Près d'un million de jeunes exclus de l'emploi et de la formation

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En 2018, ils représentaient plus d'une jeune sur 10 de cette classe d'âge.
En 2018, ils représentaient plus d'une jeune sur 10 de cette classe d'âge. (Crédits : Eric Gaillard)
963.000 jeunes âgés de 16 à 25 ans sont ni en emploi, ni en formation, ni en études selon une étude de la Dares publiée ce vendredi 7 février. Ce chiffre masque des situations hétérogènes au sein de cette population.

Le calvaire des jeunes exclus du marché du travail et de la scolarité est loin de s'enrayer. Dans une étude publiée ce vendredi 7 février, le service de statistiques du ministère du Travail (Dares) a recensé plus de 963.000 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui ne sont ni en études, ni en emploi, ni en formation. Dans le langage des statisticiens européens, ils sont appelés les NEET (pour Not in Education, Employment or Training). Si leur nombre a reculé ces dernières années, ils représentent tout de même plus d'un jeune sur 10 (12,9%) de cette classe d'âge.

Derrière ces chiffres, la situation de ces personnes révèle parfois des parcours chaotiques et une scolarité souvent hachée. Pour tenter de lutter contre le décrochage scolaire et l'absence de diplôme, l'obligation de formation jusqu'à 18 ans doit entrer en vigueur à partir de septembre 2020. "Tous les jeunes de cette tranche d'âge devront se voir proposer une formation. Les pouvoirs publics et les institutions devront les accompagner et leur proposer une formation" avait expliqué le secrétaire d'Etat, Gabriel Attal, dans un entretien accordé à La Tribune en décembre dernier. En attendant, des milliers de jeunes restent en dehors des circuits d'insertion malgré la baisse du chômage. Parmi les jeunes actifs, le taux de chômage était proche de 21% en 2018 contre 9% pour le reste de la population. Sur ce point, la situation des non-qualifiés demeure particulièrement préoccupante.

Des jeunes moins diplômés

Les statisticiens du ministère du Travail ont brossé un portrait sombre et précis de cette population. Il existe une surreprésentation de jeunes peu diplômés à l'intérieur de ce groupe. Ainsi,"deux tiers des jeunes ayant abandonné les études au collège ou pendant leur BEP ou leur CAP sont ni en emploi ni en formation contre un tiers des jeunes qui ont obtenu un CAP ou un BEP, et un jeune diplômé de l'enseignement supérieur sur six",explique le document. Les tableaux dressés par l'organisme statistique dévoilent des disparités faramineuses au sein de cette catégorie. 52,1% des jeunes ayant un niveau inférieur au CAP ou BEP sont considérés comme NEET contre 6,3% qui ont un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat. Le rôle du diplôme demeure déterminant face au chômage et la précarité même si de récents travaux ont montré que l'insertion professionnelle, même pour les plus diplômés, peut s'avérer bien plus complexe qu'auparavant.

> Lire aussi : Emploi : une insertion plus chaotique pour des jeunes plus diplômés

Une situation familiale dégradée

La famille peut avoir une influence majeure sur le parcours des jeunes. Les résultats de l'enquête indiquent qu'un jeune qui a au moins un parent au chômage a beaucoup plus de chances de se retrouver sans emploi ni formation qu'un enfant de cadre. Ainsi, parmi les jeunes sortis de formation initiale, 49,7% des NEET ont au moins un parent chômeur ou inactif contre 18,7% chez les enfants de cadre. En outre, les jeunes mères d'un enfant vivant dans leur logement sont plus souvent NEET.

Un calvaire de longue durée

Le parcours d'obstacles pour ces jeunes peut s'étaler dans le temps. Près de la moitié (47,7%) des jeunes NEET sont sans emploi ni formation depuis un an ou plus. Cet éloignement de longue durée du marché du travail ou des lieux de formation peut amplifier l'exclusion de cette population déjà confrontée à de multiples difficultés. Cet isolement se traduit par l'absence de contact avec des organismes de service public. D'après des chiffres communiqués par le ministère du Travail, 37% des jeunes NEET ne seraient pas en contact par des organises de service public de l'emploi comme Pôle emploi, les missions locales ou des associations d'insertion.

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Commentaires
a écrit le 10/02/2020 à 21:47 :
Le système est vraiment tordu :

Une femme isolé a un enfant , rebelote un deuxième, toujours le même père , ensuite 3 et 4 ... toujours le même père , toujours pension mère «  isolé »
mais cette femme au foyer , sans avenir professionnel pour elle même ...
Le système ne se pose toujours pas de question ...pourquoi le même père et pourquoi toujours femme isolé ? Ou en pacs de concubinage ? Toujours sans emploi depuis plus 10 ans ?

Le système actuel «  produit » des cas sos, désolé ce n’est pas pour stigmatiser mais c’est pour «  vous faire » ouvrir les yeux sur un système tordu qui «  autorise «  ces dérapages sociaux.

Un enfant en pré adolescence, avec des parents à problèmes a 30% de chance de décrocher et de rentrer en dépression si autour de lui la communication = 0

C’est une sphère fermée , très difficile de s’en sortir quand on est ado et des copains autour peu fréquentables ..

Le système actuel approfondit les décrochages sur ces publics fragiles , par la protection des femmes , en poussant les femmes à être indépendantes financièrement ( ne pas dépendre d’un homme , ne rien attendre des autres , ni enfants ,ni de l’homme ) , à travailler , à être un exemple de combativité pour leurs enfants ,
que la société peut construire des citoyennes droites dans ses bottes.
a écrit le 09/02/2020 à 14:58 :
la clique de nos députés LREM ont perdu la confiance des français
a écrit le 09/02/2020 à 11:12 :
Eh oui comme dit avant, arrêtez de faire des enfants, il n'y a pas de travail pour eux et il y en aura de moins en moins... sauf des supers cerveaux en IA et robotique. Quelle misère de procréer et voire sa progéniture galérer et gagner moins que les générations précédentes. HS complet mais à mettre en relation avec la mesure du chômage, et symptomatique des organismes de stats français, l'Europe a demandé de manière très officielle de prendre en compte le prix de l'immobilier dans les calculs de l'inflation... il était temps.
Réponse de le 10/02/2020 à 8:56 :
Et en plus on nous promet 50 millions de migrants pour payer nos futures retraites ??? Donnons déjà du travail bien payé pour vivre décemment aux 6 millions de chômeurs !
a écrit le 09/02/2020 à 5:51 :
960000.... On est surement loin du compte. L'avenir de ces gens s'annonce bien noir. On n'a rien sans efforts.
Réponse de le 09/02/2020 à 14:04 :
Ca n'a rien à voir avec les efforts, quand les systèmes qui permettent de développer et concevoir des immeubles par exemples, des autos sont de plus en plus intégrés et automatisés que de fait il y a de moins en moins besoin de monde pour développer concevoir optimiser un produit, bref qu'il n'y a plus de job aucun effort ne peut lutter contre ça.
C'est une escroquerie ce chantage à l'effort, c'est du meme niveau que la remarque " il n'y a qu'a traverser la rue".
a écrit le 08/02/2020 à 22:49 :
La part des emplois « peu qualifiés » ou requérant une qualification d’ordre « comportemental » ou « relationnel » demeurera considérable dans l’avenir : certains domaines d’activité (vente, services à la personne, etc.) devraient donner lieu à une création d’emplois importante, mais dans les métiers d’employés et d’ouvriers peu qualifiés, la destruction des emplois sera plus que compensée par la nécessité de remplacer les départs massifs à la retraite.

La notion de réussite pour tous n’est donc plus adaptée à la « réalité » économique. Former trop d’élèves qualifiés exercerait une pression à la hausse sur les salaires. La vision humaniste visant à former des citoyens responsables s’est effacée au profit de la rentabilité du matériau humain.

Et le rapport Thélot d’avancer :

« La notion de réussite pour tous ne doit pas prêter à malentendu. Elle ne veut certainement pas dire que l’école doit se proposer de faire que tous les élèves atteignent les qualifications scolaires les plus élevées. Ce serait à la fois une illusion pour les individus et une absurdité sociale, puisque les qualifications scolaires ne seraient plus associées, même vaguement, à la structure des emplois. »

Ce qui sonne comme l’écho d’une recommandation de l’OCDE, en 2001, à propos des programmes :

« Tous n’embrasseront pas une carrière dans le dynamique secteur de la “nouvelle économie”. En fait, la plupart ne le feront pas, de sorte que les programmes scolaires ne peuvent être conçus comme si tous devaient aller loin. »

Conclusion : l’effondrement de notre modèle de société.

Un tel mépris de l’humain est nouveau dans notre civilisation.

Il va au rebours des réflexions qui, depuis le XVIIIe siècle au moins, ont fondé notre société et des réflexions sur les rapports entre démocratie et instruction publique qui ont présidé à la naissance de notre système scolaire.

C’est un effrayant retour en arrière, un basculement total d’un système qui certes se cherchait et se mettait en place lentement, mais avait de hautes aspirations et avait contribué au rayonnement de la France dans le monde. Nous allons vers une marchandisation de tous les aspects de la vie, à l’américaine, dans une course au profit. Un basculement qui nous est lentement, mais sûrement, imposé et contribue à l’effondrement de notre modèle de société.

On ne peut pour terminer que méditer un extrait du cahier politique nᵒ 13 de l’OCDE sur « la faisabilité politique de l’ajustement» que nous citons ici :

« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école, mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. »

"DOSSIER N°1 SUR L’ÉDUCATION L’Éducation nationale face aux volontés européistes et mondialistes – par Anne Limoge, responsable national de l’UPR pour les questions d’éducation."

Ce premier long document sur l’Éducation publié par l’UPR est le fruit d’une recherche sur les liens entre les échecs de notre système scolaire et la mondialisation que prônent l’Union Européenne et nos dirigeants depuis des décennies.
a écrit le 08/02/2020 à 18:14 :
Et s'ils n'avaient pas tort? L'insertion professionnelle arrive a rimer plus souvent avec souffrance que bonheur. Des boulots, ils en auront 50, 100, 500, alors qu'une jeunesse on en a qu'une. Tout n'est pas qu'économie. Je suis sur qu'il y a des zadistes plus heureux que de jeunes cadres dynamiques. Pourquoi vouloir éclairer leur route avec votre mortifère lanterne?
Avouez, vous auriez bien voulu être a leur place, moi oui
a écrit le 08/02/2020 à 17:41 :
C'est le résultat de décennies de dénigrement de la filière professionnelle auprès des familles par l'Education Nationale qui les a poussé à maintenir leur rejetons ds des filières générales sans débouché, conduisant au déclassement malgré des diplômes péniblement acquis, ou pire leur proposer des filières professionnelles par défaut sans perspectives d'avenir.
Espérons que la réforme de fond de la filière professionnelle initiée par ce gouvt associée à une pédagogie objective et pragmatique auprès des familles permettra de récupérer une partie de ce potentiel en talents et énergie gaspillés dt la France de demain aura gd besoin.
Réponse de le 10/02/2020 à 16:51 :
tout à fait d'accord
vive l'apprentissage et les métiers manuels non délocalisables
a écrit le 08/02/2020 à 15:53 :
Ce sont les jeunes à qui on a toujours fait croire qu'il y avait un ascenseur social. Ils sont là sur le palier et ils cherchent le bouton sur lequel appuyer. On a seulement oublié de leur dire que l'ascenseur n'a jamais existé et que l'on ne grimpe qu'en fonction de l'effort que l'on est prêt à consentir et beaucoup rechignent devant cet effort. Ils attendent un miracle sous la forme d'allocations de ceci ou de cela et demain ils scanderont peut être que s'ils n'ont pas un rond, c'est la faute à Macron.
Réponse de le 08/02/2020 à 17:28 :
"que l'on ne grimpe qu'en fonction de l'effort que l'on est prêt à consentir "

Si il y a bien un pays qui ne fonctionne pas comme cela, structurellement, c'est bien ici!

Faire croire n'est pas faire exister!

Les savoirs faire dans un monde de révolutions, tec, médicales etc etc, ce qui nécessite de regarder en face une réalité d'appropriation du système par des gens qui se statufient !

Quant aux allocations, il me semble que de votre temps, vous avez bénéficié potentiellement de celle ci, qui dans les réformes successives n'existe plus, alors pour avoir des droits, il faut cotiser et je crois que tout le monde en est conscient.

C'est pourquoi faire croire ce n'est pas faire exister !
a écrit le 08/02/2020 à 13:25 :
La formation n'est utile que si la personne y trouve sont intérêt, or aujourd'hui on oriente sans se demander si ça les intéresse. Perso j'ai passé un bac électrotechnique, une fois le diplome en poche je me suis dit que plus jamais je ne toucherais à ce domaine. J'ai galèré mais je m'en suis sorti avec un bac +2 dans un autre domaine en ayant perdu 7 ans de retraites.

