Avant d'être renversé, Bayrou aura sonné une dernière fois l'alerte sur la dette
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François Bayrou lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale le 8 septembre.
Reuters
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François Bayrou lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale le 8 septembre.
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C'est dans le brouhaha que le Premier ministre François Bayrou a pris la parole à 15 heures, ce lundi 8 septembre, à l'Assemblée nationale, pour son discours de politique générale. « Cette épreuve de vérité, je l'ai voulue », a lâché d'emblée le locataire de Matignon. « Ce dont nous traitons aujourd'hui, ce n'est pas une question politique mais historique », a-t-il dramatisé.
Sans attendre, le Béarnais est revenu sur les périls qui menacent la France : le manque de production « nous produisons moins que nos voisins depuis l'an 2000 » ; l'Éducation nationale qui est « déclassée » ; notre modèle social « gravement déficitaire » ; le logement à « réinventer » ; l'écologie qui s'avère « battue en brèche partout sur la planète » ; la sécurité restant une « inquiétude des plus fragiles » ou encore « les migrations ». « Tout cela est immense et urgent, magnifique cathédrale à reconstruire pour un peuple qui le mérite », a appuyé le Premier ministre.
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Mais la « question vitale » reste la dette de l'Hexagone, selon le chef du gouvernement. Car en dépendent « notre État, notre indépendance, nos services publics et notre modèle social ». La France n'a pas connu de budget à l'équilibre depuis cinquante et-un ans, soit 1974. Et l'Hexagone affiche aujourd'hui 3 415 milliards d'euros de dette. Une charge qui pourrait représenter 107 milliards d'euros par an d'ici à la fin de la décennie, rappelle François Bayrou, en citant la Cour des comptes. « Notre pays travaille, croit s'enrichir et tous les ans s'appauvrit un peu plus », a-t-il martelé.