À l’heure du compte à rebours final, un scénario noir plane sur le traité contre la pollution plastique
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Le Palais des Nations à Genève.
Benjamin Polge / Hans Lucas
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Le Palais des Nations à Genève.
Benjamin Polge / Hans Lucas
Clap de fin sous la menace d'un échec. Après dix jours de tractations intenses, les négociations du traité contre la pollution plastique s'achèvent ce jeudi. Sans aucune garantie qu'un texte, à la hauteur de l'urgence sanitaire et environnementale, soit adopté d'ici ce soir.
En 1950, la production mondiale de plastique atteignait 2 millions de tonnes ; d'ici 2060, elle pourrait dépasser le milliard. Au-delà des impacts sur la biodiversité, les discussions au Palais des Nations se sont focalisées sur les dangers que représentent les microplastiques pour la santé humaine. Issues des déchets plastiques, ces particules envahissent les océans, remontent la chaîne alimentaire et, sous forme de nanoparticules, pénètrent dans le sang, perturbant le bon fonctionnement des organes vitaux.
Face à cette menace, les Nations unies ont lancé en 2022 un cycle de négociations censé s'achever fin 2024. Mais le précédent round, en novembre dernier à Busan en Corée du Sud, s'est soldé par un échec après le rejet d'un accord jugé trop faible.
Après Busan, l'histoire semble se répéter à Genève. Le spectre d'un énième report du traité plane sur la ville suisse, après le rejet massif mercredi soir d'un projet de texte.
La proposition de synthèse, présentée en séance plénière mercredi soir par le président des débats, le diplomate équatorien Luis Vayas Valdivieso, a plongé la salle dans la confusion. À quelques heures de la clôture des négociations, la majorité des délégués a rejeté ce texte comme base de discussion.
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La Colombie, qui réclame un texte ambitieux pour lutter contre la pollution plastique, a jugé le document « inacceptable » et a demandé un nouveau texte. Le Chili, le Mexique, le Panama, le Canada ainsi que l'Union européenne, qui représente la voie des 27, ont emboîté le pas au pays sud-américain. Ils dénoncent le fait que tout soit renvoyé au niveau national, le texte ne prévoyant aucun cadre de coopération internationale pour combattre la pollution plastique.
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