Le problème fondamental de l'école, c'est qu'on enseigne pas aux élèves à bosser chez eux. Si les parent ne l'impose pas à leurs gosses, vous avez de l'échec. Mieux vaudrais généraliser l'internat à ceux qui n'ont pas 12 de moyenne et le proposer aux collégiens. Plutôt que de punir les ado qui ne bosse pas chez eux.

Cependant, c'est vrai que la compétitivité demande d'avoir des gens formé mais que l'on peu payer au smic. Dans ce cas, pourquoi ne pas former les enfant dès le primaire à effectuer des taches répétitive et même les machines ne pourront être compétitive?

Le niveau d'étude des élèves n'a fait qu'augmenter depuis la 2nd guerre mondial, pourquoi devrais t'on s'arrêter en si bon chemin (même si je suis l'exemple que ça marche pas).
Réponse de le 08/02/2020 à 17:20 :
Oui intéressant ton expérience, disons que j'ai eu a sortir du pays histoire de me mettre dans le savoir plus loin et n'avoir que peu d'intérêts pour les statuts.

Et comme ce n'est plus le savoir qui importe, mais le statut et les diplômes, de ce fait nous constatons a quel point le hors sol politique, économique et social est présent.

Mais plus loin,ayant été dans deux développement industriels et technologique dans lesquels mes résultats on été tels, qu'effectivement le système fait surtout perdre du temps a ceux qui innovent et prennent des risques.

Etant polyglotte, disons que j'ai eu pleins de RDV dans les différentes langues pour mieux cerner de quoi il s'agit.

Et plus loin, sur les sites d'emplois de chacun des pays pour bien me rendre compte de ce qui se passe en France......

C'est aussi pour garder les mêmes car il faut comprendre qu'il s'agit d'un système tribal.

Aujourd'hui le problème est moins la formation que les paradigmes d'anticipation qui fait qu'un système qui ne tient pas compte de l''expérience ne peut que générer stagnation intellectuelle, mais aussi impotence économique.

Le chômage si je le regarde au risque que j'ai pris, et surtout sans l'institution, au regard des résultats, et bien malgré le fait de le payer ensuite dans la retraite, disons m'amène a une lucidité qui fait que tout le savoir dont je dispose est dans la tête.

Ayant fait de la psychologie en Danois, disons qu'après ici le format me permet de comprendre aussi comment après avoir trusté les postes a status dans le savoir, aujourd'hui il s'agit de consumérisme.

Le savoir reste plus lorsque l'on va le chercher, que lorsque l'on te le donne.

Et tout est la!

Du coup ayant croisé pas mal de gros personnages, disons que j'ai compris que c'était obsolète, un vrai système dont plus le temps passe plus je me tiens a côté.

Ceci dit, le plus important sont les savoirs faire !

Ayant été a contre courant souvent dans le monde tec, disons que cela ma donné la vision de chose dont visiblement les statutaires n'ont toujours pas compris.....

Car pour avoir acté du développement en mode extraordinaire, disons que pour cela la multiculturalité a joué un grand rôle, car sans pragmatisme pas d'innovation.

Je crois surtout que par génération, après les cap bep, puis le bac et le bac + 23456 etc etc.

L'intelligence ne dépend pas simplement de savoirs faire, mais de savoir aussi les utiliser.

20 ans cadre, mais en fait par l'origine disons que j'ai la aussi compris, me permet a présent finalement de construire mon propre paradigme la ou ceux dont le statut est une croix, pour ce qui me concerne le meilleur est a venir, car voir c'est savoir !

