Réforme des retraites : combien d'argent manque-t-il ?

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À Marseille, la manifestation contre la réforme des retraites, aujourd'hui jeudi 9 janvier 2020.
À Marseille, la manifestation contre la réforme des retraites, aujourd'hui jeudi 9 janvier 2020. (Crédits : Reuters)
De 3,5 milliards d'euros en 2018, le déficit devrait se creuser et atteindre de 8 à 17 milliards en 2025 et jusqu'à 27 milliards en 2030 dans le pire des scénarios, selon le Conseil d'orientation des retraites (COR). Mais le problème n'est pas le même pour les caisses qui disposent de réserves financières, comme la complémentaire des salariés du privé (Agirc-Arrco), que pour le régime de base de la Sécu, dont les comptes vont plonger, passant d'un déficit de 1,6 milliard en 2018 à au moins 6 milliards en 2025 et 7,5 milliards en 2030 (11 milliards pour l'hypothèse la plus pessimiste).

Pierre d'achoppement de la réforme des retraites, la question de son financement fera l'objet d'une réunion au sommet vendredi, entre un gouvernement et des syndicats en désaccord sur l'ampleur des déficits, mais aussi sur le délai pour les résorber et les moyens d'y parvenir.

Combien d'argent manque-t-il ?

De 3,5 milliards d'euros en 2018, le déficit devrait se creuser et atteindre de 8 à 17 milliards en 2025 et jusqu'à 27 milliards en 2030 dans le pire des scénarios, selon le Conseil d'orientation des retraites (COR).

Cette dégradation ne serait pas due à un dérapage des dépenses, qui resteraient à un niveau "stable ou très proche" de 13,8% du produit intérieur brut, mais à un décrochage des recettes, lié "pour l'essentiel" à la fonction publique, en raison des baisses d'effectifs et des faibles hausses de salaire prévues pour les fonctionnaires.

Derrière le solde global du système, le problème n'est pas le même pour les caisses qui disposent de réserves financières, comme la complémentaire des salariés du privé (Agirc-Arrco), que pour le régime de base de la Sécu, dont les comptes vont plonger, passant d'un déficit de 1,6 milliard en 2018 à au moins 6 milliards en 2025 et 7,5 milliards en 2030 (11 milliards pour l'hypothèse la plus pessimiste).

Un trou en partie provoqué par les choix budgétaires après la crise des "gilets jaunes", dont le coût n'a pas été compensé par l'Etat.

Aux yeux des syndicats, le gouvernement est donc doublement responsable de la situation, en tant qu'employeur et gestionnaire des comptes publics.

Y a-t-il vraiment urgence ?

Le "besoin de financement" à court, moyen et long termes du système de retraite est connu de longue date et documenté chaque année dans les rapports du COR.

Mais l'exécutif n'en a fait une priorité qu'après la crise des "gilets jaunes", au sortir du "grand débat national". Depuis 9 mois, les membres du gouvernement insistent sur la nécessité de "travailler plus longtemps".

Comme Emmanuel Macron s'est engagé à maintenir l'âge légal à 62 ans, le Premier ministre Edouard Philippe envisage d'y ajouter un "âge d'équilibre" - aussi appelé "âge pivot" - avec un "malus" pour ceux qui partiraient avant et un "bonus" pour ceux qui prolongeraient leur carrière au-delà.

A moins que patronat et syndicats s'accordent sur "une meilleure proposition", ce dispositif s'appliquerait dès 2022, pour atteindre 64 ans en 2027.

Unanimement opposés à cette mesure, les syndicats contestent l'argument du risque de "faillite" du système, certains préférant renvoyer l'objectif d'équilibre "à 10 ou 15 ans".

Que proposent les syndicats ?

Les syndicats ont déjà avancé un possible "cocktail de mesures", à commencer par des hausses de cotisations pour les employeurs et les plus hauts salaires. Mais le patronat s'y refuse et M. Philippe "ne souhaite pas" augmenter "le coût du travail".

Le Medef réclame "absolument une mesure d'âge", ce que n'exclut pas la CFTC, mais sur le modèle de la "décote temporaire" négociée par les partenaires sociaux à l'Agirc-Arrco et entrée en vigueur l'an dernier.

