Croissance : vers une reprise poussive de l'économie, les licenciements bondissent
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Les indicateurs économiques donnent encore le vertige. Selon la note de conjoncture de l'Insee publiée ce mercredi 8 juillet, le produit intérieur brut de la France chuterait de 9% en 2020. C'est une prévision plus optimiste que celles de l'OCDE, du FMI (-12,5%) ou encore de la Commission européenne qui table sur une récession supérieure à 10% en 2020. Si le déconfinement en France se passe relativement bien, de nombreuses incertitudes sanitaires et économiques planent sur le moral des entreprises et des ménages. Une éventuelle seconde vague anéantirait tout espoir de reprise durable même si la France serait mieux préparée. Dans les semaines à venir, beaucoup d'économistes redoutent une envolée du chômage. Les conditions du rebond dépendront beaucoup de la situation sur le marché du travail et de l'évolution de la situation sanitaire. La crise pourrait entraîner une baisse prolongée des revenus des Français et donc de la demande, ce qui pourrait provoquer une chute de l'activité pour les entreprises. Face à cette plongée de l'économie en eaux troubles, le gouvernement doit préparer un plan de relance stratégique au cours de l'été.
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Près de deux mois après la sortie du confinement, l'économie tricolore retrouve des couleurs. Les statisticiens estiment que les pertes d'activité en juin (-12%) sont de bien moindres ampleurs qu'en mai (-22%) ou en avril (-30%). La levée progressive des mesures de confinement a permis à de nombreux secteurs de redémarrer leur activité dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes. Dans l'industrie, les moteurs de l'appareil productif repartent progressivement avec des pertes estimées à -14% en juin contre -19% en mai ou -32% en avril. Du côté de la construction lourdement paralysée pendant le confinement, les chantiers redémarrent avec des pertes évaluées à -31% en juin contre -47% en mai et -61% en avril. Compte tenu du poids de ces secteurs dans l'économie, les dégâts sur le PIB sont relativement limités avec des contributions négatives en points de PIB estimées à 1,9 pour l'industrie et -1,7 pour la construction.