Accord sur les céréales : Moscou impose ses conditions sur les exportations, Kiev voit rouge
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En pratique, l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes expire le 18 mars prochain.
REUTERS/Viacheslav Musiienko
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En pratique, l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes expire le 18 mars prochain.
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La proposition russe n'a pas mis fin aux discussions. Moscou a proposé lundi de prolonger l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, qui expire le 18 mars, pour 60 jours seulement, une offre critiquée par Kiev qui y voit une remise en question de l'entente initiale.
« L'accord sur "l'Initiative céréalière de la mer Noire" implique au moins 120 jours de prolongation, la position de la Russie de le prolonger de seulement 60 jours contredit donc le document signé par la Turquie et l'ONU », a tweeté le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandre Koubrakov. Kiev attend désormais « la position officielle » des Nations unies et d'Ankara, en tant que « garants de l'initiative ».
Ces déclarations ne sont pas anodines. De fait, en pratique, l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes expire le 18 mars prochain. Or, Moscou a proposé de le prolonger pour 60 jours uniquement.
Les consultations se poursuivent entre toutes les parties sur l'accord concernant l'exportation de céréales ukrainiennes, a indiqué l'ONU mardi.
Mais le Kremlin tient son plan de la maîtrise des échanges dans les régions à l'est de l'Ukraine :
A New York, Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, avait tenté d'apaiser la situation. Il avait assuré que « les Nations unies restaient complètement impliquées dans l'Initiative céréalière de la mer Noire et pour s'efforcer de faciliter les exportations d'engrais et d'alimentation russes ». Dans un communiqué daté de Genève (Suisse), l'ONU avait dit prendre de la proposition russe.
L'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, dit de la Mer noire, avait été signé en juillet dernier pour 120 jours entre les Nations unies, l'Ukraine, la Russie et la Turquie. Il a eu pour conséquence d'atténuer la crise alimentaire mondiale provoquée par l'invasion de l'Ukraine, le 24 février 2022. Il avait été reconduit en novembre pour quatre mois et a permis d'exporter plus de 24 millions de tonnes de céréales à partir des ports ukrainiens, selon l'ONU.
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La Russie n'est pas satisfaite d'un autre accord - bilatéral - signé en juillet dernier avec l'ONU sur les exportations d'engrais russes. Il court sur trois ans. Moscou se plaint que ses exportations d'engrais, produit de première nécessité pour l'agriculture mondiale, soient de facto bloquées, bien qu'elles ne tombent pas sous le coup des sanctions imposées par les pays occidentaux depuis le début de la guerre.
(Avec AFP)
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