LES SAVOIRS FAIRE!
a écrit le 08/02/2020 à 11:29 :
Regardons la vérité en face ! les enseignants du publics ont un absentéisme élevés des cours sans profs, ne s'implique pas dans leur travail... mais très actifs pour se plaindre ou de faire grève à la première occasion... c'est la même problématique que les CHU... Jetez un coup d’œil sur l'enseignement privé (les profs du prové partent plus tyrad à la retraite) malgré leur obligation d'enseigner d'appliquer le même programme de l'éducation nationale ou des cliniques privés pas d'engorgement des urgences, des infirmières plus efficaces malgré une rémunération inférieure que du secteur du public... Bref le privé fonctionne mieux ! A quand le contrôle des fonctionnaires ? objectif, résultat, entretien annuel et pour les plus paresseux le licenciement sans discussion (mettre fin à l'emploi à vie) L'état doit revenir à des fonction régalienne ! ça suffit de voir toutes ces administrations publiques et territoriales à la gestion des ressources humaines et financières calamiteuses comme les entreprises publiques de type sncf...
Réponse de le 08/02/2020 à 12:22 :
Menteur ! J'ai bénéficié des urgences publiques qui ont été formidable !
Réponse de le 09/02/2020 à 2:34 :
Une longue liste de mensonges.
a écrit le 08/02/2020 à 10:27 :
Une santé fragilisée... Il faudrait d'urgence déclarer les soins gratuits dentaires qui on le sait agissent directement sur tout le corps et le cerveau rendant notre classe productrice de moins en moins productive physiquement et mentalement.
Réponse de le 10/02/2020 à 1:17 :
@DD

Le reste à charge zéro existait deja, une escroquerie de plus...
a écrit le 08/02/2020 à 9:14 :
C'est pas nouveau :

En 1978, 41 % des jeunes de 18 à 24 ans, avaient quitté le système scolaire avec, au mieux, le brevet de fin de troisième et ne suivaient aucune formation (ils sont qualifiés de « sortants précoces »), selon le ministère de l’Éducation nationale de l’époque .Sur longue période, la diminution de la part des peu diplômés est nette. Elle a surtout été forte entre les années 1970 et 1990.Les difficultés de ceux qui n’arrivent pas à décrocher un titre scolaire sont considérables. Depuis les années 1980, le niveau de qualification a progressé. Mais parallèlement, les exigences du monde du travail se sont également élevées, sous l’effet de l’évolution des technologies et, surtout, de la persistance d’un niveau de chômage très élevé. Les candidats à l’embauche sont nombreux et les entreprises privilégient les plus diplômés. D’où un effet de file d’attente et de déclassement d’une partie de la jeunesse. Ceux qui n’ont pas de titre scolaire sont relégués tout au bout de cette file.
Réponse de le 08/02/2020 à 17:06 :
Et comme ceux qui généralement n'ont pas de titres, ils sont de fait a l'extérieur.

Mais le pire, c'est que l'installation d'un véritable système inéluctable, ne permet plus l'émulation économique, car ayant moi même eu un système d'éducation particulier, en fait si vous ne passez pas par une "grande école", cela reste inéluctable.

Le problème, c'est le format. C'est une élite suiveuse, car n'ayant pas ou peu de vision, l'entrisme parle de lui même.

A présent heureux d'avoir fait les bons choix en dehors du statut ici, disons qu'il faut de ce fait sortir de France pour en percevoir la caducité !

Nous avons a présent, le pire du système français avec le pire du système faussement américain.

Du coup, a bien connaître le business, disons que bon courage a ceux qui voudrons faire autre chose qu'un job pas ou peu qualifié.

Dans tout les cas, lorsque vous pouvez ensuite construire une aventure, les chemins du monde offre plus ! je peux le constater en rapport avec le nombre de langues.

Et surtout pourquoi je me suis retrouvé la ou j'ai été, c'est bien aussi car la vacuité dans le développement est tel, que finalement ce sont plus les titres que les réalisations.

Du coup dans une société administrative, tout est bien huilé pour que la reproduction se passe comment dans une monarchie.

Sauf que la mondialisation nouvelle, va sans doute faire exploser la chose du fait a mon avis de l'image actuelle du pays qui parle encore mieux.

La vacuité et l'affairisme étant couplé, disons que la logique issue de Bonaparte proche de celle de Confucius, ne peut fonctionner sans l'autoritarisme pour installer ce système inéluctable! question de philosophie.

Mais plus loin, inéluctablement s'enfoncera dans disons le néant en terme de paradigme.

De ce fait, les nationalismes n'en serons que plus fort, mais aussi ceux qui n'y trouverons intérêts.

Car si il y a bien une chose qui fait la différence dans le business en France par rapport a celui Anglo saxon c'est qu'a la fin ils paient!

Ici, cela reste dans la tribu ! J'ai mis du temps a comprendre que l'émergence n'existe pas par la qualité, mais l'enchevêtrement d'atavismes inéluctables.