A tout prendre, la CFDT penche plutôt pour un relèvement accéléré de la durée de cotisation, censée passer progressivement à 43 ans en 2035 en vertu de la précédente réforme de 2013.

Au sein de la centrale, certains sont prêts à "tout mettre sur la table", y compris le fait que le "niveau de vie des retraités" est supérieur à celui des actifs. Le gouvernement, échaudé par la fronde des seniors contre la hausse de la CSG et la sous-indexation des retraites, se dit "radicalement opposé à une baisse des pensions".

Plusieurs organisations envisagent par ailleurs de piocher dans le Fonds de réserve des retraites, trésor de guerre doté de 36 milliards fin 2017, même si une partie de cette somme est provisionné pour rembourser le "trou de la Sécu" jusqu'en 2024.

A cette date, la dette sociale aura été apurée et près de 20 milliards de taxes (CSG et CRDS) seront potentiellement disponibles, souligne l'Unsa, qui suggère d'en utiliser une partie pour les retraites.

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Commentaires
a écrit le 12/01/2020 à 16:37 :
de quels régimes de retraite parle t-on pour annoncer 3,5 milliards d'euros de déficit en 2018 et une perspective de 8 à 17 milliards en 2025 ..., alors que les seuls régimes spéciaux de SNCF ,RATP ,électriciens et gaziers plus quelques autres sous statut affichent déjà tous les ans un déficit de près de 9 milliards d'euros généreusement renfloués par les contribuables ? sans compter le financement de retraites des fonctionnaires dont l'Etat paye les 3/4 des pensions versées ...
en ce qui concerne le régime général des salariés , son déficit est uniquement le résultat des ponctions imposées par l'Etat pour financer les déficits d'autres régimes et à un refus de l'Etat de compenser les exonérations de cotisations accordées sur les heures supplémentaires et le paiement de pensions à des personnes n'ayant jamais cotisé le moindre euro dont des étrangers ; il est d'ailleurs curieux qu'aucun analyste ne relève et mette en perspective les chiffres correspondant à ces ponctions et défauts de recettes pour le régime
général et les annonces faites sur ses déficits actuel et à venir .
La Tribune pourrait- elle avoir accès à ces données et compléter l'information développée dans l'article ?
a écrit le 11/01/2020 à 19:56 :
Bon , ils faut dire que certain touche 5000 euros par mois alors qu'ils n'y a pas ou peux de cotisation ... Ensuites s'ils y avez moins de migrants et de travailleur détacher , ils y aurai plus de travail pour les français et donc plus de cotisation ..
a écrit le 10/01/2020 à 18:26 :
les réformes c'est pour faire plus simple, plus efficace, et donc faire des gains.
Mais pour nos politiques, une réforme c'est un projet qui a de gros avantages, mais à l'arrivée, ça coute beaucoup plus cher que ça ne rapporte, ça sert à quoi de réformer ?

et le pire, c'est que le projet n'est même pas cadré au départ, on avance avec la lampe électrique...

les réformes il faut les faire car la France du secteur public et politique c'est l'usine fantome du monde avec ses 620 000élus, ses 103 aides sociales différentes, ses mille feuilles administratifs et politiques, ses 11 000 articles du code du travail (54 en suisse !!), ses emplois fictifs (ambassadeurs sans poste, préfets à titre honorifique après s'être planté, FMPE, milliers de permanents syndicaux..), ses 1820 primes dont les syndicats ne veulent pas donner les montants, etc etc....

mais ces réformes, il faut les conduire avec ceux qui ont déjà pratiqué et qui ont la logique et la méthode, pas ces amateurs qui se cachent dès que ça bouge et lachent sur tout....et surtout pas des énarques...
a écrit le 10/01/2020 à 14:46 :
On a déjà le record du monde des impôts et charges pour financer les dépenses publiques hors normes parce que à vau l'eau, donc ce qui rend toute reprise impossible et donc plombe le chômage, qui plombe les caisses sociales..

Et que proposent tous ces camelots de la foire, qu'ils soient politiciens opportunistes, syndicats corporatistes...de plomber un peu plus les entreprises en impôts et charges...donc en croissance du chômage..

