Pour réussir à économiser près de 44 milliards d'euros en 2026, François Bayrou a lancé, mardi, des pistes tous azimuts, lors de la présentation de ses orientations budgétaires. Mais le Premier ministre a aussi, de manière plus inattendue, remis sur le métier une réforme qu'on pensait enterrée : l'allocation sociale unifiée (ASU).
Cette sortie du maire de Pau signe le retour d'une promesse formulée dès octobre 2018 par le chef de l'État et qui devait aboutir à l'époque à la création d'un revenu universel d'activité (RUA). Entre-temps, la crise sanitaire est venue percuter l'avancement de cette réforme technique. Mais si l'appellation a changé, les objectifs poursuivis restent les mêmes pour le gouvernement. « Il s'agit de rendre le système social plus pilotable et plus lisible pour les concitoyens, de lutter avec plus d'efficience contre la pauvreté et de renforcer les gains au travail dans toutes les situations », confirme Matignon à La Tribune.
La relance de cette réforme par l'exécutif intervient après la publication d'un rapport, mercredi 9 juillet, sur « l'opportunité et les modalités de création d'une allocation sociale unique » par la députée (Horizons) Nathalie Colin-Oesterlé et sa collègue (socialiste) Sandrine Runel. En parallèle, Matignon vient de recevoir des pistes d'arbitrages du haut fonctionnaire Fabrice Lenglart, nommé directeur général de l'Insee début juin, et qui a beaucoup travaillé sur la question avec un « commando » d'experts.