Jérôme Guedj, le visage de la rupture entre Insoumis et socialistes
Caroline Vigoureux
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Le député socialiste, Jérôme Guedj.
LTD/Alexis Jumeau/ABACAPRESS.COM
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Le député socialiste, Jérôme Guedj.
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Entre eux, c'est une si vieille histoire. La première fois que Jean-Luc Mélenchon a vu Jérôme Guedj, ce dernier avait 13 ans. Il mettait le souk dans une réunion publique à Massy pour défendre les radios libres et sa fougue avait séduit celui de vingt ans son aîné. « Il m'a plu », résumait face à nous Jean-Luc Mélenchon quarante ans plus tard, à l'hiver 2024. Les deux hommes sont si longtemps restés amis.
Aujourd'hui, c'est ce même Jérôme Guedj qui se fait siffler, huer, cibler par des projectiles jusqu'à être exfiltré du cortège parisien du 1er Mai. À l'œuvre, des militants cagoulés en noir criant « dégagez les socialistes » ou encore « tout le monde déteste le PS ». La scène s'est reproduite deux fois en cinq jours, la première lors de la manifestation contre l'islamophobie à la suite du meurtre d'Aboubakar Cissé dans une mosquée du Gard, puis ce jeudi. Comme si, à 53 ans, le député de l'Essonne était devenu malgré lui l'incarnation de la rupture à gauche, avec la violence que cela comporte.
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Depuis jeudi, son téléphone ne cesse de sonner. Le Premier ministre, François Bayrou, l'a appelé, tout comme le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, le président du groupe PS, Boris Vallaud, ou encore la maire de Nantes, Johanna Rolland. Pas de coup de fil en revanche du chef du PS, Olivier Faure. « La voix que je porte, c'est la mauvaise conscience d'une partie de la gauche, et Olivier Faure en est l'incarnation », en déduit Jérôme Guedj, qui soutient son opposant Nicolas Mayer-Rossignol lors du congrès du PS qui se tient au mois de juin.
Caroline Vigoureux