RN, LFI, PS... Qui pourrait (ou non) censurer le gouvernement Bayrou
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Dès l'annonce de la nomination de François Bayrou comme Premier ministre, Jordan Bardella a fait entendre la voix du RN.
Johanna Geron
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Dès l'annonce de la nomination de François Bayrou comme Premier ministre, Jordan Bardella a fait entendre la voix du RN.
Johanna Geron
[Article publié le vendredi 13 décembre 2024 à 14h11, mis à jour à 16h06]
Après une semaine de discussions pour désigner un successeur de Michel Barnier qui ne serait pas renversé, c'est finalement le président du MoDem François Bayrou qui va prendre la tête du futur gouvernement. Un choix qui a amené l'extrême droite à annoncer qu'elle ne devrait pas à nouveau renverser ce gouvernement.
« Toute autre politique qui ne serait que le prolongement du macronisme, rejeté par deux fois dans les urnes, ne pourrait mener qu'à l'impasse et à l'échec », a cependant mis en garde sur X la présidente du groupe à l'Assemblée nationale.
Marine Le Pen demande ainsi à François Bayrou « d'entreprendre ce que son prédécesseur - Michel Barnier - n'a pas voulu faire : entendre et écouter les oppositions pour construire un budget raisonnable et réfléchi ».
La décision préliminaire du RN est aussi celle du Parti socialiste. Le parti de gauche a notamment demandé ce vendredi au nouveau Premier ministre de s'engager à renoncer au 49.3 pour pouvoir faire passer une loi sans vote à l'Assemblée, en échange d'une non-censure des députés socialistes. Il demande également dans ce courrier « la garantie que (le) gouvernement ne se placera en aucune manière sous la dépendance du Rassemblement national, ni ne reprendra à son compte son programme xénophobe ». Mercredi son Premier secrétaire, Olivier Faure avait montré son scepticisme au sujet du nouveau Premier ministre. « J'ai de l'estime pour François Bayrou », mais « les Français ne veulent pas la continuité », avait-il expliqué sur BFMTV/RMC.
A l'inverse du PS, la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot a annoncé ce vendredi que sa formation voterait à l'Assemblée nationale la censure du futur gouvernement. Une annonce conforme à ce qu'avait promis LFI en cas de nomination d'un Premier ministre non-issu du Nouveau Front populaire. « Deux choix s'offriront aux députés : le soutien au sauvetage de Macron ou la censure. Nous avons fait le nôtre », a écrit Mathilde Panot sur X.
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« Nous déposerons une motion de censure », a ajouté le coordinateur du mouvement Manuel Bompard, en dénonçant un « bras d'honneur à la démocratie ».
Les autres formations de gauche ont, elles, une position moins tranchée. La patronne des écologistes Marine Tondelier a estimé vendredi sur BFMTV que ses députés n'auront « d'autre choix » que de censurer le gouvernement de François Bayrou s'il ne change pas de politique économique et s'il garde « Bruno Retailleau à l'Intérieur ». De son côté, le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel n'a pas menacé de censure François Bayrou mais a réclamé sur X « un changement de cap politique, le respect du Parlement et pas de 49-3 ».
Les députés des Républicains ont pour leur part conditionné la participation de leur parti au gouvernement au « projet » que leur présentera François Bayrou, reconnaissant que leur choix est moins « facile » qu'avec son prédécesseur Michel Barnier, ont indiqué à l'AFP des participants à une réunion de groupe.
« C'est ensuite que nous pourrons décider d'une éventuelle participation », a affirmé le patron du groupe Laurent Wauquiez, dont les positions ont fait « consensus parmi les députés qui se sont exprimés » lors d'une réunion en visio. Il a également appelé LR à parler « d'une seule voix », après s'être entretenu avec le ministre démissionnaire de l'Intérieur Bruno Retailleau et Mathieu Darnaud, le chef des sénateurs LR.
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« Tout le monde se dit qu'il y a un chemin à trouver qui réunisse les gens au lieu de les diviser. Je pense que la réconciliation est nécessaire », a affirmé François Bayrou lui-même, ce vendredi après sa nomination.
(Avec AFP)
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