A Davos, Soros s'en prend aussi à la Chine

 |   |  539  mots
(Crédits : Luke MacGregor)
Le milliardaire George Soros s'en est pris à la Chine et à son président Xi Jinping, qu'il a qualifié de "plus dangereux ennemi" des sociétés libres et démocratiques, dans un discours à charge à Davos.

"La Chine n'est pas le seul régime autoritaire du monde, mais c'est sans aucun doute le plus riche, le plus fort et le plus développé en matière d'intelligence artificielle", a-t-il dit au cours du dîner qu'il organise chaque année en marge du Forum économique mondial, l'emblématique milliardaire.

"Cela fait de Xi Jinping le plus dangereux ennemi de ceux qui croient en des sociétés libres", a dit George Soros jeudi soir, à l'occasion de ce rendez-vous très couru chaque année dans cette station de ski des Alpes suisses.

Ses équipes ont rapidement diffusé des copies de son discours en chinois par email, discours dans lequel il place dans le peuple chinois "son plus grand espoir".

Pékin traite cette attaque par le mépris

"Un individu confond le bien et le mal, dans une déclaration sans aucun sens, cela ne vaut pas la peine d'être réfuté", a rétorqué la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mme Hua Chunying, interrogée lors d'un point de presse régulier.

"En fait, dans le monde d'aujourd'hui, on voit clairement qui ouvre les portes et construit les routes et qui ferme les portes et construit des murs", a-t-elle lancé.

Devant une assemblée de journalistes, économistes et autres invités, George Soros a en outre appelé les Etats-Unis à "sévir" contre les groupes technologiques chinois Huawei et ZTE.

"Si ces entreprises en venaient à dominer le marché de la 5G", la cinquième génération des technologies mobiles (5G), indispensable à l'essor des voitures autonomes et autres objets connectés, "elles représenteraient un risque inacceptable pour la sécurité du monde."

"L'an dernier, je pensais encore que la Chine devait être davantage intégrée aux institutions de gouvernance mondiale, mais, depuis, le comportement de Xi m'a fait changer d'avis", a-t-il expliqué.

Adversaire déclaré du président Donald Trump, le financier-philanthrope a estimé que le gouvernement américain avait certes reconnu que la Chine était un "adversaire stratégique", tout en jugeant que c'était là un constat "simpliste".

Répondre aux "Nouvelles routes de la soie"

Selon lui, une réponse politique efficace face à la Chine doit être "bien plus sophistiquée, détaillée et pragmatique" et doit également comporter une réponse à l'ambitieux programme d'investissements à l'étranger de Pékin, les "Nouvelles routes de la soie".

George Soros a reproché au président américain, qui a engagé des discussions commerciales avec Pékin, de vouloir "faire des concessions à la Chine et crier victoire tout en réitérant ses attaques contre les alliés des Etats-Unis".

Le milliardaire a appelé Washington à concentrer ses représailles commerciales sur la Chine plutôt que de s'en prendre à ses alliés, parlant de "guerre froide qui pourrait devenir chaude" entre les deux super-puissances.

George Soros a toutefois aussi décoché une flèche à Moscou :

"Je me suis concentré sur la Chine mais les sociétés libres ont bien d'autres ennemis, au premier rang desquels la Russie de Poutine. Le plus dangereux scénario serait que ces ennemis conspirent entre eux et apprennent des choses les uns des autres pour opprimer encore davantage leur peuple."

(avec l'AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/02/2019 à 18:14 :
faudra un jour qu'il s'arrête de continuer à faire fortune sur le dos des pays en difficulté financière car n'oublions point que la crise de la Grèce dans la communauté c'est bien lui et celui lui a rapporté une fortune car il avait parié sur cette déconvenue de l'Europe alors il serait temps que cet individu soit mis au rebus.Comme quoi un milliardaire a tellement d'impact sur les finances mondiales qu'il est difficile de le mettre à la raison.
a écrit le 27/01/2019 à 12:24 :
Soros qu ils arrête de finances leS réfugié en Méditerranée et qu'il rentrés dans une maison de retraités la démocratie des soros un spéculateur de pays pauvres
a écrit le 26/01/2019 à 17:48 :
faute avouée à moitié pardonnée. Ce milliardaire qui a fait sa fortune sur les infortunes des gouvernements libéraux et démocratiques avait ses ONG focalisées sur l'Europe,
Il a enfin repris ses esprits vers les vrais dangers...
Moi je trouve que ce n'est pas mal.. mais que cela reste de la comm à laquelle les gouvernements chinois et russes sont téfaliens, pardon tefloniens
a écrit le 26/01/2019 à 5:48 :
A part foutre le bordel partout dans le monde de part son amoralité et sa fortune, c'est un égocentrique dangereux qui veut imposer sa vision du monde....
Réponse de le 27/01/2019 à 19:06 :
à Chap : "A part foutre le bordel partout dans le monde de part son amoralité et sa fortune, c'est un égocentrique dangereux qui veut imposer sa vision du monde.... "

Pour un égocentrique je trouve que ce monsieur ne dit rien que des choses sensées et qui ne lui rapportent rien de plus. Les pays démocratiques feraient bien d'être un peu plus lucides, fermes et s'entre-aider pour défendre l'humanité contre ces fous qui entrainent le monde vers la catastrophe.
a écrit le 25/01/2019 à 14:47 :
Ce sera formidable la République Universelle de Soros, tellement libre, tellement humaine, tellement respirable. A moins qu'Hiram se prenne encore un RPG

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :