Angela Merkel revient les mains vides de sa rencontre avec Donald Trump

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Les poignées de main entre Mme Merkel et M. Trump contrastent avec les tapes dans le dos et autres marques d'amitié qui ont marqué la rencontre entre Emmanuel Macron et le président américain quelques jours auparavant.
Les poignées de main entre Mme Merkel et M. Trump contrastent avec les tapes dans le dos et autres marques d'amitié qui ont marqué la rencontre entre Emmanuel Macron et le président américain quelques jours auparavant. (Crédits : KEVIN LAMARQUE)
La chancelière allemande n'est pas parvenue à faire fléchir le président américain sur les taxes sur l'acier qui doivent frapper l'Union européenne à partir du 1er mai. Washington exige des concessions notamment sur le secteur automobile. D'autres divergences sont apparues, notamment sur le dossier iranien. Au-delà, cette rencontre aura été marquée par une ambiance notoirement glaciale entre les deux dirigeants...

Donald Trump a loué vendredi les qualités d'Angela Merkel, "une femme extraordinaire", mais les deux dirigeants ont surtout pris acte de leurs points de désaccords, du nucléaire iranien aux tarifs douaniers.

Dans un contraste saisissant avec les embrassades et tapes dans le dos qui ont marqué la visite, en début de semaine, du président français Emmanuel Macron, le président américain et la chancelière allemande se sont cantonnés à un registre plus classique, plus distant aussi.

Vers une guerre commerciale ?

Sur le dossier brûlant des taxes sur les importations d'acier et d'aluminium, M. Trump est resté évasif, se déclarant simplement déterminé à travailler avec son hôte "pour réduire les obstacles aux exportations américaines et renforcer les liens économiques".

Mais la chancelière allemande a clairement indiqué que les discussions avaient été difficiles. "Nous avons échangé sur les négociations en cours et les positions des uns et des autres (...) La décision appartient au président", a-t-elle expliqué.

Après avoir promulgué des taxes de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium , M. Trump a exempté l'Union européenne jusqu'au 1er mai, mais aucune décision n'a été annoncée au-delà de cette date, faisant redouter une guerre commerciale si aucune solution n'est trouvée.

Larry Kudlow, son principal conseiller économique, a prévenu jeudi que ces exemptions ne seraient prolongées que si les Etats-Unis obtenaient des concessions, évoquant en particulier le secteur automobile.

Brève poignée de main et haussement de sourcils

M. Trump et Mme Merkel, dirigeants aux parcours profondément différents, se sont brièvement serré la main dans le Bureau ovale. Et lors de leur conférence de presse commune, l'absence de complicité était palpable. Lorsque le locataire Maison Blanche a fait une blague sur sa capacité à virer les gens incompétents au sein de ses ministères "au moins aussi vite qu'en Allemagne", la chancelière a haussé les sourcils.

Reste qu'au-delà des différences de style évidents des deux dirigeants face à Trump, la France et l'Allemagne ont des objectifs communs et ont travaillé en étroite collaboration sur les deux visites.

Comme M. Macron avant elle, Mme Merkel a tenté de convaincre le président américain que l'accord sur le nucléaire iranien devait être préservé, faute de quoi Téhéran pourrait reprendre sa quête de l'arme atomique et provoquer une course à l'armement dans une région instable.

Elargir l'accord avec l'Iran

Reconnaissant qu'il était "loin d'être parfait", la chancelière a jugé qu'il valait cependant d'être conservé. Et elle a, elle aussi, tenté de vendre au président américain l'idée que le texte n'est qu'une composante d'une nécessaire négociation plus large, abordant les ambitions régionales de la République islamique.

"Il ne résoudra pas tous les problèmes qui existent avec l'Iran. C'est un des éléments d'une mosaïque, une pierre à partir de laquelle on peut bâtir une structure plus large", a-t-elle expliqué.

Mais à l'approche de la date-butoir du 12 mai, les signaux sont peu encourageants pour les Européens. Le président républicain semble en effet se préparer à "déchirer" ce texte négocié par son prédécesseur démocrate Barack Obama.

A l'issue de sa visite de trois jours à Washington, Emmanuel Macron a dit avoir le sentiment que Donald Trump allait retirer les Etats-Unis de cet accord "pour des raisons de politique intérieure".

