Ceta : les Belges tentent d'accorder leurs violons

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Les discussions reprennent mercredi, a précisé Didier Reynders, à l'issue d'environ six heures d'une réunion qui rassemblait le gouvernement fédéral, les régions et les communautés de Belgique, en présence également de responsables européens. Ensemble, ils tentent de trouver une solution après le refus par la Wallonie, la Région de Bruxelles-Capitale et la communauté linguistique française, de donner leur feu vert à la signature de l'accord commercial négocié entre l'UE et le Canada.
L'UE a décidé - à ce stade - de ne pas annuler le sommet avec le Canada prévu jeudi à Bruxelles, qui doit sceller formellement l'accord commercial après sept années de négociations. Elle n'est pas encore prête à renoncer malgré la farouche opposition en Belgique des régions de Wallonie et de Bruxelles-Capitale ainsi que de la communauté linguistique "française", qui bloquent toujours le feu vert de ce pays.
La Belgique est le dernier pays membre à devoir donner son accord pour permettre la signature, prévue à l'origine lors d'un sommet entre l'UE et le Canada jeudi. Cette rencontre n'a pour l'instant pas encore été annulée.
Dans le complexe système fédéral belge, il n'existe pas de "hiérarchie des normes" entre les entités fédérées (trois régions et trois communautés linguistiques) et le gouvernement fédéral. Le niveau fédéral n'a pas le pouvoir d'imposer ses vues aux régions dans les larges domaines de compétences (économie, agriculture, etc.) qui sont de leur ressort.
Le "spectacle donné par les différents niveaux de pouvoir du pays n'est en rien celui de l'unité, de la cohérence et de la recherche de solution", abondait mardi le quotidien francophone Le Soir. Et d'ajouter:
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Atteindre un minimum d'harmonie entre les pièces du puzzle institutionnel belge requiert donc une dose de collaboration des différents niveaux de pouvoir pour définir la position de la Belgique, en particulier sur le plan international.
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Le ministre-président de la Flandre, le nationaliste Geert Bourgeois, s'est contenté de trouver "dommage" l'échec des pourparlers avec la Wallonie, parlant de "honte pour tout le monde" sans pour autant aller jusqu'à adopter la rhétorique agressive qui a parfois caractérisé les relations entre Wallons et Flamands.
(Avec l'AFP)
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