Immobilier d’Etat : François Bayrou confirme la création d’une foncière
César Armand
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François Bayrou présentait ses grandes orientations pour le budget 2026, ce mardi.
REUTERS/Abdul Saboor
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Cette fois-ci, c'est la bonne. Ce mardi, le Premier ministre a annoncé la création d'une foncière d'État. Six mois plus tôt déjà, dans son discours de politique générale, il avait acté un fonds spécial « entièrement dédié » à la réforme de l'État pour investir dans le déploiement de l'intelligence artificielle dans les services publics et financé « en réalisant une partie des actifs, en particulier immobiliers, qui appartiennent à la puissance publique ». Autrement dit : une « manière de rendre actif un patrimoine aujourd'hui inactif nous [permettant] peut-être un jour d'initier un scénario de réduction de notre endettement ».
Cette idée devrait donc se concrétiser. Dans le cadre de son discours « de vérité » sur les orientations budgétaires, François Bayrou a promis de rendre utile le patrimoine improductif de l'État.
Hasard du calendrier : les anciens ministres macronistes redevenus députés Thomas Cazenave (Gironde) et Olivia Grégoire (Paris), ainsi que leurs collègues Jean-Paul Mattei (Démocrate, Pyrénées-Atlantiques) et François Jolivet (Horizons, Indre), ont dévoilé, jeudi dernier, une proposition de loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État.
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Et pour cause : l'État détient 96 millions de mètres carrés, dont 23 millions de bureaux et reste l'un des plus grands propriétaires immobiliers du pays, derrière l'Église et la SNCF. Toujours est-il que le texte d'initiative parlementaire serait soutenu par 130 députés issus de six groupes politiques, arguant qu'« une partie de ce patrimoine est mal connue, sous-utilisée ou vétuste ».
César Armand