à suivre une formation en couture, contactez notre partenaire <> pour une formation en « doublure »…des murs
14. Devenez auto entrepreneur dans les emplois familiaux
15. Souscrivez un contrat d’apprentissage, de professionnalisation, d’insertion en contactant des sociétés
16. PARDON ! …PARDON !... PARDON ! ( à répondre à chaque question du chômeur)
17. Partez à l’étranger, vendez votre voiture pour acheter le billet d'avion
18. Créez votre entreprise
19. Passez des concours administratifs
20. Allez voir dans une autre agence car ici on a plus de budget. Nous sommes désolés
21. Vous avez demandé Pole Emploi ne quittez pas (numéro surtaxé pour vous aider dans la gestion de votre budget)
22. Vous n’habitez pas dans une Zone Urbaine Sensible
23. Encore une demande de votre part et vous serez radié de Pôle Emploi pendant (X) mois
24. On n’a pas reçu la circulaire d’application
25. C’est quoi votre problème ?
26. Allez voir le PLIE
27. Allez voir l’association de défense des droits de la femme, l’association des éleveurs d’abeilles, l’association de chômeurs « entraide et partage », l’association « rendez-vous emploi », le Secours Catholique, etc.
28. Faites un bilan de compétence chez nos amies de XX. On a d’excellents résultats
29. Ça doit passer en sous-commission, commission, grosse commission, on vous rappelle d’en 2 mois.
30. Vous n’avez pas le statut de travailleuse handicapée, nous regrettons de ne pouvoir donner suite à votre demande (sourire)
a écrit le 20/05/2015 à 16:39 :
Dans un sysème politique et economique qui ne serait pas absurde on commencerait par faire en sorte que les chomeurs qui cherchent réellement des emplois- et ça existe messieux les journalistes et politiciens- en trouvent. Mais c'est plus difficile que de délocaliser nos activités .
a écrit le 20/05/2015 à 16:14 :
... Et radier à tour de bras, méthode droitière pour un gouvernement en totale perte de vitesse. Tout va mal, on tape sur les plus faibles. Simple comme bonjour, trop simpliste
même. Monsieur Rebsamen, si vous pensez obtenir des voix aux régionales en faisant
des appels du pied à l'extrême-droite ( exemple: le pan-pan cul-cul sur le vilain précaire
ou chômeur ) vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.
La méthode en a fait échouer plus d'un.
Dire que ce gouvernement est socialiste... je rêve !
a écrit le 20/05/2015 à 15:57 :
Quand Pôle Emploi n'est plus capable d'offir d'emploi aux chômeurs, il ne reste plus que le "flicage". Voici la belle evolution de Pôle Emploi, de service d'accompagnement a l'emploi au rôle de "flic".

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