Premier Conseil des ministres pour le gouvernement Bayrou
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François Bayrou amène autour de la table ses poids lourds, comme les ex-Premiers ministres Elisabeth Borne (Education) et Manuel Valls (Outre-mer).
Reuters
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François Bayrou amène autour de la table ses poids lourds, comme les ex-Premiers ministres Elisabeth Borne (Education) et Manuel Valls (Outre-mer).
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[Article publié le vendredi 3 janvier 2025 à 10h07, mis à jour à 14h05]
C'était le premier. Ce matin s'est tenu le premier Conseil des ministres de l'année, mais aussi le premier pour le nouveau chef du gouvernement, François Bayrou. Une réunion durant laquelle il n'a été question que d'un seul sujet, comme l'a expliqué la porte-parole, Sophie Primas, à son issue : « Nous avons examiné un projet de décret présenté par le ministre des Armées, et qui organise le transfert des missions de la direction de l'expertise nucléaire de défense et de sécurité qui était à l'IRSN, au ministère de la Défense », a-t-elle ainsi résumé.
Lors de ce premier conseil des ministres, Emmanuel Macron a demandé de « l'audace » au gouvernement, a déclaré la porte-parole du gouvernement Sophie Primas. « Le président de la République a engagé à l'unité (...) mais il a également insisté sur le fait que nous devons faire preuve d'audace, c'est-à-dire sortir des chemins habituels pour trouver des solutions ensemble, qui sont des solutions peut-être impensées jusqu'à présent et qui nous permettent d'avancer », a-t-elle dit à la presse.
Le chef de l'Etat a indiqué « qu'il ne faudra pas caboter le long du rivage, pour reprendre exactement son expression, mais il faudra faire preuve d'audace et ne pas de contenter de gérer », a ajouté Sophie Primas.
Par ailleurs, la porte-parole a beaucoup insisté sur le dialogue nécessaire entre les différentes forces politiques, afin d'éviter une nouvelle censure du gouvernement. « Le Président a engagé à l'unité, et a insisté sur le fait que nous devions faire preuve d'audace, sortir des chemins habituels pour trouver des solutions ensemble », a-t-elle complété. « Tout le chemin que nous essayons de trouver au-delà des postures politiques est d'engager des discussions avec les parlementaires et les groupes politiques et de sortir des lignes rouges », a insisté Sophie Primas.
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Une métaphore sur « le chemin » reprise déjà ce matin par le Premier ministre. Comme chaque nouvelle année, les membres du gouvernement se sont d'abord rendus place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, pour le traditionnel petit-déjeuner de rentrée. Un moment durant lequel le chef du gouvernement a tenu à montrer son optimisme assurant qu'il « existe un chemin » pour sortir de l'instabilité politique. « Il est même mieux défini qu'on ne le croit. Les Français ne veulent pas que l'on poursuive cette période d'instabilité », a-t-il assuré, selon son entourage.
Pour préparer ce premier rendez-vous de l'année et anticiper le débat sur le projet de budget, tombé après une censure parlementaire, le chef du gouvernement avait déjà réuni jeudi plusieurs ministres et partagé un long déjeuner - plus de deux heures - avec Emmanuel Macron à l'Élysée.
Concernant les déficits, l'objectif chiffré de réduction « sera le fruit des discussions » avec les groupes politiques du Parlement, a affirmé Sophie Primas, alors que celui du nouveau Premier ministre François Bayrou serait de 5,4% du PIB en 2025, selon le journal Le Monde. « Le déficit sera le résultat des concertations et du chemin qui sera trouvé lors des concertations à Bercy et également pour le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale, NDLR). Donc, on va se fixer d'abord ce dialogue », a affirmé la représentante du gouvernement.
Parallèlement, Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, et Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, entament d'ailleurs une série de discussions avec les groupes parlementaires pour préparer ce PLFSS. La censure du gouvernement précédent a laissé la France sans budget de la Sécurité sociale ni projet de loi de finances pour 2024.
« Nous fonctionnons en service minimum, ce qui empêche de prendre de nouveaux engagements, quels que soient les domaines », a expliqué Catherine Vautrin sur RTL.
Elle a insisté sur la nécessité d'un texte pour aller au-delà de la simple reconduction budgétaire. « Nous devons trouver des voies de compromis pour voter des textes essentiels », a déclaré la ministre, précisant que ces rencontres permettront d'identifier les points de convergence.
Le projet de loi « d'urgence » pour Mayotte, initialement attendu, n'a finalement pas figuré au menu de ce Conseil des ministres. Il sera présenté la semaine prochaine, un délai qui ne devrait pas retarder son examen par le Parlement, lequel reprend ses activités le 13 janvier.
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Néanmoins, la porte-parole a indiqué qu'il y a « une coordination forte entre l'aviation civile, l'aviation militaire et le transport maritime en provenance de La Réunion pour acheminer du matériel nécessaire ». Le problème réside dans les infrastructures portuaires à Mayotte, pour pouvoir recevoir le matériel. « Tous les ministères sont à pied d'œuvre pour rétablir les infrastructures », a-t-elle précisé.
(Avec AFP)
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