Au Venezuela, l'inflation annuelle atteint 200.000%

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Nicolás Maduro Moros, président de la République depuis 2013.
Nicolás Maduro Moros, président de la République depuis 2013. (Crédits : HANDOUT)
L'inflation au Venezuela a passé la barre des 200% en août, portant la hausse des prix sur un an à 200.000%, selon un rapport rendu public mercredi par le Parlement, contrôlé par l'opposition.

"L'inflation en août a explosé. 223,1% de taux mensuel et 200.005% de taux annuel (d'août 2017 à Août 2018)", a fait savoir sur Twitter le député de l'opposition José Guerra, membre de la Commission des finances et ex-directeur de la Banque centrale.

Selon le Parlement, les prix ont grimpé de 34.680,7% depuis le 1er janvier. Le FMI prévoit une hyperinflation de 1.000.000% en 2018. En mai, selon la même source, l'inflation a dépassé pour la première fois les 100% en un mois.

Lire aussi : Venezuela : la nouvelle monnaie hyperdévaluée entre en vigueur

Face à l'inflation une impuissance du gouvernement

En août, le président Nicolas Maduro a lancé un plan de relance face à la grave crise économique, qui prévoit notamment une hausse du salaire minimum, multiplié par plus de 30, une dévaluation de 96% du bolivar, la monnaie locale, et une hausse de la TVA et de l'essence.

Lire aussi : Le Venezuela enclenche la seconde phase de son hypothétique plan de relance

L'inflation n'a toutefois pas été jugulée. Elle atteint 4% par jour, selon le rapport parlementaire. L'augmentation du coût de la vie en une seule journée au Venezuela dépasse le taux enregistré en Colombie voisine durant les douze derniers mois (3,12%).

La Banque Centrale ne publie plus l'évolution des données économiques du pays depuis février 2016. Les analystes attribuent le coût de la vie élevé à une émission incontrôlée de monnaie, dans un pays en récession depuis 2014 en raison de la chute des prix du pétrole et de la production de brut. Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole.

De plus, les Vénézuéliens souffrent d'une pénurie de denrées alimentaires, de médicaments et de tous types de biens de consommation courante.

(avec agences)

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a écrit le 06/09/2018 à 20:28 :
Rien de mieux qu'une monnaie fondante pour relancer la machine, c'est une particularité des monnaies locales! C'est le meilleur moyen de retrouver sa souveraineté populaire!
Réponse de le 08/09/2018 à 10:20 :
Si elle fond trop vite, elle bloque l'éoonomie.
a écrit le 06/09/2018 à 15:01 :
' Le Modèle par Excellence pour La France " : Mélenchon. Alors ! Mai 2022, Le plongeon Irrémédiable. République Populaire Démocratique de France.
a écrit le 06/09/2018 à 12:31 :
Et voilà comment on ruine un pays avec un peu de populisme et des recettes économiques socialistes ... et lorsque le populisme ne marche plus le 'bouc émissairisme' (la faute au satan (US), au méchant voisin (Colombie qui accueille tous les réfugiés)) . Le pire c'est que ça marche et qu'ils sont réélus (A se demander si les réfugiés votent aussi pour eux, au rythme où ça va, ils seront bientôt plus nombreux que la population en place)

Ca peut arriver à tout le monde, y compris à la France. Heureusement, on n'a pas de pétrole pour appuyer une politique économique déficiente
Réponse de le 06/09/2018 à 17:12 :
ça marche déjà très bien dans les pays arabo-musulmans. Tous leur problèmes sont toujours à cause des autres...Méchants USA, méchants Israel, chiites ou sunnites... jamais aucune remise en cause de leurs élites, carcan religieux et social ou du système éducatif
a écrit le 06/09/2018 à 11:28 :
« Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole. »

Cette crise illustre la nécessité pour un pays « souverain » d’avoir une économie productive suffisamment diversifiée pour répondre aux besoins de sa population et exporter d’avantage. En plus dans le cas du Venezuela s’ajoute les bêtises du pouvoir à place, notamment par l’émission excessive de monnaie. 1 million de billets de presque rien et 10 billets presque de rien valent la même chose, c’est-à-dire presque rien, mais quand il y en a un million il y a hyperinflation. La pire bêtise du pouvoir en place au Venezuela aura été de provoquer la chute de l’industrie pétrolifère du pays qui est sa principale seule source de revenus. La façon dont il a procédé pour détruire cette poule aux œufs d’or est expliquée ici :

https://blogs.mediapart.fr/otrava-gamas/blog/140618/venezuela-infos-la-chute-de-l-industrie-petroliere
a écrit le 06/09/2018 à 10:04 :
Tout comme l'europe a anéantie les pouvoirs politiques africains, les usa ont anéanti les pouvoirs sud américains du coup à force de marionnettes ça et là placées par nos oligarchies c'est le chaos, en tout cas dès que les usa ne subventionnent plus massivement ces compromissions ce que semble initier Trump.