Mais quand est ce qu'on va sortir de cette dictature du secteur public qui n'hésite pas à servir dans la caisse en s'arrogeant des droits exorbitants et en refusant de revenir dans le régime normal, au prix de 7 milliards de déficits qu'on paye ? qui va un jour expliquer que c'est en bon français du détournement massif d'argent public en bandes organisées ?
Et idem pour le sénat qui a mis la main dans la caisse pour avoir 1,5 milliards de plus pour leurs retraites..?

Mais dans quel pays sommes nous ?
a écrit le 10/01/2020 à 14:45 :
On a déjà le record du monde des impôts et charges pour financer les dépenses publiques hors normes parce que à vau l'eau, donc ce qui rend toute reprise impossible et donc plombe le chômage, qui plombe les caisses sociales..

Et que proposent tous ces camelots de la foire, qu'ils soient politiciens opportunistes, syndicats corporatistes...de plomber un peu plus les entreprises en impôts et charges...donc en croissance du chômage..

Mais quand est ce qu'on va sortir de cette dictature du secteur public qui n'hésite pas à servir dans la caisse en s'arrogeant des droits exorbitants et en refusant de revenir dans le régime normal, au prix de 7 milliards de déficits qu'on paye ? qui va un jour expliquer que c'est en bon français du détournement massif d'argent public en bandes organisées ?
Et idem pour le sénat qui a mis la main dans la caisse pour avoir 1,5 milliards de plus pour leurs retraites..?

Mais dans quels pays sommes nous ?
a écrit le 10/01/2020 à 14:45 :
On a déjà le record du monde des impôts et charges pour financer les dépenses publiques hors normes parce que à vau l'eau, donc ce qui rend toute reprise impossible et donc plombe le chômage, qui plombe les caisses sociales..

Et que proposent tous ces camelots de la foire, qu'ils soient politiciens opportunistes, syndicats corporatistes...de plomber un peu plus les entreprises en impôts et charges...donc en croissance du chômage..

Mais quand est ce qu'on va sortir de cette dictature du secteur public qui n'hésite pas à servir dans la caisse en s'arrogeant des droits exorbitants et en refusant de revenir dans le régime normal, au prix de 7 milliards de déficits qu'on paye ? qui va un jour expliquer que c'est en bon français du détournement massif d'argent public en bandes organisées ?
Et idem pour le sénat qui a mis la main dans la caisse pour avoir 1,5 milliards de plus pour leurs retraites..?

Mais dans quels pays sommes nous ?
a écrit le 10/01/2020 à 14:32 :
on n'arrive pas à sortir de cette anti logique des réformes faites par les administratifs et politiques (même milieu et qui n'ont jamais pratiqué dans la vraie vie, n'ont pas le courage) et donc faute
- d'absence de toute vision cible d'un projet construit,
- de l'identification des gains et contraintes, scénarios alternatifs,
- de l'incapacité à expliquer clairement puisqu'il manque les données clé,
- de pilotage à vue et en désavouant les collaborateurs,
- de gaver tout ceux qui contestent jusqu'à ce que plus personne ne dise rien
on arrive à une réforme méconnaissable et qui coute bien plus qu'elle ne rapporte.

Dans toute entreprise digne de ce nom, tout cadre qui serait à ce point aux antipodes de la logique de base de pilotage de projet - rigoureusement l'inverse de ce que font ces énarques archi nuls - il serait licencié de suite pour incompétence.

mais on est en France, au pays de ces martiens publics de l'anti management et de l'anti gestion, donc on subit, toujours plus de déficits, de dette et donc de chômage induit dans le privé, la variable d'ajustement des gaspillages publics à l'emploi garanti, aux salaires élevés et hors normes en regard des responsabilités réelles, un gâchis monstrueux.

