Libre-échange : « Un accord avec l'UE faciliterait l'accès aux métaux stratégiques » (Don Farrell, ministre australien du Commerce)
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Don Farrell, ministre australien du Commerce et du Tourisme.
Reuters
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Si la géographie compte dans le commerce, la géopolitique aussi. Les relations commerciales marginales entre l'Union européenne et l'Australie, du fait des distances, pourraient en effet connaître un coup de fouet si l'accord de libre-échange était conclu.
En ce début de semaine, Don Farrell, ministre australien du Commerce et du Tourisme, était à Bruxelles pour un dernier round de négociations.
De passage à Paris ce mercredi pour assister à une réunion des ministres du Commerce de l'OCDE, il entendait d'ailleurs plaider que face à certaines tentations protectionnistes, « il ne faut pas moins, mais plus de commerce international pour assurer la prospérité et le bien-être des Australiens ».
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Depuis le refroidissement des relations avec la Chine, son premier client international depuis le début des années 2000, qui avait imposé des embargos sur son charbon, mais aussi sur des produits de consommation comme le vin, l'Australie a mesuré combien la dépendance à l'égard de son puissant voisin pouvait le fragiliser, notamment dans un contexte de tensions régionales entre la République populaire et les Etats-Unis.