Une nouvelle fois, le dirigeant américain américain est resté évasif. "Ils n'obtiendront pas d'armes nucléaires, ça je peux vous le dire", a-t-il lancé, interrogé sur ce qu'il envisageait comme possible alternative au texte existant.

Excepté Washington, tous les signataires (Paris, Berlin, Londres, l'UE, Pékin et Moscou) et les inspecteurs internationaux considèrent que Téhéran tient ses engagements.

Nouvel ambassadeur en Allemagne

Les deux dirigeants ont par ailleurs salué l'approbation, par le Sénat, de la nomination de Richard Grenell comme ambassadeur en Allemagne, poste laissé vacant depuis 15 mois.

M. Grenell, 51 ans, est un ancien porte-parole de la mission américaine à l'ONU sous l'administration Bush. Il avait notamment travaillé avec John Bolton, un "faucon" nommé récemment conseiller à la sécurité nationale du président Trump.

Ouvertement homosexuel et partisan du mariage gay, ce consultant en communication avait travaillé dans l'équipe de campagne de Mitt Romney à l'approche de la présidentielle de 2012 avant de devenir très tôt dans la campagne un soutien affiché de Donald Trump, qui l'avait désigné en septembre 2017.

(Avec AFP)

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a écrit le 02/05/2018 à 9:01 :
L'Allemagne profite d'un euro faible, de salariés sous-payés, de dépenses de fonctionnement et d'investissements très réduites. Elle n'assume même pas sa Défense, préférant transférer cette charge aux US. Dans ces conditions, le Président Trump est parfaitement légitime à exiger un rééquilibrage des échanges commerciaux.
a écrit le 01/05/2018 à 9:03 :
l´Allemagne n´a pas la meme problèmatique que la France.
tout d´abord, il est curieux de la part de la presse francaise de ne parle que de la France. macron n´a rien obtenu non plus...

- après, les constructeurs francais automobiles ne vendent rien aux USA. les marques allemandes y vendent des voitures premium et y ont des usines.
- l´Allemagne fabrique encore des composants électroniques.la france vient de se faire bloquer la vente de missiles par les USA car ils avaient des composants ITAR.

- la france n´est pas dangeureuse pour les USA. produits moyen de gamme chers en rapport qualité/prix. pas un gros volume en valeur export vers les USA. (le plus gros étant dans agroalimentaire/spiritueux, donc pas un souci pour les producteurs US.)
quand on voit les prix au merc de Chicago sur la viande et les céréales, les francais ont du soucis à se faire lorsque l´accord avec le Canada va entrer en vigueur. les tonnes de viandes vont se déverser en France à des couts 30% en dessous du marché francais.
a écrit le 30/04/2018 à 13:06 :
L'Allemagne applique la note n°6 du CAE. Elle n'a pas de problème. Quand les Français arriveront ils à le comprendre?
Réponse de le 30/04/2018 à 18:23 :
CAE6 et tout ira, tout.
Réponse de le 01/05/2018 à 0:24 :
CAE6, y a que çà, c'est comme le planter de baton.
a écrit le 30/04/2018 à 12:41 :
Sauf que Mme Merkel ne s'est pas ridiculisée avec des attitudes curieuses pour un président de la république Française ....
a écrit le 30/04/2018 à 10:19 :
Le cas de l'Allemagne est plus problématique que le cas Français pour Trump. La France n'est pas un allié génant qui le nuit économiquement car la France exporte peu de produits industriels aux états-unis excepté les Airbus et un peu de haute technologies avec Thales et Dassault système, Cap Gemini. Je ne parle pas des cosmétiques... Cela ne gêne pas trop Trump... Mais l'Allemagne est un cas particulièrement agaçant à cause justement sa production automobile haut de gamme qui innonde le marché nord-américain. Alors qu'il n'y a que très peu de voitures américaines vendu en Allemagne (excepté Ford). Et pourtant, les allemands ont construits des usines aux etats-unis mais pour Trump, cela n'est pas suffisant car les voitures importés allemandes dépassent largement celles construites sur place... Donc du coup, il instaure un bras de fer qu'il est presque sur de gagner étant donné que la monnaie de référence reste le $ ...
Réponse de le 30/04/2018 à 10:30 :
"Mais l'Allemagne est un cas particulièrement agaçant à cause justement sa production automobile haut de gamme qui innonde le marché nord-américain"

