Réforme des retraites : Attal veut enrichir le PLFSS d'une enveloppe de 600 millions d'euros pour l'hôpital
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Lors de ses voeux aux soignants, Emmanuel Macron avait appelé à « sortir de ce jour de crise sans fin ».
Reuters
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Lors de ses voeux aux soignants, Emmanuel Macron avait appelé à « sortir de ce jour de crise sans fin ».
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Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes publics, va proposer un « amendement au nom du gouvernement pour accroître le budget de l'hôpital de 600 millions d'euros en 2023 ». C'est ce qu'il a déclaré sur RTL, à quelques heures de l'ouverture des débats à l'Assemblée sur ce texte qui abrite la réforme des retraites.
Interrogé sur le financement de cette mesure, il a précisé que l'objectif de déficit public pour l'année 2023 restait à 5% du PIB et que le gouvernement s'était gardé la « possibilité, notamment sur le budget de l'hôpital d'accroître son engagement » après les annonces du président, lors de ses vœux aux soignants.
Face à un système « à bout de souffle » de l'aveu même du gouvernement, avec des urgences débordées et un manque criant de personnels, sur fond de triple épidémie hivernale de Covid-19, grippe et bronchiolite, Emmanuel Macron avait annoncé début janvier une réorganisation de l'hôpital d'ici le 1er juin.
Le président avait au passage fustigé une « hyper-rigidité » dans l'application des 35 heures et un système qui « ne marche qu'avec des heures supplémentaires ». Le chef de l'Etat a promis une réorganisation du travail à l'hôpital « d'ici au 1er juin » afin de garder les soignants qui le quittent et rendre le secteur plus attractif.
Au-delà, Emmanuel Macro, avait aussi annoncé des mesures pour permettre à tous un meilleur accès aux soins. Ainsi, créés en 2018 pour seconder les médecins libéraux afin de leur permettre de recevoir plus de patients, les assistants médicaux seront plus nombreux. « On a aujourd'hui près de 4.000 assistants médicaux qui ont déjà signé un contrat ce qui est un vrai succès. (...) On doit arriver à 10.000 d'ici à la fin de l'année prochaine ».
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En outre, Gabriel Attal a annoncé que, à défaut de « médecin traitant », 600.000 personnes avec une maladie chronique « auront accès à une équipe traitante de soignants de diverses disciplines. »
Il a également annoncé la « sortie » pure et simple de la très décriée tarification à l'acte (T2A) à l'hôpital dès le prochain budget de la Sécurité sociale, au profit d'un financement sur « objectifs de santé publique », négociés « à l'échelle d'un territoire ».
Pour rappel, la T2A a été introduite en 2004 pour remplacer la dotation globale de financement. Son principal défaut est d'entraîner une course à la rentabilité, au détriment de la qualité.
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(avec AFP)
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