Très fort rebond de l'emploi au T3, loin de compenser le désastre du début d'année
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Dans le bâtiment, les créations d'emplois ont été très dynamiques au cours du troisième trimestre.
Reuters
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Dans le bâtiment, les créations d'emplois ont été très dynamiques au cours du troisième trimestre.
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L'emploi a retrouvé des couleurs cet été. Selon les derniers chiffres de l'Insee publiés ce vendredi 6 novembre, l'emploi salarié dans le secteur privé a augmenté de 1,8% avec 344.000 emplois créés entre fin juin et fin septembre. Il s'agit selon les statisticiens de la plus forte hausse trimestrielle depuis le début de la série débutée en 1970. Le déconfinement et la levée progressive des mesures drastiques pour limiter la propagation du virus ont entraîné un boom des embauches après une paralysie sévère de l'économie tricolore. Cette levée a en quelque sorte provoqué un rebond mécanique des créations d'emplois.
Au-delà de ce boom, cette dynamique spectaculaire est loin de compenser les destructions massives du premier semestre. Les économistes de l'organisme public rappellent que près de 650.000 emplois ont été détruits entre janvier et juin. C'est une chute inédite selon l'Insee. "Le second confinement risque d'affecter plus durablement l'économie, notamment sur la solvabilité des entreprises plutôt que sur la liquidité. Les entreprises rentrent endettées dans ce second confinement. Les entreprises ont moins de capacité d'endettement qu'au printemps", a expliqué l'économiste et directeur des études à la Banque de France, Olivier Garnier, lors d'un webinaire sur les PME jeudi 5 novembre. En outre, l'incertitude alimentée par la seconde vague repousse les perspectives d'un rebond rapide de l'économie et plonge une nouvelle fois les entreprises dans le flou pour leur recrutement. Dans sa note de conjoncture de début d'octobre, l'Insee prévoyait 840.000 emplois détruits sur l'année 2020.
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Dans le détail, les créations d'emplois dans les services marchands ont décollé (+1,4%) au cours du troisième trimestre avec 162.000 créations. Pendant les huit semaines de confinement, beaucoup de secteurs dans les services qui nécessitent des interactions ont subi une fermeture administrative. L'hôtellerie-restauration, le tourisme, les transports, ont particulièrement été affectés durant cette mise sous cloche. Au total, plus de 212.000 postes ont été détruits pendant les six premiers mois de l'année. Ce qui signifie que beaucoup de ces postes ne risquent pas de revoir le jour malgré la mise en œuvre rapide des mesures de chômage partiel. Dans les services non-marchands, la hausse est également très marquée (1,5%) soit environ 37.000 emplois supplémentaires au cours du troisième trimestre.