Macron défend les accords climatiques et les agriculteurs français
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« On va parler de nos intérêts commerciaux, de nos échanges, de la défense de notre agriculture et de nos agriculteurs », avait indiqué samedi Emmanuel Macron.
Reuters
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« On va parler de nos intérêts commerciaux, de nos échanges, de la défense de notre agriculture et de nos agriculteurs », avait indiqué samedi Emmanuel Macron.
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[Article mis en ligne dimanche 17 novembre à 17h16 et mis à jour lundi 18 novembre à 7H45] Emmanuel Macron s'est entretenu ce dimanche à Buenos Aires avec le président argentin Javier Milei. Son objectif ? « Défendre » les agriculteurs français mobilisés contre l'accord commercial avec le Mercosur, et convaincre le chef de l'Etat ultralibéral de ne pas faire cavalier seul sur le climat.
Après un hommage très symbolique aux victimes, notamment françaises, de la dictature militaire argentine, le locataire de l'Elysée a rejoint la Casa Rosada, le palais présidentiel. Il y a été accueilli par son homologue, accusé de révisionnisme sur cette page sombre de l'histoire du pays latino-américain.
Un second tête-à-tête après le dîner de la veille, au début de cette tournée de six jours en Amérique latine. « On va parler de nos intérêts commerciaux, de nos échanges, de la défense de notre agriculture et de nos agriculteurs », avait indiqué samedi Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux dans l'avion qui l'emmenait en Argentine.
« On ne pense pas toujours la même chose sur beaucoup de sujets », a-t-il ajouté, « mais c'est très utile d'échanger pour préparer » le G20, auquel les deux hommes participeront lundi et mardi à Rio de Janeiro. Les pays du G20 représentent 85% de l'économie mondiale. Ils sont les plus grands contributeurs aux banques de développement qui pilotent le financement nécessaire à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils sont également responsables de plus des trois quarts des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
La visite française en Argentine intervient surtout dans un contexte particulier. En France, soutenus par une classe politique réunie dans une rare unanimité, les agriculteurs se mobilisent contre le traité de libre-échange que la Commission européenne, poussé par plusieurs pays comme l'Allemagne et l'Espagne, espère signer d'ici la fin de l'année avec le Mercosur, le bloc régional qui inclut l'Argentine et le Brésil. Ils redoutent une déferlante de viande latino-américaine, et mettent en garde contre une concurrence déloyale de produits n'étant pas soumis aux normes environnementales et sanitaires strictes en vigueur en Europe.
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À Buenos Aires puis à Rio, Emmanuel Macron va se faire le porte-voix de ce refus, même si ce sont surtout les autres Européens qu'il doit convaincre de ne pas passer outre l'opposition française. Il martèle que Paris rejette ce texte « en l'état », réclamant qu'il intègre le respect de ces normes et aussi l'accord de Paris sur le climat.
Or, Javier Milei est un admirateur de Donald Trump, climatosceptique comme le républicain qui vient de faire un come-back tonitruant en remportant la présidentielle américaine. L'Argentine vient de retirer sa délégation des négociations climatiques de la COP29 à Bakou et les spéculations vont bon train sur sa possible sortie de l'accord de Paris - un geste que Donald Trump avait effectué lors de son premier mandat.
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Emmanuel Macron espérait donc, selon son entourage, « raccrocher » le président argentin au « consensus international » et aux « priorités du G20 », notamment en matière de lutte contre le réchauffement.
(Avec AFP)
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