Si le secteur public était bien géré, on aurait au moins 240 milliards de mauvaise dépense publique en moins, 3% de croissance et 2 millions de chomeurs en moins, on serait devant l'allemagne.
a écrit le 10/01/2020 à 9:47 :
a la retraite certe mais il ne faut pas oublier que lorsque l'on commencait atravailler a l'epoque (on devait aller jusqu'a 65 ans et faire 40heures par semaine)Monsieur Miterrant a jugé utile de reduir le depart en retraite a 60 ans et de ne travailler que 35 heures sans contrepartie!!! ce probleme aurait été modulé il y as plus de 30 ans on en serait pas la actuellement comme disait quelqu'un les Francais ont la memoire courte. qu'ele est la difference entre l'age pivot a 64 ans et un jeune qui reussit a etre sur le marché du travaille a 22 ans et qui cotise pendant 42 ans on crée le confusion et on joue sur les mots merci les privilegiés syndicaux
Réponse de le 10/01/2020 à 11:37 :
"qu'elle est la différence entre l'age pivot a 64 ans et un jeune qui réussit a être sur le marché du travaille a 22 ans et qui cotise pendant 42 ans"
La différence est que ceux qui auront leurs trimestres avant 64 ans devront travailler deux ans de plus pour rien. Et surtout leur pension sera calculer sur l'ensemble de la carrière se qui mécaniquement l'abaissera. Enfin concernant la fonction publique qui connait déjà beaucoup de difficulté à recruter ce sera mission impossible sauf à revaloriser les salaires, ce qui est quasi impossible. Oui la retraite calculée sur les 6 derniers mois est un gros avantage. Mais c'est un avantage qui compense des conditions qui seraient inacceptable autrement.
Réponse de le 10/01/2020 à 13:20 :
(on devait aller jusqu'a 65 ans et faire 40heures par semaine)

Sous réserve d'avoir cotisé 37,5 ans de cotisation et 150 trimestres ,déja oublié ?

De toute façon ,deux ans plus tard, Edouard Balladur, décide de porter progressivement de 37,5 à 40 ans et de 150 à 160 trimestres , tu vois ca n'a pas durée longtemps .Aujourd'hui pour une personne née en 1970, 71 et 72 par exemple ,la reforme de marisol touraine prévoyait déja 171 trimestres soit 42 ans et trois trimestres avec la réforme macron et l'âge d'équilibre ils auront 24 mois de plus à faire soit 44 ans .
Réponse de le 10/01/2020 à 14:38 :
d'accord avec vous. surtout que l'âge moyen de départ est déjà de 63 ans et 4 mois. Et on ne parle que des salariés mais ce sont les agriculteurs, indépendants, artisans, patrons de pme...qui travaillent déjà au delà de l'âge légal, ces laissés pour compte qui travaillent trés dur..

et au départ l'age de retraite était égal à l'espérance de vie, comme vous dites c'est la démagogie clientéliste de mittérand qui a mis un coup d'arrêt à la croissance en france avec les 35h et la retraite à 60 ans, l'inverse de tout ce qui se fait ailleurs et pour des raisons triviales.
car on ne peut pas espérer travailler 40 ans et être en vacances payées par les autres travailleurs pendant 20 à 30 ans, surtout avec le financement du grand âge qu'il va falloir financer.
le jusqu'au boutisme des corporatistes est insupportable, il fallait commencer par imposer que tout régime doit s'autofinancer s'il veut rester indépendant, avant d'égaliser (par nécessité)
Réponse de le 10/01/2020 à 17:25 :
vous avez tort.

