Trump retire les Etats-Unis d'un accord mondial sur la taxation des multinationales
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Donald Trump prêtant serment durant sa cérémonie d'investiture le 20 janvier 2025.
SAUL LOEB/Pool via REUTERS
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Donald Trump prêtant serment durant sa cérémonie d'investiture le 20 janvier 2025.
SAUL LOEB/Pool via REUTERS
Les États-Unis se retirent d'un accord sur une taxation minimale des multinationales
L'Union européenne (UE) a dit mardi « regretter » la décision du nouveau président des États-Unis, Donald Trump, de retirer son pays de l'accord international introduisant une taxation minimale de 15 % sur les bénéfices des multinationales, obtenu après de longes négociations en 2021.
Parmi les dizaines de décisions prises au premier jour de son mandat, et au nom de la reconquête de la « souveraineté nationale » et de la « compétitivité économique », Donald Trump a décidé que l'accord signé sous l'égide de l'OCDE n'avait « aucun effet aux États-Unis ».
Les marchés attendant d'en savoir plus sur la politique de Trump
Les Bourses mondiales digèrent ce mardi une première salve de décrets présidentiels de Donald Trump après son retour à la Maison Blanche, en attendant d'en savoir plus sur sa politique commerciale vis-à-vis de l'Europe et de la Chine.
En Europe, « malgré toute l'incertitude qui existe concernant le programme ''America First'' du nouveau président américain, l'évolution des indices boursiers, n'a pas vraiment été perceptible jusqu'à présent », a commenté Konstantin Oldenburger, analyste chez CMC Markets, dans une note. La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,48 %, Londres a avancé de 0,33 % et Francfort s'est octroyé 0,25 %. Milan s'est en revanche repliée de 0,23 %.
Moscou juge « déstabilisatrice » la réinscription de Cuba sur la liste noire américaine
La Russie a critiqué ce mardi le nouveau président américain Donald Trump pour avoir réinscrit Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme, estimant que cette mesure vise à « changer le pouvoir » dans l'île.
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La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré dans un communiqué que le décret du président américain visait sans aucun doute « à renforcer davantage les restrictions financières et économiques dans l'espoir de déstabiliser la situation et de changer le pouvoir à Cuba ».
Taxes douanières : le Canada « ripostera » fermement
Le Canada « ripostera » fermement et rapidement si les États-Unis imposent des droits de douane de 25 % le 1er février, comme l'a annoncé Donald Trump lundi après son investiture, a indiqué mardi le Premier ministre Justin Trudeau. « Tout est sur la table et je soutiens le principe de droits de douane équivalents au dollar près », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, précisant que cela « aura un coût pour les Canadiens ».
Le secteur de l'éolien dans le rouge en Bourse après les annonces de Trump
Les titres des groupes du secteur de l'éolien sont tombés dans le rouge en Bourse ce mardi après l'annonce par Donald Trump d'un moratoire sur le développement de parcs éoliens. La principale chute en Bourse concerne le géant danois Ørsted, spécialisé dans les énergies renouvelables, qui s'effondrait de 12,88 % à Copenhague peu après 16 h 00 (15 h 00 GMT).
Son compatriote Vestas perdait -3,24 %. En Allemagne, RWE, principal producteur d'électricité du pays, perdait 0,61 %. En France, le câblier Nexans, très actif pour relier les champs éoliens marins aux réseaux terrestres, perd 0,98 %, tandis que les grands énergéticiens français présents dans l'éolien offshore aux États-Unis, Engie (-0,85 %) et TotalEnergies (-0,89 %), étaient également dans le rouge.
Le Danemark estime qu'aucun pays ne peut venir « se servir » au Groenland
Aucun pays ne peut venir « se servir » au Groenland, territoire autonome du Danemark convoité par Donald Trump, a déclaré ce mardi le ministre danois des Affaires étrangères. Une déclaration qui fait référence à la volonté du président Trump de placer, par la force, le Groenland et le canal de Panama sous le contrôle des États-Unis.
« Nous sommes Groenlandais, nous ne voulons pas être Américains », a affirmé plus tard dans la journée le Premier ministre du Groenland. « L'avenir du Groenland doit être décidé au Groenland », a redit lors d'une conférence de presse Mute Egede, reconnaissant que la situation était « difficile ».
