Australie : le charbon thermique risque de ne pas rapporter autant dans les années à venir
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Pour l'année 2024-2025, l'Australie prévoit une forte diminution de ses revenus liés au charbon thermique.
Reuters
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Pour l'année 2024-2025, l'Australie prévoit une forte diminution de ses revenus liés au charbon thermique.
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Le charbon va-t-il perdre son statut de moteur de l'économie australienne ? Le plus grand pays d'Océanie, deuxième exportateur de charbon thermique derrière l'Indonésie et premier de charbon métallurgique (qui sert à la fabrication de métaux), prédit une forte diminution de la valeur de ses exportations de charbon thermique.
Le ministère de l'Industrie anticipe une baisse de moitié de cette valeur en 2024-2025.
En cause, la chute de la demande chinoise et des prix.
(utilisé pour produire de l'électricité)
s'établira à 20 milliards de dollars(18,4 milliards d'euros)
en 2024-2025, soit plusde 50%
de moins qu'aujourd'hui. Pour l'année 2022-2023, il l'évalue encore à 43 milliards de dollars(39,5 milliards d'euros)
.« Les réserves mondiales et la demande de charbon thermique ont atteint leur sommet », a analysé le ministère. Après les pics provoqués par la pandémie de Covid-19 et l'invasion russe de l'Ukraine, le ministère prévoit des chutes de prix notamment en raison d'une « baisse à long terme » anticipée de la demande de la Chine à partir de 2024, le pays asiatique étant le premier importateur de charbon au monde. En 2021, par exemple, les importations chinoises de charbon australien représentaient environ 30 % des exportations charbonnières de Canberra en 2021.
Toutefois, il est « probable » que le rythme de dégradation de ce secteur moteur de l'économie australienne soit « irrégulier » précise le ministère. En effet, les charbons les plus polluants et de moindre qualité seraient affectés en premier.
(24,8 milliards d'euros)
.Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

En 2022, l'industrie du charbon était encore un des moteurs de l'économie australienne, mais le secteur des combustibles fossiles connaissait d'ores et déjà une mue. Au mois de juin, le groupe minier BHP avait annoncé qu'il allait fermer ses mines de charbon dans l'État australien de Nouvelle-Galles du Sud d'ici 2030, faute d'avoir pu trouver un acheteur. Quant au géant des combustibles fossiles BP, il avait déclaré qu'il prendrait une participation de 40,5% dans un projet d'énergie renouvelable en Australie, présenté comme la plus grande centrale électrique du monde. Symbole de ce changement de cap du pays, l'Australie se déclarait candidate pour co-organiser avec les îles du Pacifique un sommet COP de l'ONU pour le climat.
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L'année dernière, le MIT a classé l'Australie au 52e rang sur 76 nations dans son Green Future Index, qui évalue dans quelle mesure les pays s'orientent vers une économie écologiquement durable.
AnthonyAlbanese
, Premier ministre d'Australie, a tenté de réfuter les critiques selon lesquelles des objectifs plus élevés pourraient nuire à l'emploi, en déclarant que de nouveaux objectifs donneraient aux entreprises la certitude dont elles ont besoin pour « investir sur une période plus longue que le cycle politique de trois ans ». Il s'est engagé à réduire de 43% les émissions de gaz à effet de serre de son pays, mais il a jusqu'à présent refusé de fixer une date limite pour l'élimination progressive du charbon, à l'instar d'autres pays riches.(Avec AFP)
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