Les 35h ont été assorties de concession majeures au bénéfice des employeurs.
Ils ont obtenu une flexibilité du travail avec les annualisation des temps de travail, la défiscalisation des heures sup, la possibilité de transformer les majorations de salaires en temps libre (plutôt qu'en argent).
a écrit le 10/01/2020 à 9:14 :
il ne manque rien que l'etat assume sa responsabilite et rende les excedent qu'elle a voler dans les annees 1960 ce qu'elle prévoit ce jour avec les caisse ecxedentaires
a écrit le 09/01/2020 à 21:01 :
La baisse des effectifs de fonctionnaires? Laquelle ?
D'ailleurs à quoi bon mentionner les fonctionnaires puisqu'ils n'ont pas de caisse de retraite, leur pension relevant directement du budget de l'état et ne participant pas du système de répartition ? Leur retenue sur salaire pour pension civile est une non-dépense pour l'état qui ne la décaisse pas et ne la verse à aucune caisse (en contrepartie il verse les pensions des retraités de la fonction publique). Pour l'état qu'un fonctionnaire soit en activité ou en retraite, ça lui coûte à peu près la même chose (sauf s'il est remplacé). Et comme le déficit de l'état est encore plus abyssal que celui des retraites, il a tout intérêt à maintenir ses fonctionnaires en activité le plus longtemps possible et de ne pas en remplacer un maximum.
Réponse de le 10/01/2020 à 8:22 :
Monsieur, je vous invite à lire les prévisions du COR, Conseil d'Orientation des Retraites, qui confirment ce que dit cet article. Si vous avez d'autres études produites par des organismes indépendants qui remettent en question ces prévisions, merci de les partager pour permettre à chacun d'avoir une vision objective de la question. Par ailleurs, à lire votre réponse au commentaire de Novice, je m'étonne que vous ne proposiez pas de supprimer plus simplement l'ensemble des cotisations sociales. Cela permettrait à court terme d'augmenter encore plus vite le patrimoine de chacun même si on peut douter qu'il en profite longtemps sans protection sociale...
Réponse de le 10/01/2020 à 10:56 :
le constat est une opacité maximum sur l économie générale du système......l actuelle.... et le futur.....in fine, ce qui ressort de cet article serait que concernant la retraite sécu du privé, hors régime spéciaux......le système est globalement à l équilibre.....
le résultat avec le futur système universel.....c 'est que les pensions du privé vont baisser pour une même durée de cotisation, pour compenser la charge supérieure de la fonction publique...... donc il faudra trravailler plus longtemps, d ou l âge pivot....

ceci étant, la staganation des salaires, les carrières hachées et le chomage de masse participe des déséquilibres....

c 'est le modèle de développement et d activité qu il faut revoir de fond en comble......mais nette impression qu on fait l inverse...... sorte de fuite en avant pour la nécessité de "s adapter......".... au toujours moins....d une économie totalement financière....confère les idées a venir sur le revenu universel de base et en france la prime d activité.... on marche sur la tête
a écrit le 09/01/2020 à 20:05 :
Le hasard de l'actualité fait que cet article et voisin de celui qui annonce que le patrimoine des français est de 11.735 milliards d'€.
Dit autrement le gravissime problème des retraites serait résolu par une taxe sur le patrimoine de l'ordre de 1/1000...
Réponse de le 09/01/2020 à 21:07 :
Le patrimoine, par ailleurs pour l'essentiel immobilier (et pour beaucoup de français c'est la quasi totalité de leur patrimoine) , est déjà bien taxé (taxe foncière, taxe sur les successions,...). Moi j'ai une autre proposition : on supprime les cotisations salariales et patronales pour retraite, ce qui permet aux français de se constituer un patrimoine plus rapidement, et ils se démerdent une fois à la retraite pour consommer ce patrimoine pour vivre.
Réponse de le 10/01/2020 à 11:44 :
Sur l'air de la chanson de Gainsbourg "un p'ti trou, un p'ti trou, toujours un p'ti trou" vous pouvez chanter une p'tite taxe, une p'tite taxe, toujours une p'tite taxe. Les petits ruisseaux faisant des grandes rivières, nous sommes aujourd'hui le pays le plus taxé au monde. ça suffat comme ci dirait l'autre troubadour.
Réponse de le 10/01/2020 à 11:45 :
Ma proposition n'avait pas vocation d’être "LA" solution mais plus simplement de remettre en perspective des chiffres qui isolés peuvent paraître pharaonique. Cela dit un basculement d'une partie des cotisations qui pèsent sur les salaires vers les revenus du patrimoine serait sans doute bénéfique. Mais on touche là à un vrai sujet politique.
a écrit le 09/01/2020 à 19:23 :
La ..réforme bidon des retraites est alimentée par les GOPE de Bruxelles ou feuille de route à Macron et qu' en bon petit soldat notre européiste de base qui s' est fait élire sur son UE compatibilité exacerbée ne peut plus -ni programmatiquement ni constitutionnellement- s' en détacher.