L' Allemagne produit ses autos aux USA quant à dire que c' est du haut de gamme depuis le diselgate US, vous nous faites sourire ....
Réponse de le 30/04/2018 à 11:43 :
Je suis assez d'accord avec vous, par contre le dollar n'aide pas les américains sur ce dossier au contraire, les européens, chinois , russes peuvent contester à tout moment le statut du dollar par exemple en mettant fin à l'achat de pétrole en dollar. Le statut actuel du dollar est assez artificiel étant donné la part du PIB US dans le PIB mondial. Il y a 20 ans ce statut se justifiait, plus maintenant.
Réponse de le 30/04/2018 à 13:00 :
@Berthelot. L'Allemagne produit su place , je l'ai mentionné , relisez bien. Et les véhicules allemands vendus aux États-Unis sont souvent des grosses voitures à fortes cylindrées. Allez voir le parc automobile des quartiers chic de Miami, LA ou les rues de Vegas, les Porches, BMW ou grosses Audi y circulent à gogo.... Diesel gate ou pas, les voitures allemandes ont toujours la côte.
Réponse de le 30/04/2018 à 13:42 :
@jason bourne 13.00 L' Allemagne a toujours la côte blette aux USA ...
Réponse de le 01/05/2018 à 13:20 :
@Lilian . «la côte blette» , Désolé mais je ne connais pas cette expression.^^
a écrit le 30/04/2018 à 9:09 :
Merkel ne revient pas les mains vides, elle a eu un deal !! Si l
Allemagne ne pas fait baisser les taxes et barrières de l EU sur les produits US, ses industriels pleureront.
a écrit le 30/04/2018 à 6:39 :
Il été claire qu'ils seraient difficile de faire fléchir Mr trumps sur les taxes imposer au pays exportateurs eu USA, la politique de l'Amérique d'abords Dépasse les accords economique de l'OMC ....maintenant , nous devons nous préparer à une confrontation économique plus ou moins importante avec les USA ....que nous souhaitons ou pas une guerre economique avec les USA , elle est la et nous devons réagir à cette situation.... Nous devons donc taxer les importations américaine sur notre continent .... Ils est plus que temps de réfléchir à une defense economique dè nos emplois, l'Europe dois rapidement évoluer dans un état fédéral , ou collectivement nous pourrons nous soutenir ....
a écrit le 30/04/2018 à 0:08 :
....comme Macron. Trump se fiche pas mal de l'Europe....😂😎.
a écrit le 30/04/2018 à 0:06 :
c est marrant c est comme quand Macron va voir Merkel
a écrit le 29/04/2018 à 21:28 :
Après les grandes tapes dans le dos avec Macron, qui n'a rien obtenu, Merkel rentre bredouille.
Donc, Macron et ses rodomontades, n'est pas plus efficace que Merkel et ses milliards d'euros.
Réponse de le 30/04/2018 à 9:53 :
Et Trump, qu'a-t-il obtenu? Rien, comme d'habitude mais comme il gronde, crache, menace, il assure le spectacle, les fans sont contents.
a écrit le 29/04/2018 à 13:10 :
Au moins les amateurs de cirque apprécient .Après le dressage un numéro de prestidigitation :l'arbre planté en commun a disparu !Et l'annonce finale :le clown Donald doit recevoir le prix Nobel de la paix pour son action en Corée !
a écrit le 29/04/2018 à 12:47 :
L'Allemagne n'a aucun lien ou influence ou crédibilité diplomatique.
Réponse de le 29/04/2018 à 21:01 :
Franchement vous pensez que la France a une crédibilité diplomatique ?
a écrit le 29/04/2018 à 11:15 :
Quand on a un deficit commercial total de 577.milliards de dollars et que l'Allemagne a un boni de 220 milliards
Normal qu'on essaye de corriger un peu ça
Réponse de le 29/04/2018 à 13:24 :
"Normal qu'on essaye de corriger un peu ça "
C'est qui "on"?
Si la balance commerciale des USA est déficitaire c'est parcequ'ils ne sont plus compétitifs, ce n'est pas de la faute des allemands. De plus au lieu d'aboyer, Trump peut plaider pour un dollar faible mais comme il a prévu une grande réforme fondée sur l'endettement , les USA vont continuer à vivre à crédit avec l'argent des autres .
a écrit le 29/04/2018 à 10:55 :
L'allemagne a fait n'importe quoi ces dernières années, dumping social de masse avec les pays de l'est, destruction des concitions de travail avec une explosion des emplois précaires, une oligarchie qui date du troisième reich, que Trump s'attaque un peu à leurs multiples dérives ne peut que faire du bien à l'europe et au monde. Voiulà c'est ça l'allemagne c'est rien et ça mène l'europe tranquillement dans le mur pourtant.

