Rebâtir Notre-Dame de Paris en cinq ans, mission impossible ?
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Le Groupement des entreprises de restauration des monuments historiques (GMH) a évoqué un délai "raisonnable" de dix à quinze ans.
Sipa
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Le Groupement des entreprises de restauration des monuments historiques (GMH) a évoqué un délai "raisonnable" de dix à quinze ans.
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« Nous sommes ce peuple de bâtisseurs. Nous avons tant à reconstruire.Alors oui, nous rebâtirons la cathédrale Notre-Dame, plus belle encore, et je veux que cela soit achevé d'ici à cinq années, nous le pouvons. Et là aussi nous mobiliserons. » Vingt-quatre heures après le dramatique incendie de lundi soir, le président de la République a réaffirmé, à la télévision, sa promesse faite la veille de « rebâtir » la cathédrale. L'annonce a aussitôt été saluée par l'entourage de la maire de Paris : « Emmanuel Macron confirme le calendrier proposé ce midi par Anne Hidalgo : la restauration devra être achevée d'ici à 2024 pour les Jeux olympiques et paralympiques », a tweeté son conseiller en communication Matthieu Lamarre.
Des paroles aux actes, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé mercredi à l'issue du Conseil des ministres un « projet de loi Notre-Dame » dès « la semaine prochaine » pour donner un cadre légal à la souscription nationale. Outre la nomination d'un « Monsieur Reconstruction », en la personne du général Jean-Louis Georgelin, ancien chef d'état-major des armées, le texte permettra aux particuliers qui effectuent un don d'obtenir une réduction d'impôt sur le revenu de 75 % jusqu'à 1 000 euros et 66 % au-delà. Les entreprises bénéficieront, elles, des réductions d'impôt usuelles pour le mécénat, c'est-à-dire de 60 % dans la limite de 0,5% de leur chiffre d'affaires. La proposition "émotionnelle" de Jean-Jacques Aillagon, père de la loi Mécénat, de déclarer Notre-Dame "Trésor National", ce qui aurait ouvert un droit à une réduction de 90% n'ayant pas été retenu. Pas d'effet d'aubaine sur le compte du contribuable donc, en raison de la polémique sur la soudaine générosité de certains milliardaire. Ce qui n'a pas empêché les promesses de dons de s'envoler pour approcher du milliard d'euros en une semaine.
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Plus tôt dans la matinée de mercredi, la famille Pinault avait d'ailleurs fait savoir qu'elle ne demanderait pas l'avantage fiscal pour son don de 100 millions d'euros, « considérant qu'il n'est pas question d'en faire porter la charge aux contribuables français ». Outre les propriétaires du groupe Kering, les familles Arnault et Bettencourt ont promis, chacune, 200 millions d'euros, suivies par Total avec un chèque de 100 millions, ainsi que Paris à hauteur de 50 millions.