Il faudra bien sûr veiller à se séparer aux prochaines des néolibéraux pro UE tous clivages confondus l'origine de la paupérisation globale des acquis et du pays, en même temps que du sujet GOPE au prochaines élections afin de retrouver la totale INDEPENDANCE via un FREXIT parfaitement assumé. Le découplage permettant aux syndicats français à l' abri de la CES -Confédération Européenne des Syndicats- plutôt que lâcher sur des mesures aussi iniques qu' infondées auxquelles se déclare hier ouvert l' excellent Berger de Cfdt, actuellement président de la CES!, de négocier avec équité en confirmant leur seul rôle d' amortisseurs sociaux dans un équilibre partagé entre les parties.
Si l' UPR n' était pas là, à la fois libre et indépendant, qui vous le dirait..? UPR, Frexit, vite..
Réponse de le 09/01/2020 à 22:05 :
Sans queue ni tête !
Réponse de le 10/01/2020 à 7:01 :
L'UPR a les moyens de financer des campagnes d'affichage massives et électorales... sans même parler de ses petites mains qui inondent les différents forums, commentaires et réseaux sociaux. N'atteignant jamais les seuils de remboursement des dépenses de campagne, l'argent dépensé vient donc d'ailleurs. Il serait temps d'enquêter là dessus, on verrait bien si l'UPR est si indépendante... ou si son argent vient d'un lobby ou d'un pays étranger (Poutine ?).
Réponse de le 10/01/2020 à 11:49 :
@Gedeon, ce qui esty drôle avec vous, c'est qu'il n'y a même plus besoin de lire vos commentaires : on connaît déjà la conclusion "UPR, Frexit, vite.."

J'espère que le temps que vous passez pour écrire des choses qui ne tiennent pas debout est payé par l'UPR et que vous côtisez pour votre retraite parce que sinon.... que de temps perdu !
a écrit le 09/01/2020 à 19:18 :
Réforme des retraites : combien d'argent manque-t-il ?

Il NE MANQUE PAS d'argent, il y a des excédents et ils seront renforcés ;

La grève généralisée concerne aussi la hausse du SMIC ;

Avec et grâce au Brexit, les Anglais viennent d'obtenir 6 % de hausse du salaire minimum (équivalent de notre SMIC) ;

Les Français attendent une hausse du SMIC de 6 % par an pendant une durée limitée, 3 ans pour aller dans le sens de la proposition du Président de l'Assemblée Nationale ;

sur 3 ans, +18 % pour les SMICard et autant jusqu'aux salaires des classes moyennes ...

et ainsi les caisses seront pleines à DISTRIBUER, les agriculteurs, les petits commerçants et les artisans pourront avoir une retraite de 1 500 € / mensuel minimum garanti.
Réponse de le 09/01/2020 à 21:11 :
Même avec les 6% de BoJo le salaire mini britannique reste inférieur au nôtre. Et c'est évidemment un marché de dupes car depuis le brexit la £ a décroché de 18% par rapport à l'€, renchérissant d'autant la part importante de la consommation des britanniques qui est importée de la zone €. Ca y a causé près de 3 ans d'inflation autour de 3%, qui a déjà largement "bouffé" les 6% de BoJo.
a écrit le 09/01/2020 à 19:13 :
Rien puisque les retraites sont financées à 10 voire 15 ans mais pendant ce temps la part anglaise du Brexit va manquer et il faudra à nouveau cracher au bassinet pour la France, plus 20 % en moyenne. À l’heure actuelle, la France paie 17,4 % du budget. Le Royaume-Uni, environ 12 % grâce au rabais dont il bénéficiait. Toutes choses égales par ailleurs, pour compenser la sortie du Royaume-Uni, la part de la France dans le budget de l’UE devrait passer à environ 20 %.

Le calcul est vite fait, cela veut dire que la France financerait 59,4 milliards d’euros en plus sur sept ans, soit 8,5 milliards d’euros de plus par an !

On nage en plein délire.

Sur les retraites donc, en sortant de l' UE, vous réglez le problème des retraites parce que
1 ce sont les GOPE qui commandent à Macron et
2 vous ouvrez enfin les autres options dont la taxe possible de l' évasion et fraude fiscale, 100 milliards annuels auxquels s' ajoute la cession du coût d' appartenance à l' UE.
Rappelons qu’en 2016 la France a donné 20,5 milliards d’euros à l’UE (19,5 milliards d’euros directement et au minimum 1 milliard d’euros de droits de douanes qui ont été ponctionnés pour faire baisser artificiellement la contribution apparente des États membres), laquelle lui en a restitué 11,3. Cela donne une perte nette de 9,2 milliards d’euros. Pour donner un ordre de grandeur qui parle mieux, c’est 26 millions d’euros par jour donnés en pure perte à l’UE !

