Le Venezuela prend le contrôle de la 1ère banque privée Banesco

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Le siège de la principale banque privée du pays à Caracas.
Le siège de la principale banque privée du pays à Caracas. (Crédits : Banesco)
Le gouvernement vénézuélien a décidé, jeudi 3 mai, de prendre le contrôle, officiellement à titre provisoire, de Banesco dont le président a été arrêté pour complicité de spéculation contre le bolivar, la monnaie nationale. Cela pourrait être un premier pas vers une nationalisation, évoquée en début d'année.

Le gouvernement vénézuélien a annoncé, jeudi 3 mai, avoir décidé de prendre le contrôle, officiellement de façon temporaire, pour 90 jours, de Banesco, la principale banque privée du pays, invoquant "des manquements graves et notoires à ses obligations de prévention du blanchiment de capitaux". Le président de Banesco, Oscar Doval, a été arrêté tout comme dix autres cadres de la banque, le gouvernement de Nicolas Maduro les accusant de complicité de spéculation contre le bolivar, la monnaie nationale.

L'objectif affiché est d'assainir l'établissement, mais cette décision pourrait être une première étape avant la nationalisation de la banque, à capitaux 100% vénézuéliens : un rachat pour en faire une banque publique avait été évoqué en début d'année, par le vice-président du parti socialiste vénézuélien, Diosdado Cabello.

Les dirigeants de la banque, arrêtés, sont soupçonnés d'avoir facilité ou couvert "des attaques" contre le bolivar à travers la sortie de papier-monnaie vers l'étranger et la spéculation sur le prix du dollar au marché noir.

"L'objectif final (de ces actions) était de détruire la monnaie vénézuélienne", a déclaré le procureur en charge de l'enquête.

Ces arrestations font partie de l'opération lancée mi-avril par les autorités contre des "mafias" qui altéreraient le marché des changes : plus de 13 personnes auraient été arrêtées, 1.380 comptes gelés, dont 1.000 chez Banesco. Le Venezuela souffre d'une hyperinflation de plus de 13.800%, selon les chiffres du FMI, ce qui nourrit un vaste mécontentement social dans un pays qui connaît sa cinquième année de récession.

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Commentaires
a écrit le 04/05/2018 à 17:57 :
hahaha! pathetique, vraiment!
remarquez, faut bien un bouc emissaire!!!! ils envoient le pays au tas en rigolant, creent une pauvrete endemique et volontaire comme souhaitee par lenine dans ses ecrits, avec 2/3 de la population sous le seui ' qui n'a rien d'ultraliberal' de 2 euros / jour /capita...... le clou socialiste arrive, avec une inflation attendue a 13800%, ce qui est pas mal apres celle a 2500%....... les pauvres sont contents ils peuvent acheter 138*25 fois moins qu'il y a un an!!!!! bref..................... y a que hamon, melanchon et leurs electeurs pour se rejouir d'une telle reduction des inegalites..... au moins quand y a que des pauvres, les problemes d'inegalites n'existent plus!!!!
c'est ' assez minable', comme on dit!!
a écrit le 04/05/2018 à 15:07 :
La bêtise, l'incompétence et la corruption de l'opposition vénézuelienne permet à Maduro de continuer de jouer au petit dictateur tranquillement.

C'est comme au Brésil où un président corrompu se fait mettre en prison par un président encore plus corrompu que lui. A force de nous imposer aux élections le mal contre le pire, le mal est trop bien installé.

Même si bon est-ce que nationaliser les banques, à l'heure actuelle, ne relèverait il pas plutôt de l'assistance à personnes en danger ?
Réponse de le 05/05/2018 à 11:20 :
Vous savez churchill si plus personne ne vous li, ce n'est pas la faute aux autres mais peut-être la votre non ? Vous avez pensé à ça au moins une fois ?

"depuis quand vous n'accusez plus les americains, le capitalisme triomphant et l'argent roi"

Mais qu'est-ce que vous racontez encore une fois ?

Trollage signalé et je n'y peux rien si plus personne ne va sur vos commentaires vous n'êtes pas obligé de polluer les miens, merci.

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