"Brésil : La police fédérale recommande de nouvelles poursuites contre Temer" https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1LM0KT/bresil-la-police-federale-recommande-de-nouvelles-poursuites-contre-temer.html

Forcer les choses c'est les médiocriser.
Réponse de le 06/09/2018 à 10:47 :
Le Venezuela, par des choix économiques stupides, s'est anéanti tout seul. L'inflation vénézuelienne ne se décrète pas à Washington. Ni Bush ni Obama ni même Trump n'ont forcé le Vénézuela, pour financer les programmes irréalistes voulus par Chavez, à saigner à blanc PDVSA au point de l'empêcher d'investir pour maintenir sa production. Malgré la remontée significative du cours du pétrole, la production de PDVSA a quasiment diminué de moitié... et en plus ce pétrole, très lourd, ne peut être raffiné qu'aux USA qui dispose des installations ad hoc... et l'essence est réimportée au Venezuela et vendue en dessous de son prix de revient. Tout a été fait en dépit du bon sens au Venezuela, la dépendance au tout pétrole s'est accrue, on a découragé (voire même chassé) les investissements étrangers (qui ont trouvé une terre bien plus accueillante en Colombie voisine). Il n'y a pas 36 solutions au Venezuela, il faut en éradiquer toute politique de la demande et basculer sur une politique résolue de l'offre.
Réponse de le 06/09/2018 à 14:16 :
Comme DAB, Bruno_bd a évidemment raison !!! Quand on fait n'importe quoi, on le paye cher ; le drame, c'est que ce sont les pauvres qui payent le plus les délires des populistes, idéologues et autres tyrannos...
Réponse de le 06/09/2018 à 14:28 :
"Venezuela, les raisons du chaos" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/12/LAMBERT/56923

JE préfère de loin la version du diplo, beaucoup moins idéaliste alors que pourtant gauchiste, que la votre dont on ne retient qu'un ressentiment puissant que l'on ne comprend pas très bien d'autant qu'il ne fait que fausser votre affirmation.

"(qui ont trouvé une terre bien plus accueillante en Colombie voisine)"

"Election présidentielle en Colombie sur fond de crise économique" https://www.challenges.fr/monde/election-presidentielle-en-colombie-sur-fond-de-crise-economique_589914

Vous ne faites que prêcher, du coup selon la règle qu'une horloge cassée donne quand même deux fois la bonne heure par jour, parfois vous touchez juste mais hélas la plupart du temps vos messes vous font perdre trop de crédibilité.

ET c'est pas en insistant, surtout avec moi, que vous me convaincrez hein...

Des ressentiments j'ai ai aussi forcément mais ils ne sont pas du tout de la même nature que les vôtres et comme c'est personnel, je les garde pour moi, je ne les expose pas dans mes analyses m'exposant ainsi aux légitimes railleries.

Alors oui vous connaissez quelques tours c'est un fait mais là vous vous adressez à quelqu'un de bien trop expérimenté en la matière pour avoir un quelconque effet.

ET merci de valider ce message.
Réponse de le 07/09/2018 à 12:00 :
Croissance Colombie en 2018 : +3% (après "seulement"+2,2% en 2017) ; revenu national/habitant à parité de pouvoir d'achat : 13900$. Pas mal pour un pays en crise (malgré un déficit budgétaire "monstrueux" de 3,1% du PIB en 2017... pas de quoi affoler un français). Les vénézueliens qui en sont réduits à voter avec leurs pieds ne s'y trompent pas en émigrant si possible en Colombie, géographiquement et culturellement proche de leur pays et en bonne santé économique depuis l'arrivée d'Uribe.
Réponse de le 10/09/2018 à 9:03 :
"Echelle de mesure pour tous les jours. - On se trompera rarement si l'on ramène les actions extrêmes à la vanité, les médiocres à l'habitude et les mesquines à la peur." Nietzsche

Vous êtes inaudible mon pauvre vieux, on sent cette terrible peur du gauchisme qui vous ferait accepter n'importe quel autre régime. C'est ça que vous ne comprenez pas en insistant avec moi, je saurais toujours vous mettre ce miroir qui vous gène tant devant vos yeux.

Vos ressentiments ne sont pas la vérité, seulement la votre et vos certainement très vieux démons à affronter.

Arrêtez de prêcher et pensez, merci.
a écrit le 06/09/2018 à 9:45 :
J'ai été surpris d'entendre Mélenchon dire qu'il voulait, pour la France, une Assemblée Constituante, comme au Vénézuela. Si la situation de ce pays est ce que Mélenchon veut pour la France, où va t-on ? 230 d'inflation en un mois, la misère du peuple qui fuit le pays, c'est çà le projet Mélenchon ?
Réponse de le 06/09/2018 à 11:14 :
Chavez a longtemps été son idole, c'est curieux, il n'en parle plus du tout...

Pas plus que de sa proposition de faire adhérer la France à « L'Alliance bolivarienne »
Réponse de le 06/09/2018 à 13:40 :
La 6è république de Mélenchon est une fausse réponse à un vrai problème culturel de la France, c'est de tout attendre du sommet de l'état. Le problème est culturel et non institutionnel.

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