C' est bien l' UE qui nous coûte un pognon de dingue, pas nos retraites mais Macron choisit de suivre l' UE et de plumer les français...

UPR, FREXIT, vite ...
Réponse de le 09/01/2020 à 21:13 :
J'ai plus confiance en les estimations du COR qu'en les élucubrations de l'UPR. Il n'y a que l'AGIRC-ARRCO (retraites complémentaires du privé) qui a des réserves...
a écrit le 09/01/2020 à 18:47 :
Sans importance les enfants paieront
Ça s'appelle la solidarité version CGT.
Au faite quels sont les revenus de Martinez ? Les Français sont en droit de savoir ! Homme public dont le syndicat est pour partie financé par les contribuables , il doit rendre public ses revenus. On a carbonisé Fillon pour quelques chemises, et ce type dissimule ses gains . Est-il vrai qu'il continue d'emarger chez Renault ? Ça intéresse les contribuables de connaitre les ressources des permanents syndicaux. Pourquoi tant de pudeur de la part des journalistes ? Ils sont encartés? La trouille ?
a écrit le 09/01/2020 à 18:11 :
pourquoi les syndicats ne veulent pas augmenter les cotisations salariales? parce que c'est paye par quelqu'un mon general, a la difference de la cotisation employeur ' qui n'est payee par personne'
y a bcp plus simple
il suffit de mettre a contributions les riches CE nantis sur mon dos; rien qu'a edf, y a 500 millions a recuperer, c'est dire
quand on aura fait le tour de tous les CE ilreste les 30 milliards de la formation qui servent a tout sauf a former, faut donc le mettre au service sociale de la collectivite reenchantee pour financer les retraites
le financement etant assure sans que ca coute rien a personne, y a donc plus de problemes, sauf pour la gauche qui ne pense qu'a son sale fric et refuse obstinnement un peu de solidarite bienvenue
a écrit le 09/01/2020 à 17:42 :
Ptit indice pour résoudre ce "problème" qui n'est qu'un choix politique néolibéral : le CICE coute 20 milliards par an...
(et beaucoup d'autres rentrées qu'on a obéré récemment pour des intérêts privés...)
Réponse de le 09/01/2020 à 19:00 :
hollande a augmente les impots des entreprises de 40 milliards, et quand la catastrophe a commence son chemin il s'est rendu compte que sa tete allait finir sur une pique, alors il a redonne une partie de ce qu'il avait vole
Réponse de le 09/01/2020 à 21:18 :
Le CICE n'existe plus, transformé en une baisse pérenne de charges. Et il avait été trop chichement mesuré. Pour supprimer l'écart d'imposition des entreprises avec les économies comparables -et donc avoir réellement des effets- il aurait plutôt dû être de 80 à 100 milliards par an. Ce n'était donc qu'on tout petit pas dans la bonne direction.
a écrit le 09/01/2020 à 17:42 :
Personne ne trouve étrange que nos LREM qui se disent sensibles au fonctionnement de l'entreprise rabâchant qu'il faut gouverner un pays de la même sorte ne pense jamais à faire des bénéfices, sans vendre les bijoux de famille ?

Heureusement qu'ils ne dirigent pas une entreprise sinon sans faire rentrer d'argent je vois pas comment elle pourrait tourner... ah oui c'est vrai les "start up" les trucs gonflés en bourse alors que sans faire de bénéfices !

Le néolibéralisme est une forme de nihilisme.
Réponse de le 09/01/2020 à 19:44 :
Si la France était une entreprise son patron aurait licencié la moitié des français et un bon tiers aurait la nationalité de manière précaire.
Réponse de le 10/01/2020 à 9:01 :
Ce n'est pas ce qu'il se passe ? Avant nous avions des pompiers pyromanes, dorénavant nous n'avons plus que des psychopathes pyromanes à la barre.

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