Covid-19: un Européen sur deux touché par Omicron d'ici à mi-mars (OMS)
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KACPER PEMPEL
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Le chiffre a de quoi donner des sueurs froides. Plus de la moitié des Européens pourraient être touchés par le variant Omicron d'ici à deux mois, a indiqué ce mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en parlant d'un "raz de marée".
Cette transmission rapide d'Omicron, touchant y compris des personnes préalablement infectées ou vaccinées, a débouché sur une augmentation des hospitalisations, mais le taux de mortalité reste stable, a précisé le directeur de l'OMS Europe.
Certes, l'Europe est très large dans la classification de de l'OMS. Elle va un peu de l'Atlantique à l'Oural en incluant la Russie, la Turquie, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Tadjikistan... Pour autant, les propos de l'OMS n'en sont pas moins inquiétants, d'autant plus que variant du Covid-19 très contagieux présente des mutations "lui permettant d'adhérer plus facilement aux cellules humaines, et pouvant infecter même les personnes qui ont été préalablement infectées ou vaccinées."
Dans ce contexte de résurgence épidémique planétaire, les gouvernements sont à nouveau confrontés au choix délicat entre restrictions sanitaires et préservation de l'économie et du fonctionnement de la société en général.
La France a déclaré lundi que les règles anti-Covid allaient être allégées à l'école. La flambée actuelle (près de 270.000 cas quotidiens sur les sept derniers jours, 281 morts lundi), imputée à Omicron, a entraîné la fermeture de milliers de classes, inquiétant parents et enseignants. A partir de mardi, les parents ne seront plus obligés de venir chercher leur enfant immédiatement pour faire un test anti-Covid s'il est cas contact.
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En Italie, le Premier ministre Mario Draghi a exhorté ses citoyens à se faire vacciner. De nouvelles restrictions ont été instaurées lundi: les non vaccinés ne pourront plus accéder aux transports publics, restaurants, salles de sport, cinémas... "La plupart des problèmes qui se présentent à nous aujourd'hui viennent du fait que des personnes ne sont pas vaccinées", selon Mario Draghi.
De son côté, la Pologne, pays parmi les moins vaccinés d'Europe avec 63% d'adultes vaccinés, a dépassé mardi les 100.000 morts provoqués par le coronavirus, d'après les autorités. Soit le sixième taux de mortalité le plus élevé dans le monde.
En Chine, les autorités sont sur le qui-vive à l'approche des Jeux olympiques d'hiver de Pékin (4 au 20 février). Face à la multiplication des foyers de contaminations, la Chine a confiné plusieurs de ses méga-cités.
Lundi soir, Anyang, dans la province du Henan (centre), a ordonné à ses cinq millions d'habitants de rester chez eux, interdit la circulation des véhicules particuliers, fermé les commerces non essentiels et lancé une campagne de dépistage générale à cause d'Omicron, selon l'agence officielle Chine nouvelle. Après Xi'an et, Yuzhou Anyang est la troisième ville à confiner sa population. Après Xi'an (12 millions d'habitants) et, Yuzhou (1 million) Anyang est la troisième ville à confiner sa population. La ville a enregistré 84 contaminations depuis samedi, dont au moins deux cas du variant, liés à des contaminations dans la métropole portuaire de Tianjin (nord). Cette ville limitrophe de Pékin a interdit dimanche à ses 14 millions d'habitants de sortir des limites municipales.
Le Japon voisin a prolongé mardi, jusqu'à fin février, les restrictions interdisant l'entrée de la plupart des ressortissants étrangers sur son sol, et va rouvrir des centres de vaccination de masse.
La pandémie a fait 5.494.101 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi à 11h00 GMT. En valeur absolue, les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 839.500 morts, suivis par le Brésil (620.091), l'Inde (484.213) et la Russie (317.687).
Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, suivi par la Bosnie et la Hongrie.
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L'Organisation mondiale de la santé estime toutefois, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé.
Le géant pharmaceutique Pfizer a indiqué lundi que son vaccin anti-Omicron devrait être prêt en mars.
(avec AFP)
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