Punaises de lit en France : la Russie a bien participé à la psychose
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La paranoïa autour de ces petits insectes parasites d'à peine quelques millimètres s'est répandue en France à l'automne dernier.
Reuters
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La paranoïa autour de ces petits insectes parasites d'à peine quelques millimètres s'est répandue en France à l'automne dernier.
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Et si la psychose autour des punaises de lit avait été montée en épingle ? C'est en tout cas ce qu'affirme le ministre français délégué à l'Europe Jean-Noël Barrot. Ce dernier affirme en effet que le phénomène a été « artificiellement amplifié » par la Russie. Pour rappel, la paranoïa autour de ces petits insectes parasites d'à peine quelques millimètres s'est répandue en France à l'automne dernier. Photos et vidéos amateurs signalant la présence de ces insectes, qui se nourrissent de sang humain et censés avoir disparu de la vie quotidienne depuis les années 1950, avaient alors inondé les réseaux sociaux à partir de la mi-septembre.
Si bien que le grand retour des nuisibles avait pris des dimensions d'affaire d'État, à quelques mois des Jeux olympiques de Paris, manifestation sportive à fort enjeu touristique. Sept établissements scolaires et des classes avaient même été fermés. Pourtant, les cas signalés (fauteuil de cinéma, siège de train...) étaient loin d'être tous avérés.
Interrogé sur la chaîne TF1 sur des tentatives de déstabilisation en France qui seraient conduites par la Russie, le ministre est donc revenu sur cette affaire qui avait fait le tour du monde.
Il faut dire que les opérations de cyberattaques et de désinformation de la Russie ont « commencé à s'accélérer depuis deux ans, depuis le début de la guerre en Ukraine ». Surtout à l'égard de la France, celle-ci ayant raffermi son soutien à l'Ukraine.
Encore en début de semaine, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, présentait la Russie comme « la première menace » dans la guerre informationnelle. Il était notamment revenu sur l'affaire des étoiles de David taguées sur des immeubles de la région parisienne en octobre. Pour rappel, des dizaines d'étoiles de David bleues apposées au pochoir avaient été découvertes sur des façades d'immeubles à Paris et en banlieue.
Un couple de Moldaves avait été interpellé et le commanditaire présumé, un homme d'affaires moldave pro-russe, identifié. Une ingérence en plein conflit entre le groupe islamiste palestinien Hamas et Israël. La semaine dernière, une source proche dossier avait affirmé à l'AFP que cette opération des étoiles de David taguées avait été pilotée par les services de sécurité russes (FSB), confirmant une information du journal Le Monde.
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Mi-février, une vidéo virale, faussement attribuée à France 24, accusait l'Ukraine d'avoir projeté d'assassiner le président français, ce qui aurait poussé ce dernier à annuler un déplacement sur place. Si le voyage en Ukraine annoncé par Emmanuel Macron lui-même pour février n'a effectivement pas eu lieu, tout le reste relève d'un « deepfake », selon la chaîne de télévision française
Mais la Russie ne s'arrête pas là. Des groupes pro-russes avaient déjà été identifiés par Meta (maison-mère de Facebook et Whatsapp) et les autorités françaises pour la campagne « Doppelgänger ». Depuis 2022, les sites Internet de grands médias comme Le Monde en France ou encore The Guardian au Royaume-Uni sont copiés visuellement à l'identique, pour pouvoir diffuser ensuite des fausses informations.
Pour mieux se défendre face aux ingérences russes, la France a créé Viginum, évoquée plus haut par Jean-Noël Barrot. Une structure de détection des fausses informations et des ingérences.
Plus largement, l'Europe a également largement renforcé son arsenal ces dernières années. L'Union européenne a établi en 2018 un code non-contraignant de bonnes pratiques, signé par plus de 30 acteurs de la publicité, de la société civile et surtout du numérique. Depuis août 2023, le Digital services act (DSA) oblige les très grandes plateformes à plus de transparence et à des actions renforcées contre la haine en ligne et les infox.
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En parallèle, le service d'action extérieur européen, bras diplomatique de l'UE, recense les opérations de déstabilisation. D'autant que l'information est devenue un enjeu clé en 2024, une année marquée par la tenue des élections européennes, propices aux ingérences...
(Avec AFP)
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