Coup d'Etat au Gabon : une nouvelle pierre dans le jardin africain d'Air France
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Air France dessert quotidiennement Libreville en A330 (Photo d'illustration).
SARAH MEYSSONNIER
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Air France dessert quotidiennement Libreville en A330 (Photo d'illustration).
SARAH MEYSSONNIER
[Article publié le mercredi 30 août 2023 à 13h15 et mis à jour à 15h40]
Après le Mali, le Burkina Faso et le Niger, c'est au tour du Gabon de subir à son tour un coup d'Etat. Ce mercredi, un groupe de militaires a annoncé mettre « fin au régime en place », s'opposant ainsi à la réélection d'Ali Bongo à la tête du pays la veille. Au-delà des conséquences politiques et humanitaires, cette série de renversements a aussi des répercussions économiques. C'est le cas pour Air France, pour qui l'Afrique de l'Ouest constitue un bastion. Or, celui-ci a aujourd'hui du plomb dans l'aile.
L'une des premières mesures des militaires putschistes a été d'annoncer la fermeture des frontières, et ce, jusqu'à nouvel ordre. Ils n'ont toutefois pas précisé si l'ensemble des frontières étaient concernées. Dans les faits, les autorités régulières avaient déjà fermé les frontières terrestres à l'occasion de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle. En revanche, elles avaient laissé les frontières aériennes ouvertes. A l'heure actuelle, le site de l'aéroport de Libreville, la capitale gabonaise, n'affiche aucune information concernant les vols au départ ou à l'arrivée.
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Face à cette situation, Air France a décidé d'annuler sa rotation du jour entre Paris et Libreville. La compagnie a ainsi déclaré : « A la suite du coup d'Etat au Gabon et de la fermeture de l'aéroport de Libreville-Léon Mba (LBV), Air France a annulé les vol AF4140 et AF4141 du 31 août reliant respectivement Paris-Charles de Gaulle à Libreville et Libreville à Paris-Charles de Gaulle. »
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