Retraites: une réforme "inéluctable" pour Bayrou, Woerth veut aller jusqu'à 65 ans
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Charles Platiau
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Après avoir été mise de côté pendant la crise du Covid-19, la réforme des retraites revient à l'agenda politique. Sur BFMTV, samedi, le président du Modem, François Bayrou, a jugé qu'elle était "inéluctable" et "au cœur de la campagne présidentielle"
Pendant la campagne, "chacun viendra et dira si oui ou non il est déterminé à assumer cette réforme pour une seule raison, c'est que les pensions continuent à être payées", a déclaré sur BFMTV M. Bayrou, même s'il n'est "pas sûr que le moment d'une campagne électorale soit le bon" pour évoquer ce sujet explosif.
"Si on va dans le sens des bras ballants et de se désintéresser du sujet, un jour - peut-être prochain - ce sont les pensions qui seront en question", a averti M. Bayrou, chef de l'un des trois piliers de la majorité parlementaire.
Pour Eric Woerth, président LR de la commission des finances de l'Assemblée nationale, "il faut expliquer de manière simple, pas arrogante ni brutale, qu'on va devoir continuer à augmenter l'âge de départ, que ce n'est pas la première fois ni peut-être la dernière" afin de garantir "le retour à l'équilibre" du régime des retraites.
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Dans un entretien à Libération, le député de l'Oise "milite pour qu'on aille assez vite à 64 ans, et plus tard à 65 ans" et pour "mettre fin clairement, pas sur trente ans, aux régimes spéciaux pour les nouveaux entrants, redéfinir la pénibilité et faire un effort sur les petites retraites, en indexant les 1.000 premiers euros de pension sur l'évolution du niveau de vie".
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