Scholz appelle à défendre le « libre-échange » face aux menaces douanières de Trump
Le chancelier allemand a appelé ce mardi à Davos à « défendre le libre-échange », « fondement de prospérité », au lendemain des premières annonces de Donald Trump sur des droits de douane frappant les importations aux États-Unis. Les Européens, qui veulent « un commerce mondial libre et équitable », défendront « avec d'autres partenaires » ce principe contre celui de « l'isolement » commercial qui « nuit à la prospérité », a déclaré le chef de gouvernement lors du Forum économique de Davos.
Les guerres commerciales n'ont « pas de vainqueur », selon le vice-Premier ministre chinois
Au forum économique de Davos, le vice-Premier ministre chinois Ding Xuexiang a mis en garde ce mardi contre les guerres commerciales qui n'ont « pas de vainqueur », alors que le président américain Donald Trump a promis de relever les droits de douane. « Le protectionnisme ne mène nulle part, et il n'y a pas de vainqueur dans les guerres commerciales », a ainsi indiqué le haut représentant.
Le dirigeant chinois a aussi défendu le multilatéralisme, alors qu'une « lutte acharnée » est, selon lui, en cours entre défenseurs et opposants à la mondialisation. Il a également appelé à « promouvoir la sécurité et la paix par la coopération », et à « résoudre les disputes et les différends par le dialogue ». Ding Xuexiang a aussi appelé à « empêcher les frictions économiques et commerciales, de freiner les progrès de la transition verte » et « d'éviter d'ériger des barrières vertes qui empêcheraient une coopération économique et commerciale normale ».
Les nouveaux décrets de Trump profitent au dollar
Le dollar accueille favorablement mardi la première salve de décrets présidentiels signés par Donald Trump dès son premier jour au pouvoir, qui pénalisent fortement les devises du Mexique et du Canada, premières cibles du président américain. Vers 10 h 30 GMT (11 h 30 à Paris), le dollar américain monte de 0,57% par rapport à l'euro, à 1,0357 dollar. Le billet vert écrase par ailleurs le peso mexicain, qui s'enfonce de 1,23 %, à 20,7610 pesos pour un dollar, et la monnaie canadienne, en chute de 0,80 %, à 1,4425 dollar canadien pour un « buck », un surnom de la devise américaine.
Trump annule un décret encadrant l'intelligence artificielle
Le président américain a révoqué un décret de 2023 signé par Joe Biden, qui visait à réduire les risques que l'intelligence artificielle pour les consommateurs, les travailleurs et la sécurité nationale. Le Defense Production Ac exigeait ainsi que les développeurs de systèmes d'IA qui présentent des risques pour la sécurité nationale, l'économie, la santé publique ou la sécurité des États-Unis, partagent les résultats des tests de sécurité avec le gouvernement américain, avant qu'ils ne soient rendus publics.
Mais le républicain s'était engagé à abroger l'ordonnance qui, selon lui, entrave l'innovation en matière d'IA. « Les républicains soutiennent le développement de l'IA ancré dans la liberté d'expression et l'épanouissement humain », précisait d'ailleurs son programme.
Le président de Business France veut rester confiant
« On sait qu'on aura beaucoup de volatilité sur les comportements, des comportements un peu imprévisibles », a concédé Pascal Cagni, président de cet organisme en charge d'aider les entreprises françaises à exporter et de promouvoir l'investissement étranger en France. « Mais, nous avons en France une longue expérience de travail avec une administration Trump », a-t-il fait valoir, rappelant que le volume d'affaires avait augmenté de plus de 27% sous les quatre premières années de mandat Trump.
Selon lui, l'augmentation des tarifs douaniers dont menace Donald Trump ne peut pas être démesurée, au risque que la riposte des partenaires des Etats-Unis aboutisse à « une augmentation générale des prix et de l'inflation » y compris pour « la base même du populisme qui a voté pour Trump et verrait son coût de la vie augmenter ».
La Bourse de Paris prudente
Vers 10 heures, le CAC 40 prenait 0,09% à 7.740,34 points, en hausse de 6,84 points. La Bourse de Paris digérait ainsi dans la prudence la myriade de décrets présidentiels signés aux États-Unis par Donald Trump la veille, dans la foulée de son investiture.
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« Donald Trump a effectué un retour hier soir fracassant au pouvoir (...), et a présenté des plans pour la mise en place immédiate d'ordres et d'actions destinés à changer radicalement le cours du pays », a commenté John Plassard, responsable de l'investissement pour Mirabaud. Mais « le rythme des décrets présidentiels (de Trump) restera élevé aujourd'hui encore. Peu d'investisseurs osent donc vraiment sortir de leur réserve », a expliqué Jochen Stanzl de CMC Markets.
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