Réforme du financement, restrictions budgétaires... Les crèches sonnent l'alerte
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La petite enfance relève de la compétence des communes, intercommunalités et départements. (photo d'illustration)
Pixabay
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La petite enfance relève de la compétence des communes, intercommunalités et départements. (photo d'illustration)
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Décrié par les entreprises du secteur, le financement des crèches est appelé à être clarifié. Dans un entretien aux journaux du groupe Ebra jeudi dernier, la ministre chargée de la Petite enfance, Agnès Canayer, a évoqué la mise en œuvre d'une réforme en ce sens « d'ici 2028 ».
À l'heure actuelle, l'accueil en crèche repose sur un système « socio-fiscal complexe », selon les termes du Conseil économique social et environnemental (Cese). Deux subventions publiques existent. D'un côté, la prestation de service unique (PSU), aide versée par la Caisse d'allocations familiales (Caf) : elle concerne l'ensemble des crèches. De l'autre, la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), qui n'englobe que les micro-crèches.
Épinglé depuis plusieurs années pour sa complexité, ce mode de financement est décrié par une partie du secteur et des observateurs qui pointent ses « effets pervers ». Le système de tarification horaire concentre notamment une bonne partie des critiques. Il aurait, selon ses détracteurs, incité certains acteurs du privé à profiter de certaines failles et à falsifier par exemple les heures de présence des bébés.
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Des dérives et une course au remplissage qui ont pu être à l'origine de cas de maltraitances, burn-out des professionnelles engagées sur le terrain ou encore non-respect du taux d'encadrement. Ces dérives ont d'ailleurs largement été documentées dans le livre Les Ogres de Victor Castanet.