Ca y est les deux clowns censés représenter les intérêts européens ont parlé et ont échoué. Ca n'a pas été long et tout le monde s'en doutait voyant bien la faiblesse diplomatique dramatique de nos représentants.

"Le problème avec l'europe c'est que l'on ne sait pas à qui s'adresser" Trump

Il est en train de nous écraser du fait de notre manque total de puissance politique, l'oligarchie européenne a forcé une europe du fric contre la volonté de ses citoyens qui attendaient une europe des peuples et nous voilà avec des dirigeants politiques MINABLES.

Vite un frexit.
Réponse de le 29/04/2018 à 22:59 :
Je vous soupçonne d'avoir les même idées que moi. Je me permettrais d'évoquer l'aide apportée à l'Irlande quand les banques quémandaient, et qui aujourd'hui nous fait du dumping social (y a plus de morale); la Grèce qui n'a pas le droit de réclamer à l'Allemagne des réparations de guerre suite à un accord en son absence (y a plus de justice). Bon, il reste des politiques exemplaires tels que Juncker; bref rassuré et de plus en plus europhile.
Réponse de le 30/04/2018 à 9:02 :
J'ai bien peur que mes mauvaises impressions que j'avais il y a quelques mois se vérifient...

"« L’Ordre du jour », d’Eric Vuillard, couronné par le prix Goncourt" http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/11/06/le-prix-goncourt-recompense-eric-vuillard-pour-l-ordre-du-jour_5210830_3260.html
a écrit le 29/04/2018 à 10:28 :
De toute manière Trump se fout de l'Europe comme de l'an 2. Il est évident que la chancelière affaiblie en UE ne pourra pas négocier sur une mutualisation des dettes si chère à Macron. Et pour la petite histoire, comme le révèle la presse allemande, le chêne planté en grande pompe pour célébrer les racines amicales entre les USA et la France et l'avenir de notre planète, n'est déjà plus en place. Eh oui, Monsieur Trump, c'est ça aussi : ami d'un jour, mais pas toujours !
a écrit le 29/04/2018 à 8:23 :
C'est plutot le complexe de inferiorite et de jalousie des francais en face les allemands.
a écrit le 28/04/2018 à 20:53 :
Macron n'a rien obtenu....Merkel rien non plus....une solution : se tourner ostensiblement vers la Russie...est ce que nos élites comprendrons un jour que les Usa prennent l'Europe au mieux pour un paillasson.......😎
Réponse de le 28/04/2018 à 23:46 :
Macron est Young Leader, ça répond à votre question, Hollande aussi d' ailleurs.
https://www.alterinfo.net/FRANCE-2008-2018-II-COMMENT-LE-SOFT-POWER-AMERICAIN-S-EST-EMPARE-DE-LA-FRANCE-AVEC-LA-FRENCH-AMERICAN-FOUNDATION_a138133.html
a écrit le 28/04/2018 à 20:33 :
La France désindustrialisée, euro-sceptique, présente sur la scène diplomatique mais très peu sur la scène économique n'a pas beaucoup d'ascendant en Europe pour les Américains, un chien qui abois mais ne mord jamais la main de son maître... qu'il soit Américain, Chinois ou Allemand.

