BRICS : appels à l'arrêt des combats en Ukraine et au Proche-Orient
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Les guerres en Ukraine et au Proche-Orient se sont, sans surprise, invitées au sommet des BRICS, réunis mercredi à Kazan en Russie. « Au moment où nous faisons face à deux guerres qui peuvent potentiellement devenir globales, il est essentiel de restaurer notre capacité à travailler ensemble pour atteindre des objectifs communs », a souligné Luiz Inacio Lula da Silva, le président du Brésil - pays fondateur de ce groupe avec la Russie, l'Inde et la Chine.
Sur le conflit en Ukraine, les positions de Moscou et Kiev paraissent toujours irréconciliables. 32 mois après le début de l'assaut russe, les combats font rage et d'éventuelles négociations de paix restent très hypothétiques. Ce qui n'a pas empêché plusieurs dirigeants d'appeler à l'arrêt des combats et à l'ouverture de pourparlers. Y compris des proches du président russe Vladimir Poutine.
Le président chinois Xi Jinping a ainsi demandé de faire en sorte d'« apaiser la situation le plus rapidement possible ». La veille, le Premier ministre indien Narendra Modi avait exprimé son soutien à tous « les efforts pour restaurer rapidement la paix et la stabilité ». Ces offres de médiation de pays partenaires ont été accueillies « favorablement par le président russe », a réagi le porte-parole, Dmitri Peskov.
Ces appels à la paix et aux pourparlers ne satisfont pas totalement l'Union européenne. Les Vingt-Sept avaient exhorté les dirigeants participants au sommet des BRICS de demander à Vladimir Poutine de « mettre immédiatement un terme » au conflit. L'Ukraine, de son côté, a vu dans ces prises de parole la preuve que la Russie n'a pas réussi à obtenir un soutien global pour son offensive.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres devrait s'entretenir ce jeudi avec Vladimir Poutine au sujet de l'Ukraine, selon le Kremlin. Sans le confirmer formellement, l'ONU a fait savoir que le secrétaire général « avait l'intention » de rencontrer le président russe. Il « réaffirmera ses positions bien connues sur la guerre en Ukraine et les conditions d'une paix juste fondée sur la charte et les résolutions des Nations unies et le droit international », a souligné l'un de ses porte-parole, Farhan Haq. Antonio Guterres a régulièrement souligné que l'annexion de territoires n'avait « pas de place dans le monde moderne ». Il se tient par ailleurs « prêt à proposer ses services » concernant une éventuelle médiation « quand les différentes parties y sont favorables ».
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Un déplacement que l'Ukraine ne voit en tout cas pas d'un bon œil. En se rendant à Kazan, le secrétaire général a fait un « mauvais choix » qui « ne fait qu'endommager la réputation de l'ONU », a déploré Kiev.
Les BRICS se sont aussi exprimés sur la situation au Proche-Orient. Pour rappel, la guerre déclenchée à Gaza par l'attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 s'est depuis étendue au Liban. Dans ce dernier pays, l'armée israélienne intensifie actuellement son offensive contre le Hezbollah chiite pro iranien.
Dans une déclaration conjointe, les BRICS ont appelé Israël à « cesser immédiatement » les attaques contre la force de l'ONU au Liban et à « préserver l'intégrité territoriale » de ce pays. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a, lui, exhorté ses partenaires à « user de toutes leurs capacités collectives et individuelles pour mettre fin à la guerre à Gaza et au Liban ».
Parallèlement, le Hamas a annoncé à l'AFP qu'un de ses responsables, Moussa Abou Marzouq, s'était rendu à Moscou. Il doit négocier des pourparlers destinés à « mettre un terme à l'agression (israélienne) et à la guerre à Gaza et dans la région ».
Avec ce sommet, Vladimir Poutine entend démontrer l'échec de la politique occidentale de sanctions économiques et d'isolement diplomatique visant son pays. Particulièrement auprès des pays appartenant à ce qui est souvent décrit comme le « Sud global ». Pour lui, « le processus de formation d'un monde multipolaire est en cours ».
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Le président russe a ainsi eu des rencontres bilatérales avec des représentants de bêtes noires de l'Occident. À l'instar du président iranien Massoud Pezeshkian ou de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro. Il s'est aussi entretenu avec Xi Jinping, principal rival des États-Unis sur la scène internationale. Vladimir Poutine partage avec ce dernier une volonté de battre en brèche l'« hégémonie » supposée de l'Occident dans les relations diplomatiques mondiales.
(Avec AFP)
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