Et a mon avis nombreux sont ceux qui l'on compris, donc je ne vois pas comment dans le temps court y compris, nous n'ayons donc d'étrange situation a venir !
Absolutisme ou autoritarisme, tel sera la choix !
a écrit le 08/02/2020 à 8:44 :
Nous sommes tous responsables de cette situation..
Dans l’ordre d’importance ,parents ,enseignants ,Ettat et pas l’inverse ..!
Et ce sont les jeunes qui en sont les victimes ..
De plus les décrochages se font très tôt probablement 8 à 10 ans.?
Quant à l’apprentissage ? quant les enseignants surtout auront compris son intérêt ,les choses changeront.. Et ce n’est pourtant une voie de garage en particulier sur le plan des salaires.
Les choses peuvent changer mais que chacun prenne ses responsabilités !!
Réponse de le 08/02/2020 à 9:49 :
Moi je me semble responsable que de trouver des situations ou du développement, que j'ai fais, après je ne me sent pas responsable du fait qu'ayant développé et enrichi le pays, ceux qui détiennent le capital ont décidé de tout délocaliser.

Désolé, mais il faut se retourner vis a vis de ceux qui ont fait des choix, qui au regard du développement technologique ont laisser un champs de ruine sur tout les métiers censés découlé des investissements fait par l'impôt pour construire des groupes qui finalement ont permit l'enrichissement extraordinaire de quelques uns, qui eux même tentent y compris de changer de nationalité pour ne pas payer l'impôt!

Alors pour le coup, ayant même payé le prix de ces délocalisations, pour moi tout cela est une question qui se touche du fait que nous ayons a présent les hauts fonctionnaires qui tiennent un double rôle dans la politique et l'économie.

La responsabilité est dans les actes, et je n'acceptes pas le fait de ma responsabilité dans cette car, surtout au vu de ce qui s'est passé !

On ne peut pas être dans une société de statut, et pas remettre en cause un capitalisme étatique, endogamique et administratif ou leur simplement enrichissement perso en dit long.

Alors, c'est ainsi que je ne pratique plus l'économie, mais la solidarité humaine de ceux, nombreux qui n'ont plus rien.

Les actes sont une réalité que l'algorithmie révèlera et qui du coup laisse en responsabilité dans le temps et dans l'espace, ceux qui semble vouloir le pouvoir en ne produisant que son propre enrichissement.

C'est le cas du mécanisme des écoles, non? de ceux qui prétendent par le titre et non les réalisations.
a écrit le 08/02/2020 à 8:39 :
Et le gouvernement veut cacher cela avec le service militaire
a écrit le 08/02/2020 à 7:49 :
Les Français, trop fiers des cursus académiques traditionnels pour leurs petits génies de rejetons ont méprisé l'apprentissage et les formations professionnelles en alternance. Lui préférant les masters de philosophie, de sociologie. La réforme importante récemment votée à permis une relance de l'apprentissage. Mais si les familles continuent à ambitionner pour leurs enfants des carrières de fonctionnaires et de polytechniciens, le non emploi couplé à l'ignorance est le futur de ces jeunes.
Réponse de le 09/02/2020 à 2:38 :
Le taux de chômage après un master est très faible. Les salaires sont plus élevés.
Au delà de la culture, et de l'intérêt d'apprendre, de la nécessité de compétences pour s'adapter au monde de demain, il est intéressant et préférable de faire un master.
a écrit le 07/02/2020 à 22:17 :
Louis XVI n'était pas allé assez loin, il est temps de franchir le pas !
Trump voulait acheter le groenland, vendons lui la France ! Une nouvelle langue, une nouvelle culture plus récente, moins vieillotte, plus dynamique, énergique, pratique, moins trouducultoire ! Actons la supériorité de nos anciennes colonies, les élèves ont dépassé le maitre !

Toutes les civilisations périclitent aurait dit Périclès, la France n'a plus rien à offrir au monde au nouveau monde, les francs et les germains responsables comme dupont et dupont de conflagrations atroces doivent disparaitre !
a écrit le 07/02/2020 à 22:04 :
Ils ne manquent pas grand chose. Passé par leurs soi disant grandes écoles je peux vous assurer que le contenu est un salmigondis mal digéré des techniques et technologies anglo saxonnes, dans tous les domaines, mécanique, électronique, informatique, qui sont d'ailleurs remplis d'anglicisme, souvent cachés car nous avons le latin en commun...

