Déstabilisée par la guerre russe en Ukraine, l'agriculture française aura le soutien du gouvernement, dans le cadre du plan de résilience annoncé ce mercredi. Les agriculteurs en difficulté bénéficieront notamment de mesures d'aide de court terme tant générales que spécifiques, ont détaillé le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie. Ils seront aussi les destinataires de dispositifs permettant, à plus long terme, à sécuriser les productions à venir du secteur.
Les mesures d'aide visent notamment à répondre aux principaux impacts de la guerre en Ukraine sur l'agriculture française: l'augmentation des prix de l'énergie, des engrais et des céréales. Des formes d'inflation qui, de surcroît, pesaient sur les agriculteurs déjà depuis des mois avant le début du conflit, et qui affectent particulièrement le coût de l'alimentation animale, donc les éleveurs.
La remise à la pompe de 15 centimes par litre de carburant promise samedi par l'exécutif sera ainsi appliquée aussi au gazole non routier utilisé par les agriculteurs, a précisé le gouvernement aujourd'hui. Ces derniers bénéficieront également d'un remboursement immédiat de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) 2021 et, sur demande, d'un acompte de 25% pour la TICPE 2022, qui seront versés dès le 1er mai.
Les entreprises agricoles, forestières et agroalimentaires auront également accès à une nouvelle aide ouverte à toutes les entreprises dont la consommation de gaz et d'électricité représente au moins 3% des charges et qui seront déficitaires en 2022. L'Etat prendra en charge la moitié du surplus de leurs dépenses énergétiques dans la limite de leurs pertes.