La vraie cible de Trump en Europe c'est l'Allemagne, suffisamment forte et autonome pour dicter ses exigences à la BCE et à l'UE. Le reste n'est que de la broutille. Les Allemands sont non seulement puissants sur le plan industriel et commercial mais ils sont aussi très nationalistes, organisés et disciplinés... tout le contraire de la France.
Réponse de le 28/04/2018 à 23:02 :
L'économie allemande se porte bien grâce à la décrépitude des autres économies de la zone euro, essentiellement puisque l' UE est un jeu à somme nulle et parce que l' euro fort ne profite qu' à l' Allemagne.

Avoir du boulot et vivre pauvre, c’est le miracle Allemand prolongement des lois Haartz !
Le succès de nos voisins germains repose évidemment sur leurs « efforts » collectifs. Ces efforts ont tout de même quelques conséquences, notamment sur l’explosion du nombre de pauvres et de la pauvreté en général.

Dans ce classement, ceux qui « réussissent » souffrent, et ceux qui sont en récession souffrent aussi, comme c’est le cas pour la Grèce, l’Italie ou l’Espagne…

Si la France ne s’en sort pas si mal, c’est uniquement parce que notre modèle social pour le moment tourne à plein, mais pour combien de temps avec Macron et l' UE ?
Réponse de le 28/04/2018 à 23:57 :
@ Benoit

Le mythe de la pauvreté en Allemagne est une lubie bien française.

Les Allemands sont beaucoup moins endettés que nous, le coût de la vie y est plus faible, et le gouvernement a des milliards de surplus budgétaires, une dette 35% plus faible qu'en France et un taux de chômage moins de la moitié...

Vous voulez quoi, que les Allemands s'endettent pour nous faire plaisir, qu'ils investissent en France pour nous faire vivre... et pourquoi pas être annexé tant qu'à y être... déjà que les Américains nous prennent pour des gogos, des ploucs, des paillassons et des bobos de dernière génération.
Réponse de le 29/04/2018 à 10:46 :
@Roccovichi

"Le mythe de la pauvreté en Allemagne est une lubie bien française."

La vôtre sans doute mais la mienne relève du seul constat.


"L’enfer du miracle allemand

La population allemande, appelée aux urnes le 24 septembre, n’a jamais compté aussi peu de demandeurs d’emploi. Ni autant de précaires. Le démantèlement de la protection sociale au milieu des années 2000 a converti les chômeurs en travailleurs pauvres. Ces réformes inspirent la refonte du code du travail que le gouvernement français cherche à imposer par ordonnances."

https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/CYRAN/57833
Réponse de le 29/04/2018 à 12:15 :
@ Benoit

La Grèce, l'Italie, l'Espagne et la France soufrent parce qu'ils ont fait de très mauvais choix économiques et industriels depuis de nombreuses années, sans compter le magouillage dans les comptes publiques, et la corruption. Ils n'ont qu'à s'en prendre qu'à eux-même, et arrêter de se plaindre et de jeter la faute sur les autres. On appelle ça faire preuve de responsabilité et de maturité... deux concepts bien étranger en France.

Le projet de la réunification de l'Allemagne fut un projet très coûteux et laborieux et a consisté à ''intégrer'' un pays pauvre (sous l'aile soviétique) à un pays riche et prospère. Ce projet est toujours en progression et ne se complète pas en 20 ans.

Ces fous d'Allemands préfèrent la dignité du travail que plutôt être des assistés sociaux, ils préfèrent aussi leur indépendance que de mendier des aides à l'État dans à peu près toute la sphère de l'économie familiale. De nombreux pays occidentaux ont aussi fait le choix de favoriser l'autonomie et la liberté des individus à faire leurs propres choix. Mais les Français préfèrent rester des enfants.

La France aimerait bien exporte son ''modèle social'' ailleurs en Europe ou dans le monde, mais personne n'en veut... beaucoup trop lourd et beaucoup trop coûteux. Si les Français veulent s'endetter pour maintenir leur ''modèle'' et bien qu'ils le fassent et arrêtent de toujours jeter la faute de leurs choix sur les autres. L'Europe n'adoptera jamais les méthodes et les façons-de-faire Françaises sinon ça serait la fin de l'UE et de l'Euro.
Réponse de le 29/04/2018 à 19:47 :
@ Galileo

Vous avez oublié de mentionner plus 1,2 million de réfugiés qui sont sur l'aide sociale en Allemagne... ce qui joue aussi sur le ratio de pauvreté.

Mais il est vrai qu'en France on en a accueilli quelques dizaine de milliers, et encore je pousse un peu, mais il est vrai aussi que l'on est si pauvre ici et que l'Allemagne peut se permettre d'être généreuse, elle est si riche. :-)
Réponse de le 29/04/2018 à 20:04 :
Ce n' est pas parce que l' Allemagne a paupérisé sa population avec les lois Haartz que nous devons faire la même chose alors que le différentiel de compétitivité pour cause de divergence d' appréciation de l' euro entre les deux pays oblige à tirer l' ensemble de nos acquis sociaux vers le bas.
Le Fonds monétaire international, qui a des experts chevronnés et impartiaux, a ainsi calculé que l'euro est en réalité sous-évalué d'environ 18% pour l'Allemagne et qu'il est au contraire surévalué de 6,8% pour la France. Ces chiffres figurent dans l'étude annuelle du FMI intitulée «External Sector Report». Derrière ce titre sibyllin qui n'est guère plus parlant une fois traduit en français, l'organisation financière internationale répertorie les déséquilibres extérieurs des 28 pays les plus importants économiquement de la planète, lesquels représentent au total 85% du PIB (produit intérieur brut) mondial.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php

Il n' y a plus de place pour les pays du sud dans l' Union européenne dont la France sans un FREXIT assumé -pour ce qui nous concerne- quand l' euro fort fera de toute manière exploser la ZE.
Autant l' anticiper..

"ZONE EURO : LA DIVERGENCE DES SOLDES TARGET S’ACCROÎT INEXORABLEMENT ENTRE L’ALLEMAGNE ET L’ITALIE. Reprenant les analyses de l’UPR, le site Business Bourse s’affole."

https://www.upr.fr/actualite/zone-euro-divergence-soldes-target-saccroit-inexorablement-entre-lallemagne-litalie-reprenant-analyses-de-lupr-site-business-bourse-saffole
a écrit le 28/04/2018 à 17:36 :
chacun regarde ces interets, ces gens la ;les dominent travaillent pour le grand capital est dans dans chaque pays le capital est dans des mains differante ; c est une guerre commercial de poker menteur et trump y est tres fort mais l allemagne et le deuxieme dominent :macron c est laisse manipule et par l allemagne et par trump, il parle bien en anglais mais il n a pas la carrure pour faire le poid contre ces deux dominent capitaliste:mais /// il ni a guere de passion sans lutte ///albert camus///
Réponse de le 28/04/2018 à 20:56 :
Commentaire incompréhensible. Fótes d'orthographe à profusion, ponctuation quasi inexistante. Grand capital (commentateur d'extrême gauche ?)
Réponse de le 28/04/2018 à 21:37 :
"trump y est tres fort"
Jusqu'à présent le seul pays que Trump a réussit à faire plier c'est la Corée du Sud et vu comment ce pays dépend des usa ce n'est pas un exploit.
a écrit le 28/04/2018 à 17:15 :
Pas si demeuré que ça le Trump !
Deux poids deux mesures mais un bonne stratégie pour diviser l'Europe !* Il n'est pas milliardaire par hasard ......
a écrit le 28/04/2018 à 16:35 :
Elle au moins ne fait pas de cinéma ! elle pose les bonnes questions , elle ne caresse pas dans le sens du poil , pour avoir une caresse , comme l'a fait Macron espérant mieux que son flop international !!
Réponse de le 28/04/2018 à 22:58 :
Vous, vous n'avez pas bien compris le discours de M. Macron devant le congres.
a écrit le 28/04/2018 à 16:01 :
D'un autre coté, les Allemands c'est bien connu ont des oursins dans les poches !
a écrit le 28/04/2018 à 15:52 :
Comme ça deux méthodes, l'une glaciale l'autre chaleureuse mais tous reviennent les mains vides...
a écrit le 28/04/2018 à 15:08 :
Merkel n'est pas une vedette de télé-réalité, mais elle est au moins aussi pragmatique que Trump. Le grand multilatéralisme commercial, tel qu'il est, crée de grand déséquilibres dans les échanges, notamment sur les axes US-Chine et US-Germany. Cela nécessiterait une bonne régulation à l’européenne en ce qui concerne le deuxième axe. L'Allemagne a déjà négocié avec la Chine des accords commerciaux. Pourquoi ne le ferait-elle pas avec les US?
Réponse de le 28/04/2018 à 20:25 :
Parce qu' elle ne le peut pas isolément, tous les pays de l' Ue sont prisonniers de l' Ue et des traités de libre échange par 28 commissaires non élus ..

Comme le rappelle l' Upr, c' est le principe même de construction européenne qui ligote les peuples européens..

https://www.upr.fr/wp-content/uploads/2014/04/Seule-lUPR-propose-vraiment-de-sortir-de-lUE.pdf
a écrit le 28/04/2018 à 14:21 :
Elle peut s'estimer heureuse de ne pas être revenue nue des États Unis.
Avec l'excédent chronique et exorbitant de l'Allemagne, cela n'aurait été que justice.
Bien regrettable que d'autres chefs-d'états n'aient pas la trempe de Trump.
285.000 Italiens ont quitté leur patrie en 2017 pour d'autres continents, et ce n'était pas les moins qualifiés. Voila le résultat de la politique accommodante envers l'Allemagne de Prodi, politique accommodante qui a conduit l'Italie à la désindustrialisation et à la misère.
Les excédents des uns sont forcement les déficits des autres. C'est mathématique.
Réponse de le 28/04/2018 à 16:33 :
La cigale USA est en déficit partout, déficit commercial monstrueux, déficit de la balance des paiements énorme, déficit budgétaire de moins en moins maitrisé. Les américains vivent nettement au-dessus de leurs moyens et le font au détriment des autres.
Quant à l'Italie elle est en fort excédent commercial....
Réponse de le 28/04/2018 à 17:00 :
un peu trop facile votre analyse un seul exemple mais il y en a plein

le train de vie de mme MERKEL qui paie son electricite et toute ses charges
que Macron et Brigitte avec les 450 000 € de train de vie, en face de même

le nombre le ministres allemands et le nombre de ministres Français etc etc
a écrit le 28/04/2018 à 14:06 :
Elle au moins n'a pas à rougir de ses actes contrairement à MACRON qui les a
bêtement suivis pour le bombardement en syrie
a écrit le 28/04/2018 à 13:45 :
Trump aussi revient les mains vides ce qui mérite également d'être souligné étant donné que les allemands ont longtemps idolâtré les USA. Trump a mi fin à cet état de grâce, un exploit.
Réponse de le 28/04/2018 à 14:29 :
" les allemands ont longtemps idolâtré les USA" faux, ils faisaient semblant parce-que ils avaient besoin des Américains pour la réunification.
Croyez moi, j'habite à Berlin depuis 52 ans et j'étais employé civil chez les alliés.
Les dirigeants aidés par la Springerpresse faisaient tout pour qu'on le croie.
Dans l'autre Allemagne c'était les Russes que l'on idolâtrait, tout aussi faux, mais les dirigeants faisaient tout pour qu'on le croie.
Réponse de le 28/04/2018 à 15:50 :
Bon alors les allemands ont toujours fait semblant l'idolâtrer les américains, Trump a mit fin à cet état de grâce.
a écrit le 28/04/2018 à 13:08 :
trump veut bien negocier avec l'allemagne quand il s'agit de ses deficits, je pense qu'il ne veut pas negocier le deficit que l'espagne a vers les etats unis, si? ah ben c'est bete, contrairement a ce qu'il pense il n'a pas 27 petits pays a ecraser les uns apres les autres, mais un bloc plus riche/capita que les etats unis
Réponse de le 28/04/2018 à 14:38 :
C'est à l'Espagne de négocier avec les États-Unis et non pas à Angela de le faire pour l'Espagne. Je ne vois pas ce que le déficit de l'Espagne avec les États-Unis vient faire dans l'excédent de l'Allemagne, l'Allemagne ne verse pas son excédent à l'Espagne, que je sache. C'est le principe tant cher à nos amis d'Outre-Rhin, "Eigene Verantwortung" que l'on pourrait traduire par "Chacun pour soi"

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