Apprenez l'anglais, vous aurez accès aux sources des savoirs modernes, le français est une langue créolisée dans tous les secteurs d'ailleurs, économie sur bfm business (ils sont occupés à récolter le miel, les abeilles c'est nous, les paradis fiscaux entourant les enclos que sont devenus nos nations, le luxembourg, l'andorre, ile de man, gersey, irlande, suisse etc... sont les réservoirs des happy culteur).
Ils n'ont même plus le temps de traduire les innovations conceptuelles des 5 eyes, en informatique c'est le plus flagrant.
Le roi est nu !
a écrit le 07/02/2020 à 21:42 :
un scandale ! comment se fait il que 950 000 jeunes ne savent pas traverser une rue ? rien que de l'anti macronisme et de l'anticapitalisme fondés sur des théories vénézuéliennes cryptocommunistes d'extrême gauche pour saper le moral des français !
a écrit le 07/02/2020 à 20:46 :
hey
najat, elle a dit que c'est pas important de savoir lire, ce qui est important c'est que tout le monde ait le meme niveau ( donc ceux qui savent doivent desapprendre pour ne pas stigmatiser le coeur de l'electorat de gauche que segolene defend avec ferveur laique - contre celles qui blaspheme racistement)
donc allemand maths et lecture, c'est interdit et passible de camp, car c'est de droite donc c'est capitaliste, donc liberal et laique ' au mauvais sens du terme'
faut fabriquer du bon pauvre, bien captif, ca c'est egalitariste, c'est ca les valeurs de gauche, comme on a d'ailleurs au venezuela
et en plus c'est ce que lenine ecrivait, alors ca va, c'est conforme a la bonne morale baveuse....
quand des politiciens fabriquent sciemment l'electorat dont ils vont avoir besoin dans 20 ans, y a rien a comprendre ( et que les fachos de gauche m'epargnent leur theorie du complot, vu que malheureusement tout est ecrit, pas comme avec kravchenko)
a écrit le 07/02/2020 à 19:52 :
Et l'immigration sauvage accentue le phénomène !
a écrit le 07/02/2020 à 19:33 :
Mettre les mères au foyer qui s'occupent de leurs enfants en bas age dans les NEET est une réelle erreur statistique. Elle sont en fait en activité, même si elle n'ont pas d'autre revenu que les allocations familiales. De plus aucune formation en puericulrure ne leur est proposée de façon par exemple qu'elles puisse prendre charge d'autres enfants abandonnés par leur 2 parents prolétaires qui travaillent .
a écrit le 07/02/2020 à 18:49 :
Une société qui a de la haine pour sa jeunesse n'a pas d'avenir, ces jeunes sont les parias de la société, interdits de RSA à la remorque de leurs parents voire grand-parents!, et quand ils se retrouvent entre eux à écouter de la musique électronique (les teufs) n'hésite pas à envoyer la maréchaussée les lacrimos , la violence, et autres vexations.
A leur àge j'étais fier de mon pays, maintenant il me fait honte.
Juste un chose, il est impossible à un jeune de travailler sans permis de conduire, au lieu de leur faire subir des matières qui ne leur serviront: permis de conduire gratuit et obligatoire.
Réponse de le 07/02/2020 à 20:25 :
Qu'est -ce qui vous fait dire que notre société hait la jeunesse?
Je pense au contraire qu'il n'y a jamais eu autant de structures ,d'aides ,de possibilités scolaires ,d'apprentissage ,etc
Mais ce qui est sûr et certain,c'est qu'il faut vouloir ,avoir envie,ne pas avoir peur de transpirer et ne pas se complaire dans la facilité ou le laxisme.
Mon pays ,la France ne me fait pas honte et je pense vivre mieux que beaucoup de terriens.
Permis gratuit? Chaque fois que vous entendez le mot "gratuit",quelqu'un ,quelque part,paye! Le contribuable ,par exemple.
Et puis,pourquoi gratuit pour certains et payant plein pot pour les autres?
a écrit le 07/02/2020 à 18:12 :
Ça me rappelle les gens qui vous font la morale sur les réseaux sociaux, depuis des décennies, quand vous dites qu'il faudrait peut être stopper les aides à la natalité : "Et qui va payer vos retraites, plus tard ?" Mais c'est ce million de jeunes, bien sûr !

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