Vendre et acheter en vrac au temps du coronavirus : les bonnes pratiques

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Photo d'illustration. Réseau Vrac recommande notamment de désinfecter au minimum deux fois par jour toutes les surfaces et tout ce qui est susceptible d'être manipulé dans le magasin.
Photo d'illustration. Réseau Vrac recommande notamment de "désinfecter au minimum deux fois par jour toutes les surfaces et tout ce qui est susceptible d'être manipulé dans le magasin". (Crédits : Reuters)
Bien qu'encore confidentiel, le marché du vrac est en pleine expansion. Comment, en période de pandémie, limiter les risques de contagion ? Le Réseau Vrac publie des préconisations supplémentaires "à mettre en œuvre en plus de celles communiquées par le gouvernement", aussi bien à destination des vendeurs que des acheteurs.

Des préconisations d'hygiène à destination de tous les commerces vendant des produits en vrac, s'ajoutant aux recommandations du gouvernement, ont été publiées ce mardi afin d'améliorer les "bonnes pratiques" pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, selon l'organisation qui fédère le secteur.

"Au vu de la propagation rapide du virus Covid-19 et des questions récurrentes des commerçants adhérents sur les bonnes pratiques à mettre en place pour limiter sa transmission", Réseau Vrac publie sur son site des préconisations supplémentaires "à mettre en œuvre en plus de celles communiquées par le gouvernement".

Éviter autant que possible de se servir soi-même

L'organisation recommande ainsi de "désinfecter au minimum deux fois par jour toutes les surfaces et tout ce qui est susceptible d'être manipulé dans le magasin" et de "limiter le nombre de personnes dans la boutique".

En outre, "le consommateur doit se faire servir au maximum par le commerçant et éviter autant que possible de se servir lui-même", explique Réseau Vrac à ses adhérents.

"Dans la mesure du possible, nous recommandons au commerçant d'utiliser ses contenants et sacs à vrac, préalablement lavés et désinfectés, plutôt que les contenants apportés par le consommateur, afin de limiter le risque de transmission du virus", ajoute l'organisation.

Mais "si le commerçant continue à autoriser l'utilisation des contenants apportés par les consommateurs, nous recommandons de désinfecter l'extérieur des contenants, en magasin avant utilisation".

Enfin, "le port de gants par le commerçant n'est pas recommandé", il vaut mieux privilégier un bon lavage des mains régulier, ainsi que "limiter au maximum la communication orale" et "éviter les gestes parasites".

Le marché du vrac en forte croissance

Le marché du vrac (produits sans emballage) en France a représenté 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2019, en croissance de 41% sur un an, tiré par l'ouverture de magasins et le développement du non-alimentaire, selon Réseau Vrac.

"On a bon espoir que le marché triple d'ici 2022", avait affirmé début février Célia Rennesson, la directrice générale de cette organisation qui fédère 1.300 acteurs de la filière dans 14 pays francophones.

Selon des chiffres du cabinet Nielsen, 40% des Français déclarent acheter en vrac, en hausse de trois points sur un an.

Mais ce type de consommation reste quand même une "niche", avec une part de marché (hors produits frais) de 0,75%, que Réseau Vrac espère porter à 3% en 2022.

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Commentaires
a écrit le 24/03/2020 à 15:42 :
Pour que ça soit facile à gérer, je vois plus des boutiques vrac 100% que ce qu'on voit en GS, une partie faite pour, ça se gère comment si on apporte nos contenants (le but du système, aucun emballage à jeter ou recycler, tout de la colonne au bocal, boite Tuppe*, autre) en tarage ? Un sac papier je n'arrive pas à le mettre à recycler, tant que pas trop abimé, ça peut resservir dix fois voire plus.
Le vrac c'est vertueux mais il faut remplir les colonnes, donc l'intervention du personnel, un liquide il peut y avoir une pompe et un bouton, ne pas avoir d'emballage et de rayons à approvisionner ça a des exigences, donc un prix, celui de la "vertu".
Ai encore jamais rien acheté en vrac, pas tenté, trop vieux sais pas, je ne jette rien, mange tout. :-) Question d'organisation même en faisant les courses 1-2 fois par semaine.
Chez Lecl* j'ai jeté un coup d’œil quand même voir si y a bien les infos sur la provenance et les infos nutritionnelles, sans emballage ne veut pas dire "produit mystère" anonyme, éthéré, hors règles.
a écrit le 24/03/2020 à 15:12 :
Le seul magasin que je connais dans mon quartier de lyon que je connais qui le fait, est marie claire, un magasin en moyenne 30-50% plus cher sur tout.

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