Au Gabon, les putschistes promettent des institutions « plus démocratiques »
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GABON 1ERE
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En promettant vendredi des institutions « plus démocratiques » et respectueuses des « droits humains », le général Brice Oligui Nguema a également ciblé « la corruption » massive de l'ancien pouvoir de l'ex-président Bongo, dont la famille dirigeait ce petit État d'Afrique centrale riche de son pétrole depuis plus de 55 ans.
Lors de rencontres menées à un rythme effréné avec « les forces vives de la Nation », des partis, le corps diplomatique, les organisations internationales et les bailleurs de fonds, il a insisté sur le fait qu'il voulait rassurer à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.
Mais en promettant une nouvelle Constitution et un nouveau code électoral, le nouvel homme fort du Gabon, qui doit prêter serment en tant que « Président de la transition » lundi, a fermé la porte aux principaux partis de l'ancienne opposition qui l'exhortaient à rendre le pouvoir aux civils en le confiant à Albert Ondo Ossa, arrivé deuxième à la présidentielle du 26 août, qu'elle considère comme frauduleuse.
Le général Brice Oligui Nguema a également adressé des avertissements sévères aux entrepreneurs impliqués dans la corruption, un problème endémique dans le pays. Il a exprimé la nécessité de « patriotisme » et d'« engagement » envers le « développement du pays ».
Lors de son discours devant plus de 200 chefs d'entreprises gabonais « convoqués » à la présidence de la République, le général Oligui a souligné que les récents audits avaient révélé des cas de surfacturation par certaines entreprises, et il a insisté sur la volonté des autorités de récupérer ces sommes pour le bien de l'État.
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Parallèlement, les médias d'État ont diffusé en boucle des images montrant Noureddin Bongo Valentin, l'un des fils de l'ancien président, ainsi que d'anciens hauts responsables du cabinet présidentiel, arrêtés le jour du coup d'État. Ils étaient entourés de malles, de valises et de sacs contenant des milliards de francs CFA, qui auraient été saisis à leurs domiciles.
M. Bongo Valentin et les six anciens hauts responsables du cabinet présidentiel, liés au tout-puissant Parti démocratique gabonais (PDG), font notamment face à des accusations de « détournements massifs de deniers publics », de « falsification de la signature du président de la République » et de « haute trahison ».
L'opposition et la société civile avaient régulièrement dénoncé les pratiques de « surfacturation » massives des entrepreneurs proches du pouvoir dans leurs contrats avec l'État, impliquant des rétrocommissions versées à de hauts responsables du gouvernement.
Le général Oligui a lancé un appel solennel aux entrepreneurs, soulignant :
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Il a insisté sur la nécessité d'une réévaluation personnelle, en déclarant : « Je vous adresse un message de vérité, qui doit conduire chacun d'entre vous à une profonde introspection ». Il a ajouté avec détermination que « cette situation ne peut perdurer à mes yeux, et je ne la tolérerai pas ».
Le général a conclu en insistant